AF>I*EI\TOICE XIV
(Tome II, p. 273, in-8»; p. 585, in-12.)
Mgr Gerbet parle ici du titre de Nazaréen ims sur la croix et de l'objection que l'on fait que ce titre n'est pas énoncé sous sa forme grecque, mais avec une forme et une désinence latines, et de plus que dans la ligne grecque de ce titre deux lettres ont une configuration qui n'était pas encore en usage sous le règne de Tibère, et sur cela il ajoute en note : « Les inscriptions qui fournissent » la preuve des assertions contenues dans ce pa- )> ragraphe et dans le suivant trouveront place » dans Y appendice. »
C'est la réponse à ces difficultés, et les inscriptions promises ici que nous allons essayer de donner.
Et d'abord, c'est de Ja main même du juge qui le condamnait à mort, que Jésus a reçu son titre de souveraineté : « Jésus, Roi des Juifs, écri- » vit Pilate. — Non, non, disaient les pontifes, ne di- » tes pas Roi des Juifs , écrivez <\\\ il s'est dit Roi
» des Juifs. — Ce (que j 'ai écrit, je rai écrite ré- >. pondil Pilate1. » — En effel ce <jui a ( lé écrit est resté écrit, et a ressorti son plein et entier effet :
Jésus a été el est toujours ROI.
Nous avons le bonheur de conserver encore l'autographe de ce titre de notre Roi ; comme c'est le plus noble monument de noire croyance, la pièce matérielle la plus authentique de notre foi, il est convenable que nous l'entourions de toutes les preuves et de toutes les explications que l'on puisse donner.