‹ Esquisse du commerce de pelleteries des Anglois, dans l'Amérique septentrionale [microforme]Chapitre 16 sur 19 · D PP UE · texte numérisé non relu

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| Plusieurs des -intéréssés. en cette Compagnie, ne

prirent. aucun soin de cacher la haine invétérée qu’ils portoient à cette Colonie naissante. Mais, commeils ne pouvoient en assigner: la véritable: cause, il: fut né cessaire de donner au moins des prétextes ostensibles, et ils ne: ftrent aucun scrupule d’avouer que leur'inimitié*venoit de ce que: l'établissement de. Coloniés dans ce pays, pouvoit nuire ‘à la Traïîte des Pelleté ries. Non seulemen: ils assurèrént que cé seroit la cause de la ruine de leur propre Commerce, mais encore du Commerce de Pelleteries en générale, y comprenant même celüi fait par la Compagnie de la Baye d'Hudson. Ils-exprimerent, avec un degré surpremant de bienveillance désintéressé, la pitié que leur inspiroient leurs. concurrents, qui, disoient-ils, ignoroient assez leurs intérêts, pour permettre la formation d’un établissement regulier sur leurs Territoires, et résolurent de les arracher eux. mêmes, aux conséquénces fatales, :qu’entrainoit leur :imprévoyance! : Ils oublierent cependant, que la Compagnie de la Baye d'Hudson étoit nan seulement intéressée au Commerce des Pelleteries, mais en outre Proprietaire d’une étendue considérable de terres; et que. ceux qui là composent, doivent juger pour euxmêmes, jusques à quel point leur intérêt.comme Propriétaires peut modifier ou diriger leur, conduite éomme, Marchands.

… Jlest'un peu extraordinaire que l’on fasse aujoutd’hui un crime à la Compagnie de la Baye d'Hud-

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‘son -de ce qu’elle essaye d'établir des: Colonies sur

son Territoire, tandis que soixante-dix ans aupara-

vañt, on lui faisoit un crime de ce qu’elle ne lavoit

pas fait déjà, et que; pour-cette raison, des personnes qui avoient demandé ‘au Gouvernement, de leur: céder une partie: du’ Territoire dela Baye d'Hudson, : avoient ‘essayé de faire annuller sa Chartre. : :À cette: époque; l’Avocat.et le:Sollicitéur Général (Sir | Dudley Ryder et Mr. Murray) donnèrent leur opinion, que ‘ Considérant depuis-:combien de terms-la # Compagnie de la Baye d'Hudson jouissoit de sa ‘Chürtre sans aucune’interruption, ils ne croyoient

” #f:pas devoir conseiller à sa Majesté de faire aucune

4 déclaration, soit formelle ou autrement, contre sa

“validité, avant qu’une Cour de Justice en eut dé-

#5 cidé; d‘autant plus que si la Chartre étoit deve-

nuénulle, dé manière ou d’autre, rien n”’empêchoit

| les auteurs de la requête de faire le même Commerce que la Compagnie faisoit elle-même.” Ils ajouterent que ‘Quand à la supposition que la Com: “ pagnie avoit perdu son droit à la Chartre par le non-usage; ou l’abus. qu’elle en avoit fait, les accusations, après exameh des preuves fournies au soutien, ne leur paroissoient pas suffisamment $outenues par les faits, ou qu’on pouvoit y répondre en grande partie par la nature et les circonstances “ du cas” Il paroit que les Avocats de la Couronne n’avoient alors aucun doute, qu’il étoit du devoir de la Compagnie d'améliorer son Territoire au-

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tant que’les circonstances pourroient le permettre se C’est sans doute une doctrine bien singulière que Von: veut soutenir maintenant, savoir: qu’on doit empêcher ceux à :qui les Territoires de la Baye

. d'Hudson ont été donnés, d'essayer même .de les \

ameliorer, parceque d’autres personnes s’imaginent ou prétendent que cès améliorations seront nuisibles . aux intérêts de ceux auquel le ‘Jerritoire appartient!

18’il'y avoit quelque raison solide de croire qu'il sroit contraire au bien public d’établir des Colonies dans les Territoires dla Baye d'Hudson, ce seroit alors une question pour le Parlement,. savoir si Po dévroit ‘racheter le droit de propriété qui lui appañ tient. Mais quel est le motif qui pourroit : justifier unetellédémarche? Est-ce la conservation du Com: merce :des Pelleteries? : Et :quel.est de Commerce qui demande un tel sacrifice? Un: Commerce dont

. lés-retours généraux n’ont jamais excedé #800,000,

{4«) et:souvent: n’ont pas passé #200,000:: ‘Une branéhe -de:Commerce qui occasionne d'eportsice de #40 où æ#50,000 de Marchandises des Manufactures Angloises! ‘Un Commerce qui employe ‘trois vaisseaux! Voilà l’objet important pour lequel non seulement on envahira les droits d’une ‘propriété privée, mais-encore :pour lequel on condamnera à une ste perpétuelle, un Territoire. dames étendue ime

pepe (ai Cette estimation ne comprend pas Ja DM des Pellteriess que les . Marchands Qu Canada tirent. des Districts qui trouvent danis les Territoires des Etats: Unis,

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La: Compagnie du Nord Ouest, pour suivre x

plan qu’ue avoit adopté; d’éloigner tous les autres sujets Anglois de .ces, cou.rées, reprébente ce pays

immense qui. étend. du.Lac, Supérieur à l’Ocean

Pacifique, et à l'extrémité, Septentrionale du Conti, nents. comme, une région: Sauvage et. ‘inhabitable, couverte de neiges éternelles. Rien. ne peut être plus éloigné de la vérité. On: peut trouver non

seulement dans les Territoires de la Baye d'Hudson, . mais. même dans: lAthabasca,'et plus encore dans la - :

