‹ Esquisse de Rome Chrétienne (volume 4)Chapitre 54 sur 79 · IN DEO · texte numérisé non relu

IN DEO

2 EYYYKI CEKOYAAOY AICA OANATOS.

E cœmet. Cyriac. Boldet., p. 382,

sément marqué dans cette autre inscription, qui menace les profanateurs de la tombe :

Qu'il meure tristement privé de sépulture, qu'il soit gisant et ne ressuscite pas, qu’il ait sa part avec Judas, celui qui oserait violer ce sépulcre !.

On lit dans le dernier chapitre de l'Ecclésiaste : « F'homme ira dans la maison de son éternité *. » Cette sentence semble avoir inspiré ces derniers mots d'une épitaphe:

Il a été enlevé pour la maison éternelle *.

L'inscription funèbre d'un enfant fait une gracieuse allusion à cet enlèvement :

4 MALE PEREAT INSEPVLTVS IACEAT NON RESVRGAT CVM JYDA PARTEM HABEAT SI QYIS SEPVLCRVM HVNC VIOLAVERIT Arringhi,t.11, p. 174.

L'idée de la damnation, exprimée par ces mots, la part avec Judas, perce dans cette inscription , parce qu'elle a une forme imprécative, et qu’au lieu de se rapporter au défunt, elle est dirigée contre les profanateurs. Mais , en général, l'expression de ce dogme ne devait pas trouver place dans les épitaphes proprement dites. Tous les fidèles, dont la dépouille mortelle était admise dans les souterrains sacrés, étaient censés s'être endormis dans l'espérance et dans la paix du Christ.

a [bit homo in domum æternitatis suæ, Cap. xn, 5.

3 RAPTVS ETENE DOMYS, fin de l'épitaphe d'Aurélius, incrustée dans le pavé de la basilique de Sainte-Marie-du-Tibre.

Il a été attiré par les anges le vn des ides de janvier !.

Les arts du dessin concoururent àexpriner les emblèmes de l'immortalité. J'ai parlé ailleurs de la colombe déposant sur les tombeaux le rameau d'olivier, qui signifiait la paix et la vie heureuse après les sombres orages du temps, comme il avait signifié autrefois la renaissance dela nature après le déluge. Un autre oiseau, auquel la poétique imagination de l'antiquité avait attribué le privilége de renaître de ses cendres, fut adopté par l’art chrétien. Nous lisons dans les Actes de sainte Cécile le passage suivant, relatif au sépulcre du martyr Maxime: « Elle fit sculp- » ter un phénix sur le sarcophage, en signe de la foi » de ce martyr, qui avait cru de tout son cœur qu'à » l'exemple du phénix iltrouverait la résurrection *. » Quel qu'ait été l'auteur de ces Actes, il n'aurait pas marqué cette particularité, si cet emblème n'avait pas été admis par les tombeaux chrétiens. Les figures d'oiseau, ciselées sur un grand nombre de pierres sépulcrales, sont en général si petites, et quelquefois si imparfaitement exécutées, qu'il n'est pas toujours possible de bien distinguer à quelle espèce appartient celui qu’elles retracent, quand il n’est pas accompa-

SEVERO FILIO DYL CISSIMO LAYRENTIVS .

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