CHEVALIER DE LA LÉGION D^HONNEUR
Beaucoup eu ont piirlé , main peu l'ont bien connue
( Henriafit y clmnt « )
La plupart de ceux qui ont écrit sur la Corse ont manqué surtout de deux grands moyens de la con< naître , le temps et Tusage de la langue. La traduction des interprèles ne supplée jamais à l'eflet d'un entretien direct ; et si on n'a parcouru qu'à la hâte un pays, on n'a pu voir que l'extérieur des hommes et des choses. On parlera des sites , des monuments , du matériel enfin de la contrée ; mais qu'aura-t-on appris de la partie intellectuelle et morale ? Les mœurs se composent de tant de nuances délicates , offrent tant d'aspects divers , qu'il est impossible , sans descendre dans les détails, de saisir l'ensemble