‹ Esquisse sur la Gaspésie [microforme]Chapitre 7 sur 41 · HR, | AP · texte numérisé non relu

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serpentines, etc. Ta formation de Sillery se compose pour la plus grande partie d'argiles rouges et vertes, de grès et de dolomites, mais renferme en certains endroits des roches altérées, des schistes cristallins, des strates épidotiques et gneissoïdes,

T'elles sont les roches qui forment la base des terrains de la Gaspésie. Comme nous l'avons vu plus haut, elles sont presque partout recouvertes par les calcaires et les grès de Gaspé ainsi que par la formation sous-carbonifère de Gaspé,

La formation calcaire de Gaspé correspond, par sa position, aux séries inférieures de la formation de Helderberg. Bien que composée en grande partie de couches de calcaire gris, elle renfarme aussi des lits d'argile et de schiste noirs qui appartienne Au silurien moyen. La partie inférieure de cette formation se se: contre dans les Cantons de l'Est et la partie supérieure, celle qui renferme le plus de calcaire, a son plus grand développement dans la Gaspésie. A l’extiémité orientale de la péninsule, au cup Barïy, à Percé ainsi qu’en plusieurs autres localités, ce calcaire présente des falaises abruptes et des poin**s qui ont été usées et creusées par l’action des eaux de la mer.

La formation des grès de Gaspé, ainsi que les fossiles l’indiquent, appartient à l’âge devonien et correspond aux formations d’'Oriskany, de Hamilton et de Chemung des gévlogues américains. Elle se compose de grès, d'argile et de conglomérats'interstratifiés et renfermant èn certains endroits beaucoup de débris de plantes à l’état de fossiles, A l’anse du Petit Gaspé, il y a dans ces strates une couche légère de charbon impur, puis à Douglasstown et en plusieurs autres endroits des sources de pétrole suintent à travers ies lits de cette formation.

La formation'de Bonaventure appartient à l’âge sous-carbonifère, mais ne renferme pas du tout de charbon. Ses strates se composent principalement de conglomérats, associés avec des grès, des argiles rouges et verdâtres, renfermant parfois des restes de plantes carbonisées. En beaucoup d’endroits elles sont percées par ües dykes de trapp. Elles recouvrent en position discordante les couches du grès de Gaspé. Cette formation se rencontre sur la côte orientale de Gaspé et surtout le long de la baie des Chaleurs, où sir William Logan estime qu'elle n’a nas moins de trois mille pieds d'épaisseur.

Sur les formations de Québec et de Sillery, qui forment la côte septentrionale de Gaspé, reposent, en stratification discordante, sept cents mètres environ de calcaire et schistes fossilifères qui représentent le terrain silurien supérieur, auxquels succèdent plus de mille cinq cents mètres de grès devoniens intercalés avec des schistes rouges. Sur la côte méridionale de Gaspé, les couches relevées de ce terrain devonien sont recouvertes par mille mètres de couches horizontales de grès meulier qui forment la base du bassin houillier du Nouveau-Brunswick, mais ne contiennent pas de mi-

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la néral combustible, Les calcaires fossilifères de Gaspé peuvent être 0 suivis vers Le sud-est jusqu'au Ie Memphremagog, Le terrain e8 devonien qui est purement siliceux dans le comté de Gaspé, offre vers le sud-ouest des couches de calcaire quise trouvent dans la la même vallée avec des calcaires siluriens dont on vient de par- 16 ler, (1) si La formation de Bonaventure a peu d'étendue.' Elle forme la lisière comprise entre la baie des Chaleurs et une ligne tirée IX depuis le confluent de la rivière Métapédiac avec la Restigouche O- jusqu’à la tête de la baie de Cascapédia, puis une autre ligne s'éten- 1e dant de l'embouchure de la petite rivière Cascapédia à l'estuaire ‘u de la rivière de Port-Daniel, enfin entre le littoral du golfe et une - «1 troisième ligne partant, de Douglasstown, fléchissant un peu à « ui l’ouest vers le milieu de sa longueur et aboutissant aux environs 19] nt de l'embouchure de la Grande-Rivière. .

1p Le groupe de Québec forme une bande dont la largeur varie de re quinze à trente milles et longe le rivage üu golfe Saint-Laurent FA et entre la rivière Métis et le cap Gaspé. Sa largeur augmente en qi allant vers l’est et elle n’est entamée que par une étroite bande ù di- de terrains appartenant à la formation de la rivière Hudson, K à ns entre la riviére au Marsouin et l’anse à la Tierce et àson extré uité REA 14. sud par une petite étendue de terrains de la formation de Chazy, 1 és entre la rivière Sainte-Anne et la tête de la rivière Madeleine. Les L'espace compris entre ces deux lisières, bordant le rivage du i tes gol'e Saint-Laurent et celui de la baie des Chaleurs, est occupé ou 7e en plutôt recouvert par les calcaires et les grès de Gaspé. Le grès hi èrs forme une espèce de carré long s'étendant en droite ligne à l’ouest 42 de la partie de la formation de Bonaventure comprise entre Dou- 5e ni- glasstown et le cap Rouge puis se prolongeant jusqu’à la rivière se se Bonaventure, dans l’intérieur des terres. Un peu plus à l’ouest, pi RE) à mi-distunce entre le golfe et la baie des Chaleurs, il y a une sn es autre aire de grès qui s'étend du nord-est au nord-ouest de puis la FUN es grande rivière Cascapédia jusqu’à la rivière Métapédia. Enfin, ces QE O1'- terrains de grès entourent l'embouchure des deux rivières Casca- 1 tre pédia et forment [à le trait d’union entre les deux parties de la ; es formation de Bonaventure, qui borde la baie des Chaleurs de cha- : di de que côté de New-Richmond. ER Ces différentes formations ont respectivement les étendues qui : ôte suivent, autant qu'on pent en juger par les explorations fuites te, jusqu’à présent :

qui : Formations Milles Acres ie lus Calcaires de Gaspé.................... 4,000 ........ 2,560,000 se D” Grès de Gaspé... ...,,. es se4es .e 93000 ........ 1,920,000 “ des Groupe de Québec. senc ce due secoe 9.000 55e 1,920.000 à ele- Formation de Bonuventure......,....... (G00 ......., 384,000 à s de Formation de l'Hudson................ 184 ........ 117,760 sin RENE pme mi- 10,784 ” 6,901,760 :

