‹ Esquisse sur la Gaspésie (volume 2)Chapitre 6 sur 17 · GO*^ G · texte numérisé non relu

GO*^ G

G:-iO S'

Gôo 1'

LA GASPÊSIE

Londres, Angleterre

Liverpool, "

Glîisgqw. Ecosse ,

Etlimbourg " .,

.St-Pi;tcîsboui-g, Russie G'J*^ 7

Berlin, Pru^sj

Taris, France

XeAV-Carlisle, baie d'js Chaleurs

Caiietou, " '•

C'est-à-dire que la température d'été de la baie des Chaleurs est à peu près la même que celle de Paris et de Berlin, mais qu'elle est de trois à sept (i'j,i;T;'s plus élevée que celle des principales villes •:-'Aiigltttr.-rre, d'Ecosse et de Eussie.

(pliant aux températures extrêmes, elles sont comme •uit :

P^us hjiite température PI is hasx (cmpê at',r-, juin juillet août j in jailli;t ao";.'-

X'-.r-Carlis'e ^83'^:,' C'^T/ eO*^ 5' ... 35" 8' -iC'^ 4' ;;:,^ K'

«•;nl.ton 8G''^ 5' 87" 5' 00" 5' ... 3jQ ."i' 44'-* 0' 3::»'^ 0'

rci-i:e-au-rère 83^' 1' 74° 7' 82''^ 7' ... 37'^ 0' 4G-' 1' 4::'^ 1'

\.x variaiiou quotidienne, entre la lîius haute et la plus ba.sse température, est de vingt à irente degré.s et ne dépasse qu'exceptionnellement ces cliiiiiei-. Dans la l^aie des Chaleurs, surtout, la régularité et l'uniformité des oscillations du thermomètre, durajit l'été, constituent le trait caractéristique du climat, ou plutôt de la délicieuse température de cette saison.

Les vents du nord-est et du nord ne se font pas sentir ; celui du nord-ouest, qui survient parfois après les orages, est plutôt sec que froid, en sorte que le mercure ne subit que l'influence de la chaleur solaire, puis monte et baisse régulièrement avec elle. Les autres vents sont des brises venant de la mer, dont elles prennent la température, et ils n'exercent aucune influence sensible sur le thermomètre ; ils ne font qu'agiter l'air, le rendre un peu moins sec, et par là même ils donnent à la température une douceur et une fraîcheur qui ont un charme particulier. C'est précisément ce qui caractérise le climat et le rend si agréable et si salubre en été.

Les pluies sont peu fréquentes et peu considérables durant les mois d'été. Cela se voit dans le tableau suivant:

XO:.ÎBRE DE JOUKS PLUVIEUX ET QIJANTITÉ DE PLUIE

juin juillet août été

jrs pcs jrs pcs jrs pcs .//-a y;r.î

New-Carlisie 4 0.15 13 3.04 7 1.58 21 4.77

Caiieton G l.C»5 12 2 82 9 2. 04 27 7.41

Pointe-au-Père 7 1.21 12 2.20 8 l.lâ 27 4.5G

Cap-Rosier 14 5 71 13 3.17 7 2.G6 34 11.54

La Gaspésie 7-^2.25 12^2.81 75 2.01 28 7.07

Le nombre des jours pluvieux ne forme pas 30 pour cent des quatre-vingt-douze jours que renferment les mois de l'été. Et ce nombre comprend

LA GASPESrE 53

tous les jours où il est tombé la moindre ondée, eûtelle durée seulement quelques minutes. Durant la même saison, il y a eu 53 jours pluvieux à Montréal et 41 à Québec, puis il est tombé 9.62 pouces de pluie dans la première de ces villes et 11.46 dans l'autre. Comme on le voit, l'été est moins pluvieux dans la Gaspésie, principalement dans Li région de la baie des Chaleurs, que dans les parties de la province qui sont plus à l'ouest.

