AU BRICK LE MALHBEBÉ
Un oiseau chante à ton premier voyage » Noble vaisseau , vogue en paix sur les mers l
Certes! jamais plus merveilleux navire, Joyeux et fier , n'est parti de nos bords , Comme en nos murs nul mattre de la lyre N'a fait vibrer plus sublimes accords ! Ahl de Malherbe et le nom et l'image Sont des garants contre tous les revers. Le canon tonne à ton premier voyage :
Noble vaisseau, vogue en paix sur les mers i
Ton sort , pareil à celui du poète ,
Sera brillant quelquefois orageux.
Va . l'Océan , où l'azur se reflète, Peut s'agiter, mais n'est jamais fangeux. Notre Arion n'a pas craint le naufrage , Et ses lauriers sont restés toujours verts. Le ciel est pur à ton premier voyage : Noble vaisseau, vogue en paix sur les mers!
La terre, hélas! est-elle' plus tranquille
Que l'Océan et ses flots turbulents?
On y bâtit sur un sable mobile ,
On y périt sur des pavés sanglants.
L'immensité rend l'âme grande et sage ; ,«
Les flots du monde ont des poisons amers I
ASa AU BRICK I^ MALHBEBK.
Dieu te précède à ton premier voyage : Noble vaisseau , vogue en paix sur les mers !
Qu'un souffle frais , qu'une douce harmonie . Durant les nuits , t'accompagne toujours ! Que dans ton ciel l'étoile du génie Contre l'écueil te prête son secours !
D'heureux trésors sont le prix du courage, C'est aux marins surtout qu'ils sont offerts. Gloire et bonheur à ton premier voyage : Noble vaisseau , vogue en paix sur les mers I
Silloonant Tonde avec indépendance , Quand le navire aux vagues est lancé , Il va porter la vie et Tabondance Où des fléaux la fureur a passé.
Par ses bienfaits , comme un saint personnage , Il va guérir des maux long-temps soufferts. Dieu te conduise à ton premier voyage : Noble vaisseau, vogue en paix sur les mers 1
Tu reviendras vers des amis fidèles ,
Dont le cortège au départ te bénit.
A leur aspect tu repllras tes ailes ,
Comme un aiglon qui revient à son nid.
Des bords lointains quel que soit l'avantage ,
Du sol natal les bords sont toujours chers.
AU BEIK LB MALHBRÈE. 4^3
Reçois nos vœux à ton premier voyage. .. . A toi Tespace et les vents et les mers I
434 ^^ SBNE VBROlfSlISI.
DE SENE mmm
Félix qui patriis œvutn transegit in agris ,
Ipsa domus puerum quem yidet , ipsa senem ;
Qui baculo nitens , in qua reptavit arena , Unius numeret saecula longa casœ I
Illum non vario traxit Fortuna tumultu ,
Nec bibit ignotas mobilis hospes aquas :
Non fréta mercator tremuit , non classica miles ; Non rauci lites pertulit ille fori.
Indocilis rerum , vicinœ nescius urbis ,
Adspectu fruitur liberiore poli.
Frugibus alternis , non consule , computat annum ;
Autumnum pomis , ver sibi flore notât.