‹ Esquisse sur la Gaspésie (volume 2)Chapitre 5 sur 17 · L.v GAsrRsi · texte numérisé non relu

L.v GAsrRsi

est cliaud, Ir.imide, It'ger et rapide. Lor5/~|u'il se montre en hiver, il i rodait souvent des dégels, surtout aux approches de Véquinoxe.

Le vent du sud direct, que l'on croirait plus cliaud que ie sud-est, est neannionis plus temi)érL'. Pendant la saison où il se montre le plus fréquemment on le regarde comme une brise agréable et presque rafraîchissante, à raison de la vapeur humide dont il il absorbe l'eau.

Le vend de sud-ouest est plus fréquent durant l'été que pendant l'hiver. Ce n'est que vers le solstice d'été qu'il règne d'une manière plus constante que les autres vents. Il devient l'agent principal des oiagcs qui surviennent dans les mois de juillet et d'août. Souvent la brise du sud, qui a coutume de s'élever vers dix ou onze heures, fait place au sudouest qui, dans l'après-midi, remplit le ciel de nuages orageux: deux ou trois heures se passent en éclats de tonnerre et en éclairs, puis la crise se termine avant le coucher du soleil par des ondées tantôt plus, tantôt moins abondantes.

L'éqtiinoxe d'automne apporte un changement à cette direction du courant de l'air et c'est alors le vent d'est qui, pendant quarante ou cinquante jours, a la prépondérance, sans cependant régner seul ; après

cette pi'riode le sud-ouest se raniuie et partage le reste de la saison avec le nord-ouest qui s'éveille et avec l'ouest direct, qui est le plus égal, le plus serein et le plus agréable des vents de cette région. C'est -encore le sud-ouest qui, vers vers le vingt avril, fond la neige et les glaces ; c'est aussi lui qui apporte la pluie à certaines époques du printemps et de l'automne. Il est connu que ce vent n'est autre que le vent des tropiques, dévié et modifié, mais naturellement chaud, ce qui explique pourquoi il élève presque toujours le température.

Le vent de nord-ouest est essentiellement froid, sec, élastique, impétueux, plus fréquent llnver que l'été. Il a beaucoup d'analogie avec le mistral provençal. Dans la baie des Chaleurs, comme dans les autrjes parties du littoral de l'Atlaniique, parler du nord-ouest, c'est désigner un vent violent, i'roid, incommode, mais sain, élastique, ranimant les forces abattues. Seulement il a cela de perfide en hiver, que tandis qu'un ciel pur et un soleil éclatant réjouissent la vue et invitent à respirer l'air, si l'on soit des appartements on est saisi d'une bise glaciale qui arrache des larmes. Moms rude en été^, on le désire pour calmer la violence des chaleurs et il lui arrive assez souvent de se montrer après une pluie d'orage.

LA GASPESIE

Les vents dominants dans la baie des Chaleurs sont le vent d'ouest, et son opposé, le vent d'est.

La marche des saisons est régulière. L'influence du soleil commence à se faire sentir d'une manière plus ou moins constante dans la dernière partie du mois de février. Elle auîrmente q-raduellement en mars, et à partii de ce mois le mercure monte presque tous les jours au-dessus du point de congélation. Pendant ce mois, dont la température moyenne varie entre 17° et 20°, le temps est généralement très beau» le ciel est clair et le soleil brille ardemment. Le dégel commence régulièrement à partir du 20 et la neige se fond assez rapidement. En avril, la chaleur solaire est assez puissante pour exercer son influence sur toute la nature. En plusieurs endroits la neige finit de disparaître entre le vingt et le vingt-cinq, puis quelques jours plus tard la terre peut être travaillée. La température moyenne de ce mois varie de 30° à 361 II y a quelques jours de neige et nn plus grand nombre de pluie. Avec la première semaine de mai, la neige disparaît complètement des terres cultivées et du premier au huit le sol est prêt à recevoir les semences, dans les parties élevées et bien égouttées. La température moyenne de ce mois est de 40° à 50° et le nombre des jours pluvieux est peu considérable ; il n'a pas excédé huit en 1S81.