L'automne, surtout la première partie, est une des plus belles saisons. La température baisse graduellement à mesure que le mois de septembre s'avance, mais le mercure ne descend jamais au point de congélation. Les plus grands écarts du thermomètre varient entre 35° et Aif pour les plus basses températures, vers la fin du mois, et 70° à 80^ pour les plus hautes, dans la première partie. Le temps est généralement frais, calme, serein, des plus «agréables et des plus propices aux travaux des champs. C'est dans ce mois qu'on finit la récolte, qui commence entre le quinze et le vingt -cinq août. Après l'équiuoxe d'automne, les vents de sud-ouest et même de nord-ouest commencent à amener les pluies qui préparent le sol pour le labourage. La fraîcheur que ces pluies établissent prépare aussi les gelées, qui commencent vers la mi-octobre. Durant ce mois, le

tliermomètre ne descend pas au-dessous de 24^ et cela n'arrive que rarement dans les derniers jours d;i mois. L'arrachage des pommes de terre et des autres plantes-racines se fait dans les beaux temps qui caractérissent la première partie du mois d'octobre. Dans la région de la Pointe-au-Père et du cap liosier, sur le golfe Saint-Laurent, il y a quelquefois, entre le 20 et le 25 octobre, des légères tombées de neige, mais cette neige se fond de suite, ne reste que quelques heures sur le sol et n'a pas d'autre effet que de bien préparer la terre au labourage. Vient ensuite une période de beau temps avec une ou deux bordées de neige, jusqu'au vingt 'Bt un novembre, époque à laquelle commence l'hiver. Cette période de beau temps est ce qu'on appelle au Canada l'été de la Saint-?vlartin. Tous les Euroj)écns, surtout les Anglais, qui ont passé cette saison dans la baie des Chaleurs ou les Provinces Maritimes déclarent (lue cette période de beau temps est une des ]dus belles saisons qu'il soit possible d'imaginer. "L'auromne, dit le capitaine Moorsom, est une saison dont le climat })eut rivaliser avec celui de n'importe quel pays. En septembre et octobre, la température est la même qu'en Angleterre ; mais en Novembre la saison, qui est sur son déclin, semblable à une lampe qui s'éteint et de temps en tem.ps jette unn lueur passagère, a

des jours dont la beauté n'a pas d'égal en Angleterre. C'est ce qu'on appelle l'été de la Saint-Martin. Sa durée varie de quelques jours épars, en certaines années, à autant de semaines en d'autres années. Ces jours-là, l'atmosphère est remplie d'une teinte vaporeuse, comme s'il y avait du feu dans les bois au delà du cercle de l'horizon visuel. Le soleil ne jette qu'un éclat amati et ses rayons plus également réfractés ne produisent qu'une ombre très faible. L'air est généralement calme, aussi doux et aussi chaud que celui des plus belles matinées de la première partie du mois de mai."

Pour les trois mois d'automne, les températures moyennes sont :

Septembre Octobre Novembre Automne

New-Carlisle 58'» 8' 4G'^ 1' 2V' T 43^ 2'

Carleton 54'^ 7' 42^^ 4' 20^ 7' 39'^ 3'

Fointe-au-Père 49<^ 8' 41<i 2' 26^ 9' 31."^ 3'

C'ap-Rosier 50"^ 3' 39*=» 9' 27^ 7' 39"^ 3'

La Gaspésie 03'^^ 4' 42"^ 4" 20*^ 8' 40^» 5'

Comparons ces températures d'automne avec celles des principales villes de l'Europe.

Localités Température de l'automne

Londres, Angleterre 50'^ 7'

Liverpool '■' 490 y

Glasgow, Ecosse 48*^ 0'

Ediuitourg " 470 9'

lît-Pétcrsbourg, Russie 40'^ 3'

Localités Température de V automne

Berlin, Prusse 49^^ 2'

Pans, Fiaace 52° 2'

Xew-Carlisle, baie des Chaleurs 43^ 2'

Garleton, " " 39*^ 3'

En prenant Xew-Carlisle pour point de comparaison, la température d'automne de la baie des Chaleurs n'est que de T"" 5' moins élevée que celle de Londres, que de G° plus basse que celle de Liverpool, Glasgow et Berlin, que de 4^ 7 au-dessous de celle d'Edimbourg et elle est de 2° 9 plus élevée que celle de Saint-Pétersbourg, la capitale de la Eussie.

