‹ Esquisse générale de la province de Québec [microforme]Chapitre 28 sur 37 · LL · texte numérisé non relu

LL

1 à l'auté + 119 Aoymins C5 QC l LIRLTUEIILCSs ii QUE LEZ QCIIHCIS

que ICS COHHIS AITES à | égard UC L n perçoivent toutes les taxes scolures, à charge de remettre aux syndics la parte afférente à la minorité

Protection des minorités

Cette organi:ation assure le respect le plus absolu de toutes les croyances religieuses, quant à l’enseignement, et la plus parfaite harmonie entre les populations des différentes dénominations, qui ne peuvent avoir sur ce point aucun conflit. D’aill'urs, l'histoire est là pour attester que jamais, pour l'en seignement comme pour les autres affaires touchant les questions de race et de religion, les Canadiens-français n’ont tenté le moindre empiètement contre les autres dénominations religieuses.

Tax es SCOi aires

Les impôts prélevés pour les fins de l'instruction primaire se composent d’une modique taxe sur les propriété foncivres, produisant une somme égale à la subvention payée par le gouvernement, et d’une contribution mensuelle variant. de cinq à quarante centins, vingt-cinq centimes à deux francs, pour chaque enfant en âge de fréquenter l’école, c’est-à-dire âgé de sept à quatorze ans. Tous les contribuables sont obligés de payer les taxes scolaires, même quand'ils n’envoient pas le 1rs enfants à l’école, et en ce sens on peut dire que dans nôtre province, l'instruction primaire est obligatoire,

Z (a les nor males

* Nous avons, pour former les: instituteurs des écoles primaires et secondaites, trois écoles spéciales de pédagogie, désignées sous le nom d’écoles normales et maintenues exclusivement aux frais de l'Etat. Une de ces écoles est protestante et les deux autres sont catholiques. Ces institutions sont placées sous le contrôle immédiat du surintendant d- ‘instruction publique et dirigées, quant aux catholiques, par‘ un’ ecclésiastiqr « recommandé par le conseil de l'instruction publique et nommé par le gouvernement.

Programme d'enseignement

Notre système d'instruction publique embrasse l’enseignement à tous ses degrés, depuis l’enseignement universitaire jusqu’à celui de l’humble école primaire,

À la tête de ce système nous avons trois grandes universités : l’université Laval, catholique et française, l’universiré McGill et le Bishop’s College, deux

institutions protestantes et anglaises.

Université Laval L'université Laval fut fondée en 1852 par le séminaire de Québec et

orssanisée par labbé Louis-Jacques Casault. Son enseignement comprend toutes les branchés des sciences et des arts, même un cours de médecine vété-

rinairé sont ( volum histor précie du di comp 25 po était « en tou

dont € en mé l'exerc cine, 2 univer même univer:

Willia jusqu’e

É en 184 le dro d'élève en mé élèves ; éièves.

ces éta ecclésie Ces chi nos plu des Sul aucun | Le il y ava:

Où pour Île et instit

‘mes devoirs CS derniers syndics la

À. croyan es e entre les ur ce point s, pour l'en de race et nent contre

composent nme égale à

mensuelle rancs, pour à quatorze ires, même ut dire que

es et secon- 5m d'écoles > ces écoles utions sont publique et ndé par le

ent à tous imble école

l’université liege, deux

Québec et comprend jecine vété-

ms GE

rinaire, Ses musées d'histoire naturelle, de géologie, son cabine

t de physique,

ont des plus complets. Sa bibliothèque contient plus de soixante aille volumes de choix, y Comnris plusieurs incunables, beaucoup de manuscrits historiques et la collection des Zo/andistes. Sa galerie de peinture, la plus précieuse de l'Amérique, compte un ban nombre d'œuvres des grands maîtres du dix-septième siècle et d’autres peintres plus modernes. Le professorat se compose de quatre-vingts titulaires: 19 pour la théologie, 17 pour le droit, 25 pour la médecine et 19 pour les arts, En 1887, le nombre des élèves ctait de 221 en théologie, 104 en droit, 181 en médecine et 69 dans les arts, en tout 6575.