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La végétation se développe avec une force e^traordinaire et vers l:i fin les fuiiillages verdoyants, les fleurs piintanières et les semailles qui commencent à recouvrir le sol annoncent que la belle saison a définitivement commencé, que la végétation est en pleine activité.

'En ISSO, la température moyenne des trois mois de printemps a été de 4S" 1' à Carleton et de 48' 2' à jS'evv'-Cariisle. Jin rapprochant ce chiffre de celui de la température moyenne de quelques localités bien connues, en Europe, on forme le tableau suivant :

Localités Température du printemps

Londres, Anjclsterre .' 47^6'

Liverpool " 4'"^'=' 2'

GIas£rov,-, Ecosse 4."'=' ir

Edimboar.i? '• 45° 0'

St-Pétcr- bourg, Russie 33"* 0'

Berlin. Pru S2 47^ 4"

Paris, Fra:;c^ 50» C

" New-Carli le. base dos CliMicur- -18° 2'

Carleîou " ^ " 48° 1'

Ce tableau, dont les chiffres sont pris dans Blodgett, pour les villes d'Europe, et dans le Rapport dit bureau de 2Icî:éorologie dit Canada, pour ISSO, pour la baie des Cljaleurs, établit hors de conteste que la température moyenne du printemps est plus élevée, plus chaude que celle de Londres, de Liverpool, de Glasgow, d'Edimbourg, de Saiht-Pé-

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tersboin'g, de Berlin et qu'elle n'est que de T 4' TOoins élevée que celle de Paris. Ce fait se -passe de ccmmentaires.

Les variations de température, ou plutôt les tcmp>ératures extrême?, ont été comm.e suit durant ces trois mois :

Pins haute température P'us boh-se tevtpératirc

mars avril mai mars avril mai

iN'ew-Cailisle 38^ f/ 59° Ô' 73^5' — 15o 0' 5^0' 24^0'

Caileton 30° 0' 5S^ 0' TT'^ 5' — 20" 0' 1'^ 5' 19-^5'

Foialc-au-Père 35^ 0' 57'"^ 8' 67° 2" —17^^ 5' 4*^0' 12^^ n'

Le nombre de jours neigeux et pluvieux ainsi que la quantité de neige et de pluie tombées ont été comme suit:

NEIGE PLUIK

mars avril mai mars avril mai

jrs i:cs jrs jks jrs pcs jrs jks jrs ^/O-ç jrs jxs Xevr-Carlisle... 4 G.O 2 traces 0 0 0 0 1 0.48 8 2.10

Gaiictoa G 9.0 4 1.5 © 0 0 0 G 1.G4 10 3.19

Pointe-au-rère 11 GO G 15.5 3 2.2 0 0 :.» 2.42 IG 2.G4

A Carletou, la dernière gelée a eu lieu le 14 mai : elle a été légère, puisque le thermomètre n'est descendu qu'à 24°. A iSrew-Carli.-:le, elle a eu lieu le 8 du même mois, avec le thermomètre à 24'' 8'.

Les chaleurs d'été commencent avec le mois de juin. Dans les premiers jours de ce mois la température est quelquefois abaissée par les vents' d'est, qui apportent avec eux l'air froid venant du courant

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polaire ou des banquises qui arrivent à cette (époque sur les bancs de Terreneuve. Cela n'a pas d'autre effet que de rendre le temps un peu cru et de produire la plus basse température du mois, qui a été, en 1880, de 3j° 8' le 4 juin. Après cela, la chaleur augmente constamment et régulièrement jusqu'à 70° vers le 15 et à 80° ou même 82° vers la fin du mois, dans les plus hautes température, avec 58° à 60° pour la température moyenne. Les mois de juillet et d'août, les plus beaux de l'année, amènent les plus hautes températures,* qui atteignent jusqu'à 90°, tandis que les plus basses, au commencement de juillet, ne descendent pas au-dessous de 40°, ce qui arrive très rarement. Le chiffre ordinaire des plus basses températures varie de 50° à 55°. Pour ces trois mois, la température moyenne a été comme suit en 1880 :

Jttin

New-Carlisle 00^8'

Carleton 58° 6'

Poinie-au-Père 54/^ 7'

Cap-Rosier (1) 51'' 4'

Juillet

Août

Eté

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