Les températures extrêmes sont indiquées dans le tableau qui suit :

Fbis haute température Plus basse température

sept. oct. nov. sept. oct. ' nov.

Now-Carllsle 84'' 5' 63^ 5' 03° 5' SS» l' 23° 3' — 7©' 5'

Curleton 81° 5' GP 0' 61° 0' 27° 0' 24° 0' — 1° 0'

Pointe-au-Père... 7';>° 2' G2« 3' 56° 7' 31° 3' 26° 0' — 3° 2'

Cap-Rosier 04° 0' 51° 0' 42° 0" 40° 0' 30° 0' — 10 0'

Le nombre djs jours pluvieux et neigeux ainsi que la quantité de pluie et de neige tombées donne les chiffres suivants, pour cette saison :

PLUIE

KEIGE

sept. oct.

nov.

sept.

oct. nor.

jrs pcs jrs pcs

jrs pcs jrs pcs jrs pcs jrs pcs

New-Cavlisle...

Garleton

Fte-au-Père ...

Cap-Rosier

Mordréal .

Québec...,

Ce tableau montre clairement que l'automne est beaucoup plus pluvieux et plus neigeux à Montréal et à Québec que dans la Gaspésie. En prenant, pour la Gaspésie, Kevr-Carlisle comme point de comparaison, on trouve les différences suivantes :

Jouii- i>lurieiix Ejtoisscur de pluf'e Jours neigeux Epaisseur de neige

Montréal 42 jor.rs 43.57 pouces 20 jours 20.80 pouces

New-CarUsle 10 " 7.46 '' 4 "• 9.00 "

DiiTorence 23 " 30*. 11 "' 16 "' 11. SO "

Quéljec 20 "' 15.80 " 19 " 29.21 "

Neic-Carlis'e 19 ■' 7.46 '"' 4 " 9.00 "

DifTérence 1 8.34 " 15 "' 20.11 "'

C'est-à-dire que durant les trois mois d'automne, il y a 23 jours pluvieux et 36.11 pouces de pluie, puis IG jours neigeux et 11.80 pouces de neige de plus à Montréal qu'à Xew-Carlisle. Et nous signalons ce fait à l'attention des gens — malheureusement trop nomlu'eux — qui seraient portés à croire que sous le rapport du climat la baie des Chaleurs ne l'emporte pas de bQaucoup sur le district de Montréal, bien connu pour être la plus belle partie de la province de Québec,

Le thermomètre est descendu plus bas que le point de congélation, pour la première fois, aux dates suivantes : à Carleton, 23 septembre, 29^ 5' ; à î^ew- Caili-le, 2 octobre, 31'^ 1'; à la Pointe-au-Père, le 25

octobre, 31° 3' ; à Québec, 14 octobre, 31°; à Montréal, 20 octobre, 31° 3'. Les premières gelées ne se font donc sentir dans la baie des Chaleurs senlcmcnt quelques jours plus tôt qu'à Montréal et Québec. Cela est beaucoup plus que conopensé par la moindre quantité de plaie et de jours pluvieux, qui est établie plus haut en faveur de la baie des Chaleurs.

