‹ Esquisse sur la Gaspésie [microforme]Chapitre 32 sur 41 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

LE

propre à la culture.

‘* Montagneux; le ler rang

propre à la culture.

Plus uni; bonne terre arable.

Feu propre à la culture.

Montagneux ; de bonne terre sur les 2? côtes de la rivière,

Propre à la cultu.e.

Propre à la culture.

Montagneux; mais terrain uni et de bonne qualité de chaque côté de la rivière,

Le ler-rang médiocre ; les rangs en arrière propres à la.culture et à l'exploitation du bois.

Montagneux; sol d’ex cellente qualité dans

. plusieurs rangs.

Montagneux duns l'intérieur ; de bonne terre sur le Dartmouth et le St. Laurent:

En partie montagneux le reste propre à culture.

Très-montagneux

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20e. Montagneux, en partie

propre à la culture, avantageux pour le commerce de bois.

Très-Montagneux, peu propre à la culture, bois de chauffage.

En général propre à la culture, bois de commerce; pierre à chaux.

Propre à la culture.

Bois de commerce sur l'arrière du can-

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Propre à Ia culture.

Bois de commerce.

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il y a des vallées propres à la culture, Peu de bois de

commerce.

En général montagneux il y à des vallées propres àla culture. Peu de bois de commerce.

Propre à la culture.

Peu de bois de commerce.

Peu propre à la culture ;avantageux pour le bois de commerce.

En partie avantageux pour la culture ; peu de bois de commerce.

Propre à la culture et au bois de commer-

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Port-Daniel..,. 44,170 Bonav. 20c. Propre à la culture et au commerce de bois. Pierre à chaux en abondance.

Restigouche... 26,920 « ‘ Propre à la culture—pen de bois de commerce, traversé par le chemin de fer Intercolonial.

New-Carlisie… 128 de ‘Propre à la culture: sol médiocre, savanneux.

Total... 444,734

Les actes de vente de ces terrains renferment les conditions suivantes : Lo l’acquéreur doit prendre possession de la terre ainsi vendue dans les six mois à compter de la date de la vente, et continuer d'y résider et de l’occuper, soit par lui-même, soit par d’autres, pendant au moins deux ans, à compter de cette date; 20 dans le cours de quatre années au plus, il doit défricher et mettre en culture une étendue de terre égale à au moins dix acres par chaque cent acres, et y construire une maison habitable d'au moins seize pieds sur vingt; 30 il ne peut être coupé de bois avant l'émission de la patente que pour défrichement, chauffage, bâtisses ou clôtures et tout bois coupé contrairement à cette condition est considéré comme ayant été coupé sans licence sur les terres publiques; 5o nul transport des droits de l'acquéreur n'est reconnu dans aucun cas où il y a eu défaut dans l’accomplissement d'aucune des conditions de vente; 50 les lettres patentes n’émanent, dans aucun cas, avant l'expiration des deux années d'occupation, ni avant l’accomplissement de toutes les conditions, même.quand le prix de la terre est payé en entier ; 60 l'acquéreur s'oblige à payer pour toutes améliorations utiles qui peuvent se trouver sur la terre vendue, appartenant à d’autres qu'à lui; 7o la vente est faite sujet aux licences de coupe de bois actuellement en force.

Ces conditions sont des plus libérales et quand les colons sont de bonne foi, industrieux, le gouvernement leur donne toutes les facilités possibles pour les remplir et se montre très peu exigent pour ce qui regarde la régularité dans le service des versements sur le prix d'achat. Il est donc très facile de s'établir sur un vaste domaine dans la Gaspésie. Ainsi un père de famille qui a deux grands garçons peut prendre un lopin de six cents acres, deux cents acres pour lui-même et autant pour chacun de ses fils, le tout pour $120 ou $180, puisque les terrains se vendent presque partout de 20 à 30 cents l’acre. Dans les endroits où il y 4 des octrois gratuits, il peut s'emparer de ce domaine absolument pour rien. Et ces terres sont fertiles, des plus faciles comme des plus avantageuses à cultiver. ‘IL n’est pas Rene dit M. le commandant Lavoie, que les comtés de Gaspé ct de Bonaveuture

