A MADAME ELISA LECIEUX DE SAINTE-THAÏS
Par M"'. Lucie COUEFFIN,
Membre associé^orrespondant de TAcadémie.
Vous qui, dans les combats exposant votre vie, Vous montrâtes vaillants parmi tout Israël , Elevez votre voix au gré de votre envie , Bénissez l'Eternel !
Ecoutez , princes , rois ; peuples, prêtez l'oreille : C'est moi qui chanterai les hymnes du Seigneur ; C'est moi qui redirai , dans mon ardente veille , Sa gloire et sa grandeur.
Seigneur , lorsque , passant sur la nue enflammée , Formidable et vainqueur vous sortiez de Séir , Vous avez traversé le pays d'Idumée , Vous l'avez vu frémir.
La terre s'est troublée , en proie à l'épouvante ;
44^ IXITÀTION DU CAirriQIJB DE DÂBOBA.
Les montagnes ont fui , craignant YOtre courroux ; Et le haut Sinaï sur sa base tremblante Chancela devant vous.
Quand Samgar et Jahel gouremaient nos provinces , On n'osait plus fouler nos arides sentiers ; Et mornes , abattus , se lamentaient nos princes , Et nos braves guerriers.
Ou plutôt , oui plutôt , dans sa tristesse amère , Israël n'avait plus de guerriers généreux ; Ils devaient sommeiller jusqu'à ce qu'une mère Se levât devant eux.
Le Seigneur a béni nos batailles nouvelles ; Il a brisé les tours et les portes d'airain ; Il rend les boucliers et les lances fidèles Aux enfants du Jourdain.
Mon cœur aime Israël et sa vaillante armée ; Il aime ses guerriers qu'aucun péril n'abat. Chante , ô fier Israël , d'une voix animée , Chante après le combat I
Parlez, vous qui montez sur des coursiers dociles , Vous qui jugez le peuple au nom du Roi des rois ; Vous qui marchez en paix dans nos plaines fertiles y Elevez votre voix.
IHITÀTION DU CANTIQUE DE DÉBOBA. 44^
Qu'au heu même où périt rennemi redoutable , Aux bords où fut bris6 son joug tant détesté , On dise du Seigneur la force inépuisable , On chante sa bonté 1
Courage , 6 Débora , chantez un saint cantique , Elevez vers le del vos vœux et vos accents ! O Barac , saisissez d'une main héroïque Les captifs polissants !
Peuple aimé du Seigneur , ils ont sauvé tes restes ! Dieu même a combattu pour ses soldats chéris , Alors que , par leurs mains , de tes chaînes funestes Tombèrent les débris.
Ephraïm a lutté contre l'Amalécite.
Les enfants de Machir , et ceux de Benjamin , Et ceux de Zabulon , de la race maudite Ont brisé le destin.
Sur les pas de Barac et de la Prophétesse , Le vaillant Issachar accourut au danger. Mais toi , Ruben , ton cœur à nos cris de détresse Resta comme étranger.
Pourquoi t'oooupais-tu de tes richesses vaines , Du partage des champs , des troupeaux , des trésors , Tandis que l'Etranger, qui ravageait nos plaines , Appelait tes efforts ?