ISLES
Rivière York 131
" St-Jean 278
u Dartmouth 377
Total.
Gaspé, 50c. ~)
Montagneux dans l'intérieur, de bonne terre sur le Dartmouth et le St-Laurent.
En partie montagneux, le reste propre à la culture.
Très-montagneux et sol pauvre.
Sol excellent
M.Beauchène Assemet- 30,083 Bonaven New-Carlisle, quagan. . ture.
Cté de Bonaventure.
Carleton 23,230
Bateau à va- Cox 38.198
peur de Québec à N.-Car- Hsle,en été, et
par le chemin Hope.... 20,440 Intercol. jusq u'à Campbelltown e n
hiver, et de Hamilton 53,490 là chemins ordinaires dans Mann ... 20,980 toutes les parties de l'agence, et en été, bateau à vapeur de Camp belltown à tou tes les localit é s jusqu'à Gaspé.
Matapé- 33,625 dia
Maria... 14,370
- 20c. Montagneux,en partie propre à la culture, avantageux pour le commerce de bois
Très montagneux, peu propre àja culture, bois de chauffage
En général propre à la culture, bois de commerce, pierre à chaux.
Propre à la culture, bois de commerce sur l'arrière du canton.
" Propre à la culture, bois de commerce.
" En général montagneux, il y a des vallées propres à la culture. Peu de bois de commerce.
"> En général montagneux,il y a des vallées propres à la cul ture. Peu de bois de commerce.
u Propre à la culture.
Milnikek 35,902
Nouvelle 38,645 /
New-Richmond.... 31,253
Patapé dia 33,300
Port-Daniel 44,170
Ristigou-
che 26,920
N.Carlisle 128
peu de bois de commerce.
Peu propre à la culture, avantageux pour le bois de commerce.
En partie avantageux pour la culture, peu de bois de commerce.
Propre à la culture et au bois de commerce
Montagneux, peu propre à la culture et peu de bois de commerce.
Propre à la culture et au commerce de bob Pierre à chaux en abondance.
Propre à la culture,peu de bois de commerce, traversé par le chemin de fer Intercolonial.
Propre à la culture, sol médiocre, savanneux.
Total... 444.734
Les actes de vente de ces terrains renferment les conditions suivantes : lo l'acquéreur doit prendre possession de la terre ainsi vendue dans les six mois à compter de la date de la vente, et continuer d'y résider et de l'occuper, soit par lui-même, soit par d'autres, pendant au moins deux ans, à compter de cette date ; 2o dans le cours de quatre années au plus, il doit défricher et mettre en culture une étendue de terre égale à au moins dix acres par chaque cent acres, et y construire une maison habitable d'au moins seize pieds sur vingt ; 3o il ne peut être coupé de bois avant l'émission de la patente que pour défrichement, chauffage, bâtisses- ou clôture et tout bois coupé contrairement à cette condition est considéré comme ayant été coupé sans licence sur les ter-
res publiques ; 4o nul transport des droits de l'acquéreur n'est reconnu dans aucun cas où il y a eu défaut dans 1 accomplissement d'aucune -des conditions de vente ; 5o les lettres patentes n'émanent dans aucun 0*8) avant l'expiration des deux années d'occupation, ni avant l'accomplissement de toutes les conditions même quand le prix de la terre est payée eu entier ; 6o l'acquéreur s'oblige à payer pour toutes améliorations utiles qui peuvent se trouver sur la terre vendue, appartenant à d'autres <ju'à lui ; 7o la vente est faite sujette aux licences de coupe de bois actuellement en force.
