DU GRAND BASSIN DU NORD
Ce grand bassin, dont les Laurentides forment la limite meridionale, est très-peu connu. Parmi les roches laurentiennes aux lacs Nippissing, Saint-Jean et des Allumettes, on rencontre des étendues plus ou moins considérables du terrain silurien inférieur, qui doivent être regardées comme des portions détachées du bassin du sud. La dernière de ces localités se trouve sur l'Outaouais, à la décharge du Mattawa ; et à vingt lieues au nord de ce point , après avoir traversé le grand axe laurentien, nous arrivons à la vallée du lac Temiscaming , qui appartient au bassin du nord. Ici M. Logan a trouvé une série de schistes chloritiques ayant quelquefois le caractère de conglomérats; les couches sont presque horizontales et ont une puissance totale de plus de 300 mètres. A ces schistes, succèdent 150 mètres de grès massifs de couleur blanc verdâtre, qui sont recouverts par une
au
5 ur
LA
En me gens
ccinarr ns
— 1 — formation calcaire ayant une épaisseur de 100 mètres. De fortes couches de calcaires jaunâtres et grisâtres sont ici intercalées avec des schistes calcaires, le tout rempli des fossiles caractéristiques de l'étage silurien supérieur.
Les schistes chloritiques correspondent probablement à l'étage huronien ; mais il est difficile de fixer l’âge des grès qui n'offrent pas de fossiles. Dans toutes les collections rapportées de cette région du nord, on n'a pas jusqu'à présent rencontré de fossiles plus anciens que ceux des calcaires du lac Temiscaming; et les nombreux fossiles trouvés dans le terrain de transport sur les bords du lac Supérieur, viennent aussi à l'appui de ce fait important, que l'étage silurien inférieur manque entièrement dans le vaste bassin qui existe au nord des Laurentides : d’où M. Logan tire la conclusion que ces montagnes, depuis la côte du Labrador jusqu'à la mer arctique, formaient la limite d'une ancienne mer silurienne.
PARIS, — IMPRIMERIK DA J. CLAYEH, RUE SAINT-BRNOIT, 7.