L'hiver ne commence définitivement que vers le vingt novembre. Ce mois, surtout dans la dernière partie, est neigeux et passablement froid. Il y a pourtant de bien belles journées dans la première partie, ainsi que nous l'avons mentionné en parlant de l'automne. En général, cependant, la température de ce mois est bien plus belle dans la baie des Chaleurs qu'en Ecosse et en Angleterre et moins désagréable qu'à Paris et à Berlin, uii les beaux jours de l'été de vSaint-]\Iartin sont "inconnus. La première semaine de décembre er.t ordinairement neigeuse ; le reste du mois est froi:l. surtout aux environs de Noël, mais généralement très beau. Le temps est clair, pur, l'air sec ; et tout c^3la compense amplement le froid, qui n'a rien de réellement incommodant. Ou l'attend même avec anxiété pour commencer les travaux dans la foret. Au commencement de janvier, il y a d'ordinaire quelques jours de froids exceptionnels, qui sont suivis par une bordée de neige ; mais la température

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durant le reste du mois n'a rieu d'incommode et ne sort pas des variations usuelles du thermomètre à cette saison. Le ciel est toujours clair, le soleil brillant et le temps des plus agréables. Les plus grands froids se font généralement sentir dans la première partie du mois de février, qui est aussi le plus neigeux. La température commence h s'élever graduellement dans la dernière quinzaine de ce mois, pendant laquelle le mercure mont^ parfois jusqu'à 40^ et même 45^ Les températures moyennes pour les trois mois d'hiver sont :

VccemLi-e

New-Carlisle 19=» 8'

Carleton 17*=* 2'

Fomte-au-Père 16^ 2'

Cap-Ro5ier W 2'

Janvier

Février

Hiver

yo g-

Uo 2-

iry^ 8'

La Gacpcsie IG-^ 2" 13^9' 13^9 lô^* 0'

Kapprochée de celle des principales villes d'Europe, cette température hivernale présente les résultats suivants :

Londres 39^2' St-Pétersbourg 18«> 1'

Liverpool 40'' 5' New-Oarlisle 16° 9'

Glasgow- 39=' 6" Carleton 15° 5'

Edimbourg 38^4' l'oiotc-au-Père 14^2;

BeiUn ;.... 31*' 4' 'Cap-Rosier 13« 4'

Paris 37» 8"

Ces chifîres accusent une température joliment plus basse que celle des principales villes de l'Europe ;

60 LA GASPÊSIE

mais il faut dire qu'ils ne la représentent pas exactement pour ce qui regarde la Gaspésie, où, durant l'hiver, on souffre moins du froid qu'en Angleterre et en Ecosse. Dans ces pays, le thermomètre ne descend pas aussi bas que dans la province de Québec ; mais l'humidité rend le temps cru, insupportable, tandis qu'ici le temps est clair, l'air sec et le froid des plus faciles à supporter. Si minces que soient les vêtements, du moment qu'ils ne laissent pas traverser le vent, on peut sortir, même quand le thermomètre est à 10^ et 15° au-dessous de zéro, sans souffrir du froid. Ce fait est attesté par un grand nombre d'écrivains anglais qui, après avoir longtemps vécu en Angleterre^ ont voyagé ou demeuré au Canada. Nous en citons quelques-uns.

" En hiver, dit Anderson, d) le froid est intense; mais, comme la gelée se continue sans interruption et comme, durant cette saison, le ciel est généralement clair, l'air pur et sec, cela la rend salubre et agréable, le froid étant infiniment moins pénétrant que dans

les climats humides 11 n'y a peut-être pas, dans

le cours de l'hiver, deux ou trois jours de froid assez intense pour empêcher les charpentiers de navires et les autres ouvriers travaillant en plein air de continuer leurs travaux sans interruption. Ceci est une

(1) Anderson''^ Vieics of Canada.

des preuves les plus convaincantes et les plus irréfutables qu'au Canada, comparativement à la Grande- Bretagne, on ne souiffre pas du tout du froid dans la mesure indiquée par les degrés de froid marqués par lo thermomètre. Durant toute cette saison, il y a beaucoup plus de temps clair au Canada qu'en Angleterre. Tout bien considéré le climat du Canada, comparé à celui de la Grande-Bretagne, est également agréable, également favorahle à l' agriculture et heaucoup plus salubre."

