‹ Esquisse de Rome Chrétienne (volume 4)Chapitre 61 sur 79 · ALTERIUS GEMITUS CREDIDIT BSSE SUOS · texte numérisé non relu

ALTERIUS GEMITUS CREDIDIT BSSE SUOS

Ep. Pelagü Ï; ann. 559.

Les gémissements d'autrui, il les prenait pour les siens.

Il espérait que sa clémence ne tomberait pas sur des cœurs ingrats, qu'elle produirait les effets qu'il

avait droit d'en ‘attendre et qui sont si bien exil. 25

primés par ce distique d'un monument du 7° siècle :

HIC HOMINUM VITIA BLANDO SERMONE REMOVIT , NEG CULPIS JUDEX, SED MEDECINA FUIT.

Eyp.Sabiani,ann. 605.

Il repoussait les vices des hommes par le charme de ses douces paroles ; Les fautes trouvaient en lui, non un juge, mais un remède.

Quelquetempsaprès son âme fut percée d’une dou leur inattendue; un hiver calamiteux pesa sur sa ville chérie. Les moÿens de subsistance diminuaient à mesure que les inondations du Tibre s'étendaient. Il leva les yeux vers le ciel, et étendit sa maïn sur son

+ peuple: | EGITNE STERILIS ROMAM CONSUMERET ANNUS,

NUNG ORANDO FUGANS, NUNC MISERANDO FAMEM.

Ep. BonifaciiT, ann. 423.

ESURIEM DAPIBUS SUPERAVIT, FRIGORA VESTE, ATQUE ANIMAS MONITIS TEXIT AB HOSTE SACRIS.

: Ep. S. Gregorii I, apud Joann. diacon.

Il protégea Rome contre les désastres d’une année stérile en ressources, et il chassa la faim par ses largesses comme par ses prières.

Il vainquit la disette par les aliments qu'il distribua, et le froid par les vêtements, en même temps que, pour défendre les âmes contre un autre ennemi, il les couvrit de ses avertissements sacrés.

Mais sa charité médite d’autres œuvres que celles qui ont pour but de soulager des malheurs accidentels. Ce qu'il a déjà pu faire pour le plus vaste établissement de bienfaisance à Rome, laisse entrevoir sa résolution de remédier, par de grandes mesures

mûrement préparées, aux maux des classes souffrantes :

EGENTUM SEMPER STUDUIT RECRÈEARE CATERVAM.

Ep. Sergii IT, ann. 847,

KWAM VIDUALIS APEX, PUPILLORUMQUE PHALANGES ,

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