‹ esquisse des moeurs et de l'histoireChapitre 52 sur 64 · LE YIEULARD DE VÉRONE · texte numérisé non relu

LE YIEULARD DE VÉRONE

Stances imitées de Claudien ;

Pab m. Julien TRAVERS,

Secrétaire de rAcadémie.

Heureux Phomme des champs qui , paisible en sa terre ,

A vu loin des cités couler sa vie entière

Aux lieux où la nature a placé son berceau ;

Qui compte de son toit les siècles d'innocence ,

Et t sur le même sol où bondit son enfance ,

Tâte avec son bâton le chemin du tombeau 1

Ce ne fut jamais lui qu'en des courses lointaines Entraîna la Fortune ; à l'eau de ses fontaines Aucun peuple étranger ne le désaltéra.

Ni soldat , ni marchand , ni plaideur , il ignore Les éclats du clairon , le courroux du Bosphore , Et jamais au forum procès ne l'égara.

De la cité voisine il ne se met en peine ; D'affaires nul souci 1... Mais la céleste plaine, Sublime, étincelante, à ses yeux est sans prix. Ce n'est pas aux consuls qu'il connaît les années , Mais au fécond retour des moissons fortunées , Le printemps â ses fleurs, et l'automne à ses fruits.

436 DE SBNB TBBONBNSI.

Idem condit ager soies , idemque reducit , Metiturque suo rusticus orbe diem.

Ingentem meminit panro qui germine quercum , iEquœyumque yidet consenuisse nemus.

Sed tamea indomitœ vires , firmisque lacertis iBtas robustum tertia cernit arum.

Erretf et extremos alter scrutetar Iberos ; Plus habet hic vitœ » plus habet ille ri».

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