" Quoique la température soit plus basse, écrivait Gray en 1809, on souffre moins du froid au Canada qu'eu Angleterre. L'air est extrêmement sec en hiver." (1) . .

Au dire de Lambert, '' l'hiver, de Xoël à la iN'otre- Dame, se fait presque toujours remarquer par la pureté de l'atmosphère, qui est claire, couleur d'azur et rarement obscurcie par la brume ou les nuages. Le temps sec et froid est rarement interrompu par des tombées de neige, de verglas et de pluie. Tout cela rend l'hiver si agréable et si plaisant au Canada que les habitants ne sont jamais dans la nécessité de chançjer de vêtements.

" J'étonnerai peut-être ceux qui ont entendu raconter des histoires affreuses sur les hivers du Canada,

(1) Gray' s Lcitcrs from Canada^

en afirmant comone un fait que les populations de la Grande-Bretagne souffrent beaucoup plus dit froid que celles du Canada. " (1)

Ces citations montrent bien qu'on se tromperait grandement en jugeant du froid de nos hivers par les indications du thermomètre et elles établissent que de foit, en hiver, on souffre moins du froid ici qu'en Angleterre et que le temps est infiniment plus beau. Cela s'applique surtout à la région do la baie des Chaleurs qui, sous le rapport du clim.it et de la température, est incontestablement la ])lus belle partie de la province de Québec. Le voisinage de la mer exerce une grande influence sur la température, qu'elle adoucit et à laquelle elle donne une uniformité qu'on ne rencontre guère ailleurs. Puis, en arrêtant les vents du nord et du nord-est, les montagnes Schickshock contribuent aus^^i pour leur large part h. l'amélioration du climat hivernal de cette belle contrée.

En 1880, les températures extrêmes de l'hiver ont été comme suit :

Plus basse température Plus haute température

déc. jan. fév. déc. jan. fév.

New-Carlisle — lO^» 5'— 20'' 5'— 18^ 8' 36«> 5' 43'^ 5' A\° 5'

Carleton — 6° 0'— 11° 0'— 18«> 0' 36'' 0' 39° 0' 41"^ 0'

Pointe-au-Père...— 7» 2'— 15® 3'— 20" 5' 35® 0' 37» 5' 43'= 1'

Montréal — 8« 6'— 9° 5'— 17° 5' 4»^ 6' 43° 8' 51° 2'

Québec —10° 0'— 9«> 0'— 22=» C 34« 5' 40» 0' 44» 0"

(1) Lambert' s Travels in Canada.

En 1870, le thermomètre est descendu en janvier à — 28' à Montréal et à — 26' 7' à Québec. L'année suivante, il est descendu à — 28^ à Montréal, en février, et à — 28' 5' à Québec, en février, ce qui n'est pas arrivé dans la baie des CLaleurs, où la température d'hiver, prise d'une manière générale, est plus élevée que celle de Québec et aussi chaude que celle de Montréal. Pour les trois mois d'hiver, la température moyenne a été comme suit : à Montréal, décembre, 15' 7'; janvier, 22' 4' ; février, 19° 9'; hiver, 21' 5*; à Québec, décembre, 14' 1' ; janvier, 17' 4' . février, 14' 8'; hiver, 16' 3'. Ces chiffres, comparés à ceux de l'avant dernier tableau, étabhssent ce que nous venons d'avancer.

