‹ Esquisse sur la Gaspésie [microforme] (volume 2)Chapitre 30 sur 33 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Tous les renseignements donnés dans cette esquisse ont été contrôlés avec soin et représentent les choses exactement telles qu’elles sont. Ils prouvent clairement que la Gaspésie offre à l'émigrant des avantages incontestables et la prespective non seulement

de vivre à l'aise dès son arrivée, mais de s’acquérir en peu de temps un joli patrimoine, d'assurer un bon établissement à ses enfants et même d'arriver à la richesse. Comment pourrait-il en être autrement ? Le pays abonde en ressources st en richesses de toutes sortes. Le sol est partout fertile, des plus faciles à cultiver et, comme le dit si bien le commandant Lavoie, au moins l’égal des meilleures terres du pays. Les

forêts ont aussi leur richesse et n’attendent qu’une eccasion favorable pour alimenter une grande exploitation. La pêche est là, abondante, facile, ouverte à tous, avec ses produits qui trouvent toujours un écoulement assuré ; c’est un revenu aussi sûr que celui de l'agriculture, un revenu qui depuis plus d’un siècle à fait vivre la plus grande partie de la population et aceumuler des millions aux marchands qui font le commerce du poisson.

Sous tous les rapports, il n’y a pas de pays pius riche que la Gaspésie, principalement la partie qui avoine la baie Chaleurs. Les chemins sont bons, les moyens de transport faciles et peu dispendieux, le climat est sain—il n’y a pas dix médecins dans toute la Gaspésie—doux, des plus favorables aux fins agricoles ; les paysages sont superbes, offrent partout à la vue des panoramas ravissants ; il y a des églises et des écoles, une administration civile et religieuse qui ne laisse rien à désirer, une population paisible, morale, honnête et sympathique, enfin toût ce qu’il faut pour rendre la vie agréable e& facile : est-il possible de désirer davantage ? Où sont les contrées qui pourraient offrir plus à l’'émigrant européen ? Il nous est souvent arrivé de lire des récits de voyages faisant sonvoître la pénible vie que mène une bonne partie ücs populations qui habitent les côtes de la Bretagne,

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de l’Ecosse et de FIrlande. Nous admirons le travail opiniâtre de ces populations, leur courage, leur énergie. Nous nous représentons en esprit comme ces gens-là seraient heu:nx, comnie ils réussiraient dans la Gaspésie, où ils pourraient se livrer avec beaucoup plus de profit à leurs occupations favorites ! Peut-être cette esquisse, si elle parvient à leur connaissance, aura-t-elle pour effet de leur faire partager ces sentiments, puis de les amener dans le beau pays que nous voudrions leur faire connaître, et alors nous aurons atteint en bonne partie le but que nous recherchons, car c’est surtout pour eux que nous avons écrit cet opuscule. Qu'ils viennent et ils seront accueillis comme des amis, des frère; par nos braves gens de la Gaspésie. Bonheur, aisance et prospérité, ils auront tout à souhait et l'avenir «;u’ils prépareront à leurs enfants leur fera bien vite oublier ce qu'ils auront laissé de l’autre côté de l'Océan.

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