seraient aujourd'hui les plus riches du pays si l’opulent marchand et la pauvre pêcheur avaient compris autrefois, comme ils le comprennent à présent, de quelle importance pouvait être pour eux et pour la nation entière la mise en exploitation de leurs terres si éminemment bonnes et qui peuvent être amendées si aisément, grâce à l'abondance de l’engrais animal. La population de cette partie du pays, dans laquell” dix arpents de terre feraient vivre une famille nombreuse, tandis que cent arpents ne suffisent pas toujours dans le voisinage des villes, est pauvre pour la HA asp par suite de son aversion pour les travaux des champs...

‘expérience montrora aux Gaspésiens que par l’agriculture ils

euveut acquérir l'aisence, ” et il aurait pu dire sans faire erreur, a richesse, “ Cette région, ajoute-t-il dans son rapport pour 1876, qui comprend une étendue de côtes de deux cent vingt-quatre milles, offre partout les plus grands avantages possibles pour la pêche. Le sol, qui est l’égal des meilleures terres qu’on puisse trouver dans notre pays, possède des avantages qui ne se rencontrent nulle part ailleurs, et le colon peut trouver dans la terre comme dans la mer une abondante quantité de nourriture et devenir riche en peu d'années s’il sait diviser convenablement son travail et ses opérations, ”

En effet, si le colon de la Gaspésie procède avec méthode et partage convenablement son temps entre l’agriculture et la pêche, de manière à ne se livrer à celle-ci que dans les moments où l’agriculture, les travaux de la ferme ne requièrent pas son temps et ses labeurs, il peut faire beaucoup d’argent en très peu de temps, Une grande partie des pêcheurs, négligeant la culture de leurs terres, ne peuvent pas en tirer ce dont ils ont besoin pour vivre et dépensent ainsi tout le produit de leur pêche; mais s'ils soignaient leur culture, elle les ferait vivre dans l’aisanse, et ce qu'ils gagneraient à la pêche, dans les mortes saisons, serait du surplus qu’ils pourraient chaque année mettre de côté et accumuler ainsi une jolie petite fortune. Un cultivateur laborieux et intelligent peut dans le cours de l'été et de l'automne faire chaque année de $250 à $300 par la pêche, sans le moir:s du monde négliger sa culture.

Est-il ailleurs un seul endroit qui offre pareil ävantage au colon et à l'émigrant européen? :

Il est en Europe une classe de gens qui réussirait particulière-.

ment bicn dans la Gaspésie: ce sont les populations qui habitent les côtes .o l'Irlande et de la Bretagne. Ces gens-là vivent d’agriculture et de pêche, deux industries qu'ils connaissent parfaitement. Mais is he cultivent que des terres plus ou moins stériles, de peu d'étendue et les pêcheries qu'ils expioitent ne isont rien,

comparées à celles de la ee Ka Avec le rude travail qu'ils.

s’imposent là bas pour vivre dans l’indigence ou la misère, n'est-il pas évident qu'ici ils vivraient dans l'abondance et s’acquière-

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raient vien vite un joli patrimoine? Il en coûte toujours de s'éloigner du pays natal: le souvenir des ancêtres, les traditions de famille forment des liens qu’il est douloureux de rompre; mais qu'ils envisagent l'avenir, qu'ils songent au bien-être qu'ils peuvent procurer à leurs enfants en abandonnant leurs côtes stériles pour venir s'établir dans la région si riche en ressources naturelles de la Gaspésie, et ces braves gens auront bien vite fait leur choix et accompli leur sacrifice. Ils seront reçus à bras ouverts, comme des frères, par nos bonnes populations de la Gaspésie, dont les mœurs douces et paisibles, l'honnêteté et la généreuse hospitalité sont presque passées en proverbe, Cette population est des plus sympathiques, pour les étrangers comme pour les siens, et un brave homme est toujours accueilli par elle avec la plus franche cordialité, quelles que soient sa langue, sa nationalité ou ses croyances religieuses,

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