LESQUELS SE FAIT LE COMMERCE
Le commerce extérieur de la Gaspésie est enregistré aux ports de Gaspé, Percé et Îs"ew-Carlisle, ou Paspébiac. C'est dans ces trois ports, et les ports intérieurs qui en dépendent, que sont inscrites les
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importations et les exportations de la partie sud de la Gaspésie. Celles de la partie nord ëtant enregistrées à Québec ou Eimouski, il est à peu près impospossible de les distinguer et de donner des statistiques complètes et exactes sur le commerce extérieur de la région du nord, commerce qui est considérable, puis qu'il comprend l'exportation du bois, du poisson, etc.
A partir de 1867, le tableau du commerce de la Gaspésie semble accuser une diminution constant-e. Cette diminution n'est qu'apparente et s'explique par plusieurs circonstances bien connues. Avant la confédération, tout le commerce qui se faisait entre la Gaspésie, puis la Nouvelle-Ecosse et le Nouveau- Brunswick, figurait naturellement dans le commerce extérieur, ou avec l'étranger, vu que ces deux provinces ne formaient pas alors partie du Canada. Depuis la confédération, les douanes ainsi que les restrictions commerciales qui existaient à l'égard de ces provinces ont été abolies et tout le commerce qui se fait entr-e elles et la Gaspésie est passé dans le domaine du commerce intérieur, ce qui diminue d'autant les chiffres du commerce d'importation et d'exportation des ports de Gaspé et de la baie des Chaleurs. Aujourd'hui, une bonne partie du poisson qui s'exportait directement de ces ports est expédiée à Halifax et là embarqué sur les navires qui le transportent à l'étran-.
ger, en sorte que le chiffre de ces exportations se trouve dans les rt^gistres du port d'Halifax au lieu de ceux des ports de la Gaspésie. Il en est de même pour une partie des importations.
Une autre cause qui a fait diminuer en apparence le chifîi'e de ces importations, c'est l'établissement de lignes de steamers et du cliemin de fer Intercolonial. Il y a eu d'abord le ligne des vapeurs de Québec et des ports du golfe, qui a eu pendant plusieurs années jusqu'à trois steamers pour faire le service du commerce entre Québec et les ports de la baie des Chaleurs. Le Beaver, appartenant à M. Alexandre Fraser, est entré peu après dans la même ligne. Enfin le chemin de fer Intercolonial a été ouvert au trafic, il y a plusieurs années, entre Québec et les ports de la baie des Chaleurs. Ces nouveaux moyens de transport ont fait une révolution dans le commerce d'nne bonne partie de la Gaspésie et aujourd'hui presque tous les articles de consommation qui s'importaient directement de l'étranger dans les port-s de Gaspé et New-Carlisle s'achètent -à Québec, Montréal et Toronto, puis sont expédiés par la navigation à vapeur ou les chemins de fer, ce qui diminue d'autant le chiffre des importations et du commerce extérieur. Il se fait autant, même beaucoup plusd'affiiires commerciales dans la Gaspésie, mais elles se font avec
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les grandes villes du pays et n'apparaissent pas dans les tableaux des importations aux ports de Gaspé et Xew-Carlisle.
Ainsi s'explique la diminution apparente, dans ce commerce, qui semble ressortir du tableau suivant :
Gaspé
Neic-Carlwle
Percé
Total
Expor.
Impor.
Expor.
Impor.
Expor. Impor.
Export.-
Impor.
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La plus grande partie de ces exportations se compose de poisson. Les détails ne se trouvant pas dans les Tableaux du Commerce et de la Navigation ; mais les renseignements qui suivent, fournis au département de la Marine en 1871 et qui s'appliquent exclusivement au port de Gaspé, montrent que le poisson forme la plus grande partie de ces exportations.
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