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- cent: les Candidats déivént évoir servi la Compa. :
gnie pendant ua certain nombre.d’années;-en Rs
‘dé Cornmis; dont les Associés hivernants'em Te
un grand nombre; et auxquelx is confient
. mandement et le spin immédiat d’un où: hoisiés
‘postes de Traite dans: l'intérieur, : L’élection;comme
… les suties affaires delà Comipagnie, se fait à la plu . malité. des ivoix, à. ssemblée ‘annuelle et: générale - des Assaciés s::et:corame la conduite du nouvel asav-
cié peut affecter essentiellement lesintérêtsde chacun
de ceux qui:ont des-voix à cette: élection. an peut penser que Je choix ne tombe: pas sur une: personne
… dépourvue dé talents-et des qualités que l'an çonsi.
dère camne nécrmaires; au bien commun. . Aucun
Candidat ne peut éspérer : de réussir s’il! n’est: bien
versé dans-le Commerce, s’il ne comnoit tüen-ke: cas ractère et les, usages. des: Sauvages, ‘et les: moyens
… d’obténir de infuénce parmi eux. : Il-dait-étreid’un
tempérament actif, et en état de poursuivre. avec vie gueur-et persévérance, tout objet qui-tendroit à pra-
. mouvoir les: intérêts dela Compagnie. . L'espoir:de
parvenir à cette situation dérirable d’associé, : étant
-ainsi:entreténu: parmi les anciens Commis, excite en eux un sèle et une’activité:pour les intérêts communs, ‘ quinele cédent gnères au -zèle et à: l’activité: des désaciés eux-mêmes. Ils sont sous la surveillance im.
médiate-de. ceux-qui ont:un intérêt direct:dans:le: ré» «etltat:! de-leurs opérations, : et:sentent: bien: qu’ils ne doivent-riennégliger pour. s’assurer :de-la bonne opie
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nion: Rx léurs supériéurs. ‘Chaque Associé hiverant
veille de ptès la conduite des -Commis qui sont sous. lui, non seulement à cause de l'intérêt commun qu'il
‘aéommie Associé, mais encore par des motifs:de ress
ponsäbilité personnelle,’ : En effet il vient: à l’assem. blée générale, rendre compte des affaires de-son dépértemént, et reçoit les élogés. ou la- censure de ses confrères; en proportion de ce quelle Commerce de son: département a été heureux ou malheureux, et:
suivant lé suctès où la pe des es qui lui ont re confiés ..:
Rien sañs doute ne peut être mieux calculé que ce gystême pour faire naître et entretenir d'activité dans chaque département; et la diriger de la manière la plus éfficace etavéc plus d'unité d'objet, vers l'intérêt gé-
méral. : Cependant quoique cettecommunauté d’intés rêts étre tousles Associés, ét la responsabilité qui pèse
surchaqueindividu,téndentàfaireveiller attentivement aux intérêts de la Compagnie, il faut convenir, que
ces moyens sont bien éloignés d’exciter beaucoup de | respect pour les droits d’autrui <eAu contraire, la .
nature même de cette association : et l’immensiré de ses opérations, ne peut manquer, de produire un es
prit de corps qui ne s'accorde guères avec les senti. ments de convenance ét de justice. Cette. observa-
tion-est surtout applicable aux Associés hivernants.
:… En effet dans l’usage ordinaire. de la Société, la né-
cessité de se conserver une bonne, réputation dans . " ÿ dé À + B. 4 ÿ j \:
ee 18 l'opinion publique, tient continuellement en échec cet intérêt :personel qui souvent porte. des particuliers à franchir les bornes de l’honnêteté.et de l’honneur. Mais un Associé hivernant de la Compagnie du Nord Quest, est. éloigné de toute espèce de-société, ou du moins ne vit.qu’avec des personnes qui ont les mêmes
. intérêts que lui; et si,-pour promouvoir cesintérêts,.
il se sent porté à violerdes règles -de la justice, il sent:
bien qu’il ne peut être censuré bien rigoureusement per les scules personnes de l'approbation desquelles il
est jàloux. La sociéte civilisée est à une trop grande distance de lui pour qui ‘ craigne beaucoup que sa conduite soit exposée à la censure publique. Ilse
flatte haturellement que.ses actions ne seront jamais
soumises À un exament sérieux, et pense-que si le cas arrivoit, la responsabilité seroit divisée entre ‘un: si grand nombre de personnes, que sa part ne pourroit être que fort légère. Dans ces contrées éloignées, les effets de lois ne eauroïent se faire sentir comme au milieu -d’une société régulière. : : Quand, pour se plaindre de quelque tort, il faut faire des milliers de lieue pour trouver la Cour à laquelle il faut s’adres-
ser pour obtenir j justice; quand il. faut, avec des frais
énormes, amener de si loin, des témoins dont toutes les occupations ordinaires se trouvent alors totalément interrompues, on sait qu'il. faut une affaire de haute
importance, pour engager même un homme opulent
à avoir récour à la justice, Chaque Associé hiver-
: nant doit conséquemment. semir toute l'étendue de”
ns Res
son pouvoir sur les particuliers qui ne sont pas assez riches pour entrer'en conçurrenée avec la sosiété entière dont il est membré, et si par ‘suite de ce que
‘nous venons de diré, cette société commet des actes | d'injustice et ‘d’oppression contre des Voisins plus
foibles, quelque malheureux que ce soit, on ne sauroit cependant le trouver ‘bien surprehant.
.* Ainsi, d’après la naturé mêmé et l'organisation de
‘cette Compagnie, on peut raisonablemierit conclure
quelle conduite elle doit tenir. Elle peut être différente, il est vrai, jusques à un certain point, suivant le
| caractère de ceux qui sont à la tête de cet établisse-
‘ment, mais en .les supposant même imbus des meil:
‘leurs principes, et incapables de favoriser un systéme régulier d’injustice, cene séroit qu’avec la plus grande
difficulté qu'ils pourroient empêcher cette disposition dans les autres. Si en consultant les faits on voit que
ces’actes ont été rares, que ceux qui s’en sontrendus
coupables ont été désavoués, il sera raisonable d’en
‘conclure que les principaux Associés, loin de les en-
courager, sont ad contraire disposés à mettre un frein aux injustices qui résultent des circonstances dans les quelles se trouvent -placés les Associés hivernants,
: Mais si ces actes sont, non seulément fréquents, mais
habituelsSi cette conduite est uniformement suivie d’année en année, dans des Départements ‘situés à une grande distance les uns des autres—Si des actes de violence illégale sont tolérés sans aucune marque B 4 *
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de désapprobation, et bien plus, si l’on donne de l'avancement à ceux qui les commettent, peut-on douterencore qu'il existe un plan régulièrement combiné, un plan sistématique d’oppression, approuvé et sanc. tionné par ceux qui oût, principalement la direction des affaires de la Compagnie ?. Et si c’est le cas, on peut être certain que ceux qui ne concourent pas dans ces plans, ne forment que le petit nombre, et n‘ont pas assez de pouvoir pour s’opposer. avec succès à la conduite de leurs Associés, :