DU BASSIN ORIENTAL
Nous avons déjà indiqué l’existence d’un axe anticlinal qui divise en deux bassins le terrain palæozoïque du Canada. Sur la ligne de cet axe, la formation la plus récente (sauf les argiles tertiaires), est la partie inférieure du groupe de la rivière Hudson, distinguée sous le nom de schistes de Lorraine ou de Richelieu. Dans la vallée d’Yamaska, un affleurement de calcaire de Trenton marque cette ligne anticlinale qui sépare les deux bassins. Non loin à l’est de ce calcaire, l'on trouve, reposant sur les schistes du Richelieu, une série de roches sédimentaires qui con-
stituent la partie supérieure du groupe de la
rivière Hudson, mais qui n'existent pas dans le bassin de l’ouest, d’où elles ont probablement été enlevées. Cette série se compose de grès massifs, grisâtres, souvent calcaires, associés avec des schistes gris, verts et rouges vers le sommet, et d’autres schistes noirs, bitumineux et graptolithiques. En quelques parties de cette formation, les grès deviennent des conglomérats, et renferment de gros fragments des formations fossilifères inférieures. Plus souvent cependant l’on voit les grès passer à un calcaire bitumineux, qui manque de sable siliceux, de magnésie et de fer, et qui contient des fossiles, Ce calcaire est intercalé avec une dolomie siliceuse et bitumineuse, qui jaunit à l'air, et contient une portion de carbonate de fer, et la dolomie paraît en quelques parties être remplacée par un carbonate de magnésie ferrugineux et siliceux. Cette série de roches forme les hauteurs de Québec et de la Pointe- Lévis, et atteint ici une épaisseur de plus de trois cents mètres.
À cette formation de Québec succèdent des schistes rouges et verts, avec de petites bandes de matière calcaire, et intercalés, surtout vers le sommet, avec de grandes masses de grès