Université McGill

L'Université McGill; à Montréal, fondée en 1827 par un riche négociant dont elle porte le nom, compte 49 professeurs : 8 dans la faculté de droit, 16 en médecine, 13 dans la faculté des arts et 12 dans celle des sciences. Pour l'exercice 1886-87, le nombre des élèves a été de 27 en droit, 236 en médecine, 231 dans les arts et 57 dar: les sciences. Plusieurs cours de cette université sont suivis par les élèves du collège McGill et de l’école normale du même nom, qui font jusqu’à un certain point partie de l'institution. Cette université compte au nombre de ses professeurs et de ses directeurs Sir William Dawson, savant et géologue distingué, dont la réputation est répandue jusqu'en Europe.

Bis op Coll ege

Le Bishop’s College, de Lennoxville, est une université anglicane, fondée en 1843 par l'évêque Mountain, de Québec. Son enseignement comprend le droit, la médecine, les arts, les sciences et la théologie Le nombre d'élèves et de professeurs a été en 1887 : en droit, r2 professeurs et 6 élèves “ en médecine, 17 professeurs et 30 élèves ; en théologie, 2 professeurs et 4 élèves ; dans les arts, 5 professeurs et 20 élèves, en tout 36 professeurs et 60 éièves.

Collèges classiques

I y à dans la province dix-sept collèges classiques. Dans quinze de ces établissements, l’enseignement est donné par: 300 professeurs, — 293 ecclésiastiques et 7 laïques -— à 3,562 élèves, d’après la statistique pour 1887. Ces chiffres ne comprennent pas le nombre des professeurs et des élèves de nos plus anciens collèges classiques, celui du séminaire de Québec et celui des Sulpiciens, à Montréal, qui sont des institutions indépendantes et ne font aucun rapport au surintendant de l'instruction publique.

Les protestants ont neuf collèges, affiliés à leurs universités. En 1887, il y avait dans ces collèges 38 professeurs et 257 élèves. Outre ces collèges, les protestants ont aussi neuf Æigh schools, ou lycées. pour Îes garçons et les filles, qui comptaient l’année dernière 76 professeurs et institutrices et 1,481 élèves, dont environ 600 filles.

Couvents

Pour les catholiques, l'instruction supérieure est donnée aux filles dans un grand nombre de couvents, tenus $ur un pied qui fait vraiment honneur à la province.

Æcoles modèles

Outre les établissements d'instruction secondaire, comprenant les académies et les écoles modèles, nous avons trois écoles d'agriculture, deux écoles des sciences appliquées aux arts, trois écoles des arts et métiers et cinq institutions pour l’enseignement des sourds-muets et des aveugles, :

Séatistiquez Scolaires

Le Æapport du Surintendant de l'Instruction Publique pour l'année r886- $7 résume ainsi la statistique scolaire pour cette année :

Cutholiques Protestants Total

Municipalités scolaires, ,.., ,,,,,,........ 835 311 1,146 Ecoles élémentaires... ,.,. ss... 3,586 998 4,584 1 RUDOMILOR LS Ne Re note oo oc 565 78 642 “des sciences appliquées aux arts... 2 des arts eb métiers...

pour les sourds-muets et les aveugles,

Motel idees

Professeurs ecclésiastiques ou religieux...

Professeurs Iatqués,,. à. se sde soeur.

u des écoles normales... ,......

de l’université Laval et des uni-

versités et collèges protestants,

dans les écoles des sourds-muets

es des aveugles... :.1,.:

des écoles des arts. .:,,.,..:,,

OM te dia 1,358 mms

Institutrices religieuses, ,.,,.,,,,,, .,... 1,723 4 MONO es doser apres 8,734 Total du corps enseignant, ..., 6,815

mn

Elèves des écoles élémentaires, .,,,.,,.... 143,848 174,309 JE. (S BUDÉRIGUNOS., se 74,795 ,155 80,950 de l’université Laval, des universités protestantes et de leurs collèges aff- 5 liés et des écoles normales, . ER des écoles spéciales, ,

Total des él VON Pier cos . 216,403 87 484

nel

pu mo

seis par put

d'in mel fut

Che les :

pub etn les { une l'ins la c

Lux filles dans ent honneur À

ant les acadé- , deux écoles s et cinq insti-

l'année rS886-

eligion des élèves

Sur les 255,259 élèves qui ont fréquenté les écoles primaires ét supérieures sous le contrôle des commissaires et des syndics, il y avait 221,671 catholiques, soit 86.80 pour cent, et 33,648 protestants, soit 13.20 pour cent du total, ce qui donne une proportion de 65 élèves catholiques pour un protestant, À

Les recettes des écoles élémentaires, modèles et académiques, sous le contrôle des commissaires et syndics, ont été comme suit

Cotisations annuelles. .......