Le nombre des jours neigeux et pluvieux ainsi que la quantité de neige et de pluie ont été comme suit :

KEIGE PLL'IE

déc. jan. fév. déc. jaa. fév.

jrs pcs jrs j^cs Jrs pcs jrs pcs jrs pcs jrs pcs

New-Oarlisle 6 3.00 3 9.00 9 17.00 0 O.oa 2 légère 1 0.32

Carleton 7 9 50 12 32.00 6 18.00 0 0.00 0 0 00 2 0.20

Pte-au-Père..l4 13.90 17 25.50 12 17.10 0 0.00 1 légère 3 0.26

Cap-Rosier... 3 14.30 6 21.40 7 63.00 1 légère 4 0.89 2 0.27

Montréal 18 17.60 11 16.30' i6 2G.00 2 0.29 12 1.27 6 1.14

Québec 16 27.30 20 30.60 17 34.40 0 0.00 4 0.51 5 0.60

Pour tout l'hiver, nous trouvons les chiffres suivants :

I Neige Pluie

jr3 pc3 jrs pcs

•New-Carlisle 18 32.00 3 0.32

Carleton 25 50.50 2 0.20

Pointe-au-Père 43 56 50 4 0.26

Cap-Rosier '. 16 98.40 6 1.16

Québec 53 92.30 9 1.10

Montréal 45 50.90 20 2.70

; Ces chiffres établissent clairement que l'hiver est plus beau, moins neigeux et moins pluvieux dans la baie des Chaleurs qu'à Montréal, et surtout qu'à Québec, où il tombe à peu près au tant de neige et où il y a beaucoup plus de jours neigeux qu'au Cap-Eosier, la localité de la Gaspésie où l'hiver est le plus mauvais. A Carleton et Xew-Carlisle, l'épaisseur de la couche de neige qui recouvre le sol est ordinairement de trois pieds et atteint rarement quatre, dans les endroits où elle n'est pas accumulée par le vent. Il est donc constaté qu'il tombe bien moins de neige et que le temps est bien plus beau en hiver dans la partie sud de la Gî-aspésie que dans les districts de Québec et de Montréal.

La saison acriicole, c'est-à-dire l'intervalle exempt de gelées, est bien plus longue qu'il ne faut pour faire mûrir tous les grains et permettre de les récolter avec la plus grande facilité.' Ce fait est constaté plus bas

LA GASPÊSIE 65

dtans le tableau, dont les chiffres sont pris dans le Rapport du Bureau de Météorologie du Canada pour Van née 1880.

Dernière gdée Première gelée Intervalle le printenqjs V automne sans gelés

Xew-Cailirle 19 mai 28=" V 2 octobre 31° 1' 135 jours

Carleton 14 " 24- 0' 29 septembre 29° 5' 138 "

Pointe-an-rère 10 " 30= 0' 2j octobre 3P 3' 159 "

Québec 15 " 32= 0' 14 " 31= 0' 152 "

Montréal 1er " 22= 9' 20 " 31= 3' 172

C'est-à-dire qu'à aSTew-Carlisle, où elle est la plus courte, la saison exempte de gelées excède quatre mois et demi. Et ces premières gelées, — le tableau l'indique — sont très légères, incapables de nuire même aux grains et aux plantes les plus sensibles. C'est à peine si le mercure atteint le point de congélation. Les gelées blanches viennent bien plus tard et pratiquement la durée de la saison agricole excède cinq mois et davantage. Qu'est-il besoin de plus ? La récolte commence vers le vingt-cinq août, même avant en plusieurs endroits, en sorte qu'il y a plus d'un mois et demi pour la faire, avant les gelées sérieuses et les pluies de l'automne, dont la première moitié est toujours très belle. Constatons aussi que les gelées de mai ne nuisent aucunement aux semailles, ce qui augmente encore la longueur de la saison agricole et la porte pratiquement à plus de cinq mois.

Complétons ces données par le tableau de la température moyenne pour chaque mois de l'année :

Keio-Carlisle

Janvier 16^ 2' ....

Février 15" 2'

>lars IT'^ 6' ....

Avril BC^ 0' ...,

Mai 470 8' ....

Juin eO'^ 8' ....

Jalllet G9^ 8' ...

Août GS'^ 5' ...

Septembre 53^8'

Carlcton

Foùv

icau-rî

re

Cai

'-Rosier

Octobre 43" 1' 42" 4"

^Tovembre 2 7» 7' 20" 7"

Déc-mbre 19» 3" 17» 2"

Année.

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