‹ Esquisse de Rome Chrétienne (volume 4)Chapitre 53 sur 79 · È VICTORIA DORMIT · texte numérisé non relu

È VICTORIA DORMIT

E cœmet. Callist.

é SATVRNINA DORMIT IN PACE.

Ibid. ÿ DOMITIANVS ANIMA SIN PLEX DORMIT IN PACE.

E cœmet. Pontiani. Fabretti, Inscript. antiq., lib, vus. # ZOTICVS HIC AD DORMIENDVM.

E cœmet, Cyriacæ.

ÿ RECESSIT SABBATIA IN SOMNO

PACIS , P , M. XXVINT (fivle de sang).

E cœmet. Callist.

épitaphe; mais le mot le plus fréquemment employé est celui de vie :

Maezia, tu vs en Dieu :.

> 4 Prima, fu vis dans la gloire de Dieu et dans la paix de notre seigneur K°.

Dioscore vis éternellement 3.

Vis en Dieu Rusticiana

X 2 R fille de Rusticiana et de Phédrus *.

De temps en temps une admirable ellipse, supprimant le verbe, ajoutait à l'énergie de l'expression : È |

: MAIZIA a C. @EON ZHC.

E cœmet. S. Agnetis.

à >< PRIMA VIVIS IN GLORIA DEI ET IN PACE DOMINI NOSTRI * ë

E cœmet. Thrason. Marangon., p. 69.

Du AIOSCORE VIBE IN ETERNO.

E cœmet, Callist.

= EN OEn

ZHCHC POYTIKIANH

de ATAIA ù dl

POYCTIKIANH KAI ŒDAIAPOY DATA: : x BS E cœmet, Castuli, Fabrelli, Inscript. antiqg., Lib, vur.

Aréthuse en Dieu {.

Januaria en Dieu ?.

Une autre locution, sortir du siècle, se reürer, exivil, recessit de seculo, à été aussi inspirée par la foi, qui considère ce monde comme un lieu de détention et d'épreuve :

Laurent, ame mnocente, agneau sans tache, qui s'est retiré du siècle: H a vécu xv ans, cinq mois, trois jours ÿ.

Elle marque bien aussi le but, cetteautre épitaphe,

si expressive par le mot même qu'elle supprime : Avant le troisième jour des nones de juin j'ai atteint en paix *.

On trouve quelquefois sur les tombes la figure ou l'empreinte d'un sceau qui a une forme bien singulière. Il représente .distinctement un soulier : une courte inscription ést tracée dans l'intérieur de cette figure.

1 ]n Museo Vatican.

4 JANOYPIA EN © (@:w).

Boldeuti , p. 419.

ë LAVRENTIVS INNOX ANIMA AGNVS

SINE MACVLA QVI DE SECVLO RECESSIT . BIXIT ANN . XV . MES VD. III, E cœmet. Cyriacæ.

É TON NON IOVNION EUTYNXANON IC LIPHNEN, E cœmet, Cyriac.

On y lit ces mots ou d'autres mots analogues :

are

Dans les temps modernes, quelque variées que soient les formes parfois capricieuses de nos cachets, l'idée n'est guère venue de choisir celle d’un soulier. Elle aurait semblé peu élégante ou bizarre. Elle peut pourtant recevoir une signification très-belle. Pourquoi les premiers chrétiens l’ont-ils adoptée, si ce n'est pour marquer que l'homme est un voyageur en ce monde, voyageur à pied, exposé à la fatigue et à la poussière ? La forme de soulier exprimait la marche, l'inscription montrait le but. C'était une assez bonne manière de sceller les tombes.

Mais que veut dire une épitaphe où nous lisons :

À Eupsik seconde, deux fois immortelle ?.

On pourrait peut-être supposer qu’elle: désigne, outre l'immortalité proprement dite, le souvenir impérissable que les parents de la défunte lui conservent. Cette manière de parler serait bien subtile pour le style lapidaire des premiers siècles. IL est bien plus vraisemblable que la première immortalité signifie celle de l'âme, ct la scconde, celle qui est donnée au corps par la résurrection.

Le dogme de la résu rrection des corps est expres-

oo

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