(D) Logan—Æquisse géologique du Canada.

Ce tableau montre clairement que la plus grande partie du sol

de la Gaspésie est d'excellente qualité, facile à cultiver et produit abondamment le foin ainsi que es les espèces de céréales.

Les formations colcaires occupent une étenduede 2,550,009 acres, ce qui est suffisant pour former 12,800 fermes de 100 acres chacune, en faisant une déduction de moitié pour les terrains de qualité secondaire. Cette dédaction est bien trop considérable, car il est bien connu qu2 les formations de calcaire fournissent presqu'invariablement des terrains de première qualité. Ces roches subissent facilement l’action de l'atmosphère et de l’eau, se désagr@gent promptement et forment par leur désagrégation un 80! aussi fertile que peu difficile à cultiver. :

Ces terrairs calcaires appartienneut aux formations siluriennes supérieure et moyenne, qui se rencontient dans toute la partie nord du Nouveau-Brunswick. C’est dans ces formations que se trouvent les terrains élevés les plus riches de la province. Les terres fertiles et cultivées de la vallée de la rivière Restigouche et les terres qui bordent les deux rives de la rivière Saint-Jean, en approchant de sa source, reposent sur ces roches et en sont formées en grande partie.

Les terrains de cette formation sont ordinairement plus lourds et plus forts que ceux de la région earbonifère. Les roches dont ils se forment sont généralement des schistes plus ou moins durs qui, en se désagrégeant, donnent naissance à des terrains d’une force considérable, comme disent les cultivateurs, et qrelquefois très durs, Il s’y rencontre aussi des couches de brane pierre calcaire, plus ou moins richés en fossiles (1) Dars l’ouest de

l'Etat de New-York, ces formations constituent les terrains les plus riches et les plus fertiles.

Les grès rouges qui recouvrent une grande. étendue de la Gaspésie, forment aussi des terrains d’une grande fertilité. Les torres les plus riches et les mieux cultivées de l’Ecosse reposent sur des roches rouges de cette espèce. Au Nouveau-Brunswick, les excellentes terres de Ja vallée de S issex, de Sackville et de La rivière ShApOUT se trouvent dans le voisinage de roches de cette nature.

D'après le professeur Johnston, qui en a fait une étude spéciale au Nouveau-Brunswick, les couches de ces formations de grès rouge se composent:

lo De conglomérats rouges qui, en se brisant, forment des sols

| graveleux pauvres, produisant de bonnes récoltes d'avoine et.

d’autres céréales lorsqu'on les traite bien, mais ayant une forte

Qi" posIMon à absorber tout le fumier et toute l’eau qu'on y met; 20 De grès rouge fin qui, en se pulvérisant, forme des terrains

rouges sablonneux, légers et faciles à travailler, et qui peuvent,

(1) Report on the agricultural capabilities of New-Brunswick, by professor Johnston

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en étant bien traités, produire de bonnes récoltes. Au Nouveau- Brunswick, ces terrains sont très recherchés ;

30 De couches d'argile rouge, communément appelée ‘“glaise rouge,” avec des couches de grès rouges interstratifiées et qui en se pulvérisant forment des terrains, tantôt de riche terre glaise tantôt de riche argile. Ce sont les terrains les plus avantageux et les plus productifs.

D'ailleurs, la fertilité du sol de la Gaspésie est attestée par les récoltes qu’il produit, ainsi que cela est démontré à la page 8 par les chitfres relatifs à la production du blé. La comparaison est encore plus avantageuse quand on l’applique à la production totale des autres provinces de la confédération. Cela se voit clairement par le tableau suivant:

Gaspésie Minots de blé à l'acre

Gaspé.....,..,.,..,.. 15.00 minots

Bonaventure.....,..... 11.70 « SPAM SA NON AR AU Pr re MR AR

Rimouski..,.......... 8.30 « |

Province du Nouveau-Brunswick............ MÉOCI oder .. 10.85 & Nouvelle-Ecosse..... MÉRITE TS RUMLEUS Ste DE “ QHÉDeds ST Tee RACE PRE PRO AES :.. 8.04 “ OMAN NS a en Us RE Lorie EU LS 00 0 HN

C'est-à-dire que dans la Gaspésie le rendement moyen du blé excède de 1.24 minot par acre le rendement de la même céréale dans la pro vince d’Ontario, dont 'e sol est réputé des “plus fertiles. Et l’on

eut dire sans crainte de faire erreur que si la culture était aussi

ien faite, aussi soignée dans la Gaspésie que dans la province d’Ontario, le rendement serait d'au moins 25 pour cent plus éievé. Il est donc évident, incontestable /que le sol de la Gaspésie est riche, fertile, capsble de faire vivre dans l’aisance et la richesse les colons qui le &nltiveront avec soin. f

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