Nouvelle Calédonie, audela des Montagnes de roche, des contrées très fertiles et d’une étendue très cons sidérable, situées sous des climats qui en renderoient

a-culture avantageuse. Dans un sivaste étendue

de, ‘pays, on doit nécessairement: trouver que. le cli mat varie beaucoup; mais on peut trouver, une lar. geur de douze .à quinze dégrés. de latitude, aussi propré à être habitée, que plusieurs des pays les mieux cuitivés du Nord: de l’Europe, et dans cette étendue, on peut rencontrer des.districts. d’une grande

étendue préférables. pour le sol, ainsi que pour le clis

mat, à toute autre Colonie Angloise:sur le Continent de l’Amérique Septentrionale. Ce seroit. calculer d’une -mianière modérée, que de dire, que si ces ré«

. gions étoïent habitées par une population industrieuse, elles pourroient fournir amplement à.la subsis.

tance de plus de trente-millions de sujets Anglois.—

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Er: l’on doit perdte:pour toujours: de’ vue, ces res.

sources immenses de richesse nationale, pour avan: tage d’un Commerce dont les ar réel s'élèvent de! £200'à2#300,000 paran! + !

En ne considérant même qué la' raité) dés Pelle.

: teries, il est évident qué le systéme suivi par Com-

pagnie du Nord-Ouest, ne saüroit promouvoir les intéréts dé li nation. ‘ Or. ‘éjà vu que son objet est de faire toujours les retours les plus considérables possibles de Pelleteries, sans s’embarasser ‘ateutrés ment de l'avenir. La manière dont elle possède’ le pays est si précaire, qu’elle ne peut les’encourager à faire aucun sacrifice immédiat qui pur lui asturérun: long, Commerce’ pour l’avénir. En conséquencé, on

fait une guerre -d’exterimination ‘à toùs les animaux

. dont ‘la Fourrure! a quelque prix. Leut'‘iomñbrel

diminue d’une mänière sensible, et : dans? bien peu de téms, le Castor’séra presqu’entièrément détruity . À moins qu’on ne prénne quelques moyens d’en côn: server l’espècet” et il est évident’ que celà ne peut sé faire que pr un ‘systême'de propriété exclusive du pays par lequel on 'pourroit encourager les Sauvages à suivre, dans leur chasse, une méthode moins destructive. Sur ce point, les intérêts de la Compagnie de la Baye d'Hudson, et ceux des Sauvages qui se trouvent dans sés Territoires, séroieñt complétement d’accord avec l'intérêt public, au lieu que le systême gigantesque ide’ braconnierss Suivi par la Compagnie du Nord-Ouest, est-aussi coritraire à l'intérét: public,

qu’à celui des Sauvages qui habitent le-pays, et.à ce. lui de la Compagnie qui :en:est propriétaire; On a déjà remarque. que la Compagnie du , Nord-Ouest.

emmene du Canada des Sauvages pour faire Ja chasse ;.

ces gens tuent tout cequ’ils rencontrent;-et;mettront bientôt le pays hors d'état de fournir à la subsistence des misérables: Sauvages (quine cultivent. j4mais la terre,) et: priveront la Compagnie de-la Baye:d’Hudsonde son :Connnerce. Si les droits: de‘propriété foncière, accordés à la Compagnie, étoient- soutenus

d'une manière efficace, ilseroit de son-intérét.d’em-

pêchér ce systéme. si cruel pour lés naturels du pays, et de leur assiguer à chacun, d’une manière permanente; des endroits séparés. paur:y faire la chasse, de façon que s’ils vouloient se donner la peine de con.

sérver la race. des : Castors et :des autresianimaus,,

dont la fourrure’est précieuse, ils seroient assurés de tirer avantage de leur propre modération et: de leur.

prévoyance. En suivant cette méthode, on; ne:saus

roit guères douter que plusieurs Districts, qui sont: maintenant épuisés de Pelleteries, pourroient.en :pro<

duire encore. Le Castor seroit conservé avec:pres-

que autant de soin qu’un animal domestique, et:l’on peut facilement s’imaginer à quel point il pourroit se multiplier. Après avoir approprié à l’avancement de ‘Agriculture toutes les parties des Territoires

de la Baye d‘Hudson, qui y sont propres, :le résidu

pourroit parvenir, sous'uri sytême exclusif de propriété, à fournir plus de Pelleteries. que a‘en don.

ET

Va,

ne maintenant toute l'étendue de ss T'ertitoiféss - Ces observations peuvent :stappliquer: non: seule. ment aux lerritoires de: la) Gomyagnie, de: da Baÿsts d’Hudson, mais: encore: à:toutes les Contrées.5euva-. ges nonappropriées, qui së:trouvent dans des :Des mainés: Anglois dans ‘Amérique! Septéntrionale, dans: toutes : lesquelles il paroit essentiellement. important: pour le-bien être-des Sauvages, de: leur donver.. des: endroits de:chasse, sous.une.tenure:pémamentse, et: autant. que. cela seroit: peut a pied qu'une propriété. particulière..." NT Les maux:qui pèsent maintenant si males sûr | les malheureux Sauvages ide l‘Athabasca;.et-des Con trées Sauvages éloignées; aussi bien que des Provins ces du Hawt et du Bas-Canada, prennent leur. source! dans l'essai: prématuré : que: lfonta fait,..déétablir UP Commerce libres: - Nousavonsiuu.de-quelle.manjèré.

eet”essai:a conduit :dtabord à tous les malheurs, dé

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