‹ Esquisse sur la Gaspésie [microforme] (volume 2)Chapitre 29 sur 33 · COMMENT ET QUAND 8E RENDRE DANS LA GASPÉSIE · texte numérisé non relu

COMMENT ET QUAND 8E RENDRE DANS LA GASPÉSIE

De la Nouvelle-Ecosse, du Nouveau-Brunswick et de la partie ouest de la province Ce Québec, l’accès de la Gaspésie est des plus faciles, surtout pendant la saison de la navigation. Comme nous l’avons vu ailleurs, il y a plusieurs lignes de steamers qui conduisent dans cette localité. De Québec, il y a la

| ligne des vapeurs de Québec, qui fait un service bi-

mensuel entre Montréal et Québec, puis Métis, Gaspé, Percé et quelques autres ports de la baie des Chaleurs. Le Beaver, qui appartient à M. Alexander

Fraser, voyage aussi entre Québec et tous les ports de la Gaspésie, notamment ceux de la baïe des Chaleurs, où il se rend jusqu'à Paspébiac. Le prix du passage sur ces deux lignes est très peu élevé. On peut aussi se rendre presque en tout temps de Québec dans tous endroits de la Gaspésie en goélette, et cela pour une bagatelle,

Le chemin de fer Intercolonial, qui va de Québec à Halifax et faint-Jean, les deux grands ports de mer de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick, traverse la partie ouest de la Gaspésie, à laquelle il donne facile accès en tout temps de l’année. C’est un chemin de fer de première classe sous tous les rapports et dont l'exploitation, qui est faite par le gouvernement du Canada, ne laisse absolument rien à désirer. À Campbelltown (et prochainement à Dalhousie) ce chemin se relie à une ligne de steamer subventionnée par le gouvernement et qui fait. le service de toutes les localités situées sur les bords de la baie des Chalenrs et jusqu’à Gaspé. Par cette voie on peut se rendre prompéement et à peu de frais dans ces localités. Pour les endroits situés dans la partie nord de la Gaspésie, il faut laisser le chemin de fer à Rimouski ou à Métis, puis de là se rendre en voiture où l'on veut aller, ou brenailler en voiture.

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| égards et tous les soins désirables. A l’arrivée des

steamers à Québec et Halifax, le bagage des passagers est transporté du quai à la prochaine station du chemin de fer aux frais des compagnies et gratuitement pour les passagers. La loi permet à ces derniers de rester à bord quarante-huit heures après l’arrivée du

TE

LA GASPÉEIE

navire dans le port, à moins que ce navire n’ait un contrat pour le transport des malles ou ne doive poursuivre sa route pour arriver à sa destination. Le capitaine est tenu de déposer les émigrants et leur bagage à un débarcadère convenable de la ville et sans rétribution, entre le lever et le coucher du soleil.

L'émigrant doit arriver dans la Gaspésie au commencement du printemps. C’est à cette époque que commence la pêche, et s’il n’a pas d’autres ressources pour vivre, il peut louer une embarcation ainsi que les autres appareils nécessaires, des grandes maisons | qui font le commerce du poisson. Ces maisons lui avanceront aussi, à compte et par anticipation sur le

produit de sa pêche, ce dont il aura besoin pour vivre, T lui et sa famille. Tout en faisant la pêche il pourre, ont s’il est actif et laborieux, se choisir un lopin de terre exac puis y faire un peu de défrichement qu’il ensemencen M men le printemps suivant. Cela l’aidera et lui permettn } tages de se bâtir une petite maison, ce qui complètera sa) de v établissement. Et la vie est si facile, si peu disper-h en pi dieuse dans la Gaspésie. Un arpent de terrain ense-|S établ mencé en légumes eten pommes de terre peut fourni chess à la consommation d’une famille nombreuse et IS pays bord de la mer est toujours là, avec son excellenik sorte poisson de toutes sortes, pour fournir son large cor-$ culti: tingent à l'alimentation d’une famille. Des légume au m

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des pommes de terre, d’excellent poisson en abondance, c’est déjà beaucoup et l’émigrant peut se procurer tout cela avec le moindre travail. Durant . l'hiver, il pourra se faire une barge, des filets. etc. et douze ou quinze mois après son arrivée il sera | presqu'aussi avancé, aussi bien installé que beaucoup

de gens qui sont nés dans le pays ou y vivent depuis

longtemps. Dans tous les cas, il est sûr de trouver dans la pêche de quoi faire vivre sa famille dans une | modeste aisance, et cela en arrivant.

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