CRVIVER Fee UN a US ee de o ce 0 01 + 76 P109,949 « US Le nn ed aires es Leu cs den dt. 74,339

Rétributions mensuelles, ..,,........ UE

PR OO RE de D 189,994 Subvention du gouvernement :

A même le fonds des écoles communes..,.,,., .,...,,...... + P154,608 À même le fonds des écoles dans les municipalités pauvres... ... 5,976 159,684 RENE PER FRERES Total des recettes. .,,.,.,,..:,... #1,183,957

Les subventions du gouvernement, pour linstruction publique, comprennent en sus des sommes ci-dessus, $78,000 pour Vinstruction supérieure.

Les sommes payées tous les ans par le gouvernement pour l'instruction publique, de r867 à 1888, inclusivement, s'élèvent à $6,822,727.54, ou une moyenne annuelle de $324,801.%7. Durant ces vingt et un ans, il a été payé $153,374.70 pour les écoles des arts et métiers et environ $70,000 pour d’enseignement de l’agriculture, ce qui porte à plus de $7,000,000 le total payé par lé gouvernement durant cette période, pour les fins de l'instruction publique,

En ce qui regarde notre province, il n’est guère possible, en parlant d'instruction publique, de ne pas insister sur le rôle si patriotique, si éminemment national, qu'ont joué et que jouent encore nos collèges classiques. Ce fut dans: ces collèges que se formèrent Bédard, : Blanchet, Parent, Papineau, Cherrier, DeLorithier et presque tous les patriotes qui se sont illustrés dans les mémorables événements de 1837. Aujourd'hui encore tous nos hommes publics les plus marquants sont des élèves de ces collèges classiques, fondés et maintenus à peu. près exclusivement Par notre clergé. (C'est aussi parmi les élèves de ces collèges que se recrutent les professions libérales et même une bonne partie de la classe commerciale. Enfin, si dans notre province l'instruction classique est plus répandue que dans toutes les autres parties de la confédération, si la littérature et les beaux arts sont plus avancés chez les Canadiens-français que chez les autres races, c'est au clergé catholique et à ses collèges classiques que nous sommes redevables de cette supériorité, Notre reconnaissance doit être d'autant plus grande, que le clergé nous donne cette instruction presque gratuitement et que sa générosité la met à la portée le tous, même des moins favorisés de la fortune. Sous ve rapport, il n’est pas de pays au monde Cant les institutions puissent Supporter la comparaison vec celles de la province de Québec,

Lu bi l NSTITUTIONS DE BIENFAISANCE

- Ces institutions constituent pour ainsi dire le trait le plus caractéristique de notre. organisation sociale. : Eclose au soufle de la foi et de la charité, la : petite colonie de la Nouvelle-France fut bientôt dotée de ces établissements de bienfaisance que le catholicisme avait depuis longtemps multipliés dans la mère-patrie'; et avant même d’avoir un système de gouvernement fixe et régulier, nous avions des hôpitaux et des asiles pour prendre soin des pauvres et des infirmes. Ces belles œuvres se sont muitipliées et forment pour ainsi dire le cachet particulier de la nationalité canadienne-française, Nos couvents nos mohastères d'hommes et de femmes, nos hôpitaux et nos asiles, offtent des consolations à tous les maux, des soulagements à toutes les misères comme à toutes les infirmités et l’on peut dire avec vérité que les institutions de biénfaisance de la France de Louis XIV se sont mieux conservées 1ci que dans notre ancienne mère-patrie, .

Nos compatriotes d’origine anglaise ont aussi de nombreux établisse. menñts dans ce genre et l’on peut dire sans crainte que sous le rapport des institutions de charité, notre province l'emporte, et de beaucoup, sur tout autre pays de même population. Ici, l'Etat subventionne libéralement ces institutions : de 1867 à 1888, le gouvernement de Québec a payé $804,364.00 en subventions aux hôpitaux et hospices : $1,235,085:17 aux écoles et maisons de réforme pour les enfants; $3,816,040.36 aux asiles d'aliénés, faisant en tout $5,946,380.53, ou environ 15 pour cent du revenu ordinaire de la province. Pour l'exercice 1886-7, il a été payé $243,000 aux asiles d’aliénés, $84,452.00 aux hospices et hôpitaux, $13,200.00 aux écoles pour les sourdsmuets, en tout $370,068.00.

Page 1