Ces conditions sont des plus libérales et quand les . colons sont de bonne foi, industrieux, le gouvernement leur donne toutes les facilités possibles pour les remplir et se montre très peu exigent pour ce qui regarde la régularité dans le service des versements sur le prix d'achat, îl est donc très facile de s'établir sur un vaste domaine dans la Gaspésie. Ainsi un père de famille qui a deux grands garçons peut prendre un lopin de six cents acres, deux cents acres pour lui-même et autant pour chacun de ses fils, le tout pour $120 ou $180, puisque les terrains se vendent presque partout de 20 à 30 cents l'acre. Dans les endroits où il y a des octrois gratuits, il peut s'emparer de ce domaine absolument pour rien. Et ces terres sont fertiles, des plus faciles comme des plus avantageuses à cultiver. " Il n'esi pas douteux, dit M. lecommandant Lavoie, que les comtés de Graspé et de Bonaventure seraient aujourd'hui les plus riches du pays si l'opulent marchand et le pauvre pêcheur avaient compris autrefois, comme ils le comprennent à présent, de quelle importance pouvait être pour eux et pour la nation entière la mise en exploitation de leurs terres si éminemment bonnes et qui peuvent êtres amendées si aisément, grâce à l'abondance de l'engrais animal. La population de cette partie du pays, dans laquelle dix arpents de terre feraient vivre une famille nombreuse, tandis que <îeut arpents ne suffisent pas toujours dans le voisinage des villes, est pauvre pour la plupart par suite de son aversion pour les travaux des champs L'expérience montrera aux Gaspésiens que par l'agricul-
ture ils peuvent acquérir l'aisance, " et il aurait pu dire sans faire erreur, la richesse. " Cette région, ajoute-t-ildans son rapport pour 1876, qui comprend une étendue de côtes de deux cents vingt-quatre milles, offre partout les plus grands avantages possibles pour la pêche. Le sol qui est l'égal des meilleurs terres qu'on puisse trouver dans notre pays possède des avantages qui ne se rencontrent nulle part ailleurs, et le colon peut trouver dans la terre comme dans la mer une abondante quantité de nourriture et devenir riche en peu d'années s'il sait diviser convenablement son travail et ses opérations. "
En effet, si le colon de la Gaspésie procède avec méthode et partage convenablement son temps entre l'agriculture -et la pêche, de manière à ne se livrer à celle-ci que dans les moments où l'agriculture, les travaux de la ferme ne requièrent pas son temps et ses labeurs, il peut faire beaucoup d'argent en très peu de temps. Une grande partie des pêcheurs négligeant la culture de leurs terres ne peuvent pas en tirer ce dont
ils ont besoin pour vivre et dépensent ainsi tout le produit de leur pêche ;mais s'ils soignaient leur culture, elle les ferait vivre dans l'aisance et ce qu'ils gagneraient à la pêche dans les mortes saisons serait du surplus qu'ils pourraient chaque année mettre de côté et accumuler ainsi une jolie petite fortune. Un cultivateur laborieux et intelligent peut dans le cours de l'été et de l'automne faire chaque année de $250, à 300 par la pêche, sans le moins du monde négliger sa culture.
Est-il ailleurs un seul endroit, qui offre pareil avantage au colon et à l'émigrant européen ?
Il est eu Europe une classe de gens qui réussirait particulièrement bien dans la Gaspésie : ce sont les populations qui habitent les côtes de l'Irlande et de la -Bretagne. Ces gens-là vivent d'agriculture et de pêche, deux industries qu'ils connaissent parfaitement. Mais ils ne cultivent que des terres plus ou moins stériles, de peu d'étendue et les pêcheries qu'ils exploitent ne sont rien comparées à celles de la Gaspésie. Avec le rude travail qu'ils s'imposent là bas pour vivre dans l'indigence ou la misère, n'est-il pas évident qu'ici ils vivraient dans l'abondance et s'acquièreraient bien vite un joli patrimoine ? Il en coûte toujours de s'éloigner du pays natal : le souvenir des ancêtres, les traditions de famille forment des liens qu'il est douloureux de rompre ; mais qu'ils envisagent l'avenir, qu'ils songent au bien-être qu'ils peuvent procurer à leurs enfants en abandonnant leurs côtes stérilles pour venir s'établir dans la région si riche en ressources naturelles de la Gaspésie, et ces braves gens auront bien vite fait leurs choix et accompli leur sacrifice. Ils seront reçus à bras ouverts comme des frères, par nos bonnes populations de la Graspésie, dont les mœurs douces et paisibles, l'honnêteté et la généreuse hospitalité sont presque passées en proverbe. Cette population est des plus sympathiques, pour les étrangers comme pour les siens, et un brave homme est toujours accueilli par elle avec la plus franche cordialité, quelles que soient sa langue, sa nationalité ou ses croyances religieusts.