IN DEO
E cœmeter. S. Agnetis. Ilud.. \). 417.
(5) REGI,\4 VIBAS
!>• DOMINO ZESV.
E cœmeter. S. Priscill. fiosio. Rom. sotter. - Gnilcr, p. I50S.
TRADITION MOMMF.NTALE. 117
Tu vis en Dieu (1).
Que celui qui aura lu ceci vive dans le Christ (;2).
Eutychès le m jour des ides d'août est décédé dans la p. d. (la paix de Dieu ou du Seigneur) (5).
Picntia... demeure en paix et dans le Christ (4).
Nous voyons par ces exemples, qu'il me serait facile de multiplier, que les épitaphes des premiers siècles employaient les mêmes formules pour désigner Dieu et le Christ comme principe de la vie et de la paix éternelle. L'horreur des chrétiens pour tout ce qui pouvait altérer la notion et l'unité de Dieu , horreur qui était l'ànie de leur lutte contre le paganisme, ne leur aurait pas permis d'égaler ainsi à Dieu un être dans le- (juel ils n'auraient vu qu'un pur homme. La correspondance ou plutôt la similitude de ces formules fournit donc un indice de leur foi à la divinité du Christ.
Le dogme dn Fils de Dieu, fait homme pour le salut du monde a été exprimé par un hiéroglyphe très-secret, qui pouvait être très-utile dans certains cas particuliers. Au milieu des troubles et de la gêne occasionnés par les persécutions, il arrivait de temps en temps que les chrétiens n'avaient pas la liberté de porter le corps d'un défunt dans les cimetières sacrés. On était obligé de le déposer dans certains lieux plus ou moins publics, où les pa'iens pouvaient circuler. Il est aisé de concevoir que les chrétiens aient tenu à imprimer sur ces tombes solitaires et exposées une marque qui pût les faire reconnaître par les fidèles. 3Iais il fallait au même temps que cette
(1) IN DKUM VIVIS.
Epit. (leMaxima, ècœmct. Callist. Boldel., p. 418.
(2) yVI LEGERIT VIVAT IX CIIRISTV.
Fin de l'épit. de Leonimis, è cœm. S. Priscill. II)., p. 420.
(ô) EUTYCHES m IDIIS ACG. DK
CESsiT IN P. D. (pace Dei vcl Domini). E cœmet. S. Cyriacœ. Ibid., p. 419.
(4) PIENTIA... JIA>ET IN PACE ET I.N Cnr.[STO.
marque ne fût pas un signe notoire de Christianisme, dont leffel eût été de provoquer l'attention des persécuteurs et d'amener la profanation de ces tombes. Ces deux conditions se trouvaient réunies dans un mot aucpiel on avait attaché un sens conventionnel, d'autant plus secret que ce mot n'avait en apparence, aucun rapport quelconque avec les croyances chrétiennes. C'était le mol ichtous, poisson. Il n'est pas douteux que ce terme ait été employé par les premiers chrétiens pour signifier le CHRIST, l'auteur du salut et de la vraie vie. Une très-ancienne inscription, déposée actuellement dans le Musée du collège romain, sufiirait pour le prouver. On y lit ces mots :