INSTRUCTION PUBLIQUE
Le contrôle et la surveillance générale des matières se rattachant à l'ings truction publique sont exercés par un conseil composé :
1” Ex ofhcto, de tous les évêques catholiques de la province ;
D'autant de laïques appartenant à cette dénomination religieuse, nommés par le gouvernement ; 3 D'un certain nombre de protestants, aussi nommés par le gouverne: ment,
Ce conseil de l'instruction publique ne se réunit que très rarement et seulement pour discuter les questions d’un intérêt général, Les affaires sont pratiquement réglées par deux comités : l’un, appelé cotnité catholique, com: posé des évêques et des membres laïques et catholiques du conseil ; l’autre, appelé comité protestant, formé de protestants nommés par le gouvernement et d’un certain nombre de membres adjo'nts, choisis par ce comité.
Chaque comité, siégeant séparément, fait annuellement la distribution des crédits destinés à l'instruction publique et votés par la législature.
Toute notre organisation scolaire est dirigée par le surintendant de l’ins: truction publique, qui est ex oficio membre et président du conseil, avec voix délibérative dans les deux comités. Ila pour officiers exécutifs trenie-cinq inspecteurs, chargés de visiter toutes les écoles subventionnées par le gouver: nement, de veiller à l'observation des lois scolaires et de l’enseignement dang ieurs circonscriptions respectives.
Il y à de: inspecteurs catholiques pour les écoles catholiques, et des protestants pour les écoles protestantes. Ces inspecteurs sont nommés par le gouvérnement, sur la recommandation de l’un ou de l’autre comité, selon la dénomination religieuse à laquelle appartiennent les écoles qu’ils scnt appelés à visiter.
Commissaires d'écoles
Dans chaque municipalité, les affaires scolaires sont administrées par des commissaires choisis par les contribuables. Ces commissaires sont chargés de fixer et de percevoir les contributions scolaires, de les répartir entre les différentes écoles, d'engager et de payer les instituteurs, de la construction et de l'entretien des maisons d'écoles, de la surveillance de l’enseignement, enfin dé tout ce qui concerne les affaires scolaires dans leurs municipalités respec: tives. Sur plusieurs points, il peut y avoir appel de leurs décisions au surin: tendant et au conseil de l'instruction publique.
Syndics dissidents
Dans les municipalités de croyances mixtes, c’est la majorité religieuse Qui régit les affaires scolaires ; mais si la minorité n’est pas satisfaite de l’ad: Ministration des commissaires, elle peut nommer des syndics et leur confier l'administration exclusive de ses affaires d'éco'es. En ce qui concerne les
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’ FREE écoles de la minorité, ces syndics ont les mêmes pouvoirs et les mêmes devoirs LE: : :