‹ Esquisse sur la Gaspésie [microforme]Chapitre 9 sur 41 · RU ES · texte numérisé non relu

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nite. L'analyse de cette substance a donné les résultats suivants :

(1) (11) (11) (iv) Matière volatile. .......,.,,., LUS NON à «1 CORRE, NOR ER Li OADONR I TL es oc ea. e A SANS A ARBRES per DO A Résidu,.....,. ER RTE RAR PT 2 GITE 58.7 .... 69.1 .... 49.8 .,., 60.7

On pourrait tirer de cette matière de grandes quantités d’hnile à bruler et à lubrifier, en la distillant comme on distillela houille et lesschistes bitumineux. Des expériences faites sur une petite échelle, dans le but de constater si cette résine pourrait servir à la production du gaz d'éclairage, ont donné pour résultat 2} pieds cubes de gaz, de qualité supérieure, par livre de résine, laquelle perdit par la distillation 26 pour cent de son poids. Comme la matière volatille représente environ 33 pour cent de la résine, il est évident que si l’on pouvait se procurer cette résine dans un

lus grand état de pureté, elle remplacerait fort avantageusement a houille pour la production du gaz d'éclairage, (1)

Les échantillons employés dans les expériences dont le résultat est donné plus haut provenaient. d’un lit de quatorze à quinze pouces d'épaisseur, qui se trouve près du moulin Shaw, sur la côte nord

du bassin de Gaspé. Ce lit a été suivi sur une distance de 200

pieds, au bout desquels il s'enfonce duns les grès. On a pareillement trouvé cette substance à plusieurs autres endroits, sur les bords de la rivière York, sur un parcours d'une trentaine de milles. Les lits ont de quatre à douze pouces d'épaisseur et jusqu'à cent pieds de longueur. Quelques-uns sont en grande par:tie composés d’une matière brillante et brunâtre qui, examinée par petits fragments, présente la même trauslucidité rougeâtre que la résine mentionnée plus baut, bien qu’elle contienne parfois moins de cendre et soit mêlée à une matière charbonneuse. Un échantillon provenant de ces lits de la rivière York a donné par l'analyse 52,4 de matières volatiles, 26.3 de carbone et un résidu de 21.3. La plus grande proportion d’hydrocarbone volatile qu'on obtient de cette substance la rend plus avantageuse pour ia distillation que la résine provenant des dépôts du moulin Shaw. Ces curieux dépôts, ajoute sir William Logan, mériteraient d’être étudiés davantage au point de vue de leur importance économique, At

Pétrole—La présence du pétrole dans les roches de Gaspé a été constatée il y a plus de trente ans, pour la première fois, par les membres de la commission géologique du Canada. Des explorations subséquentes ont établi que ce minéral existe en plusieurs endroits de cette région, sur les bords des rivières Dartmouth, York, Saint-Jean et Malbaie. A beaucoup d’endroits, dans cette

région, le calcaire est recouvert d’un grès dont la partie inférieure

(Lt Sir William Logan, Géologie du Canada.

F est de même âge que la formation d'Oriskany, Ce grès se trouve près de l'embouchure de la rivière. York, et comme le calcaire, il estimprégné de pétrole. Sur les bords de cette même rivière, à Li douze milles environ du bassin de Gaspé, on trouve des parcelles de bitume solide dans les cavités d'un dyke coupant le grès,

A la source d’où provient le pétrole de Silver Brook, lun des no le tributaires de la rivière York, cette huile sort d’une masse de grès 4 le et de calcaire aténacé qui plonge vers le sud-est à un angle de 13 © | te et se trouve à près d’un mille de la couronne de l’anticlinale, | à L'huile, qui se ramasse dans les mares d’eau, le long du ruisseau, ls a une couleur verdâtre et une odeur aromatique bien moins désale gréable que celle du pétrole d'Ontario, Plus loin vers l’ouest, à la une douzaine de milles dé l'embouchure de la rivière, l'huile suril nage à la surface de l’eau, à lafilourement du calcaire, Il y a in aussi du pétrole à la fontaine Adam, sur le derrière du lot B du nt “anton d’'York, à une couple de milles $, S. E. de l'entrée du bas- Lie sin de Gaspé. Le pétrole suinte pareillement à travers la boue L at du rivage à Sandy-Beach et Haldimand, deux localités qui, comme « . es la précédente, se trouvent sur des grès et l’anticlinale qui passe LA rd un peu au nord de la ‘source de Silver Brook. Un peu à l'est, A )0 deux milles à l’ouest de la Pointe-au-Goudron, qui tire son nom “ke le du pétrole qu'on y trouve, il y a une autre source qui se trouve à ‘hf es trois quarts de mille de l’anse au Marsouin, Sur le bord sud de 4 de | la grève de Douglasstown, environ un mille à l’ouest du village, 4 | 13- le pétrole suinte à travers la boue et les graviers du rivage, Plus La Li loin vers l’ouest, à la deuxième bifurcation de la rivière Saint: fra ée Jean, il y à aussi du pétrole, ainsi que sur les bords d’un ruisseau 1 re qui se décharge dans l’'anse Saint-George, sur le côté nord-est de ve) is la baie de Gaspé. Et n On a pratiqué, sans beaucoup de résultat, deux forages dans ces ps ar réwions: lun de 200 pieds Ge profondeur, sur les 5ords de la .. u rivière York, et l’autre de 125 pieds, aux environs de Douglass- fe ile town, % L'insuccès, dit M. le professeur Hunt,—qui fait autorité an 1à en ces matières—(des quelques forages pratiqués à Gaspé ne doit R:: W. pas être reuurdé comme décourageant, car il a été constaté ailre leurs que de deux forages, l’un peut atteindre une fissure ou une 1O- veine à peu de profondeur, au lieu que l’autre, tout près, n'arrive à rien ou n'atteint l'huile qu'à une beaucoup plus grande profonété deur, ce qu’il faut attribuer à l’irrégalité ou à lobliquité des fises. sures, Quant au site des sources d'huile naturelle, il ne fäut pas a oublier que le pétrole peut souvent couier sur une certaine dis- t Lr'S tance dans une direction horizontale sous les strates imperméables è h, et finalement sourdre à quelque distance de l’un des côtés du à te réservoir, En beaucoup d’'endroits de cette région l'épaisseur des re | couches de grès (qui atteint 4,000 et même 7,000 pieus dans son , plus grand développement) est sans doute considérable, même sur l les cîmes des anticlinales, et il pourra être nécessaire de creuser __ "

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des puits profonds le long de ces lignes avant de pouvoir conxtater l'existence ou l'absence de l'huile en quantité suffisante dans ces régions, Cependant il faut bien remarquer que l'épaisseur du lit de grès recouvrant lex calcaires pétrolifères de Gaspé a | | beaucoup de similitude avec ce que l'on trouve dans l'ouest de la (Al E enn-ylvanie, où les puits à l'huile en exploitation sont ceusés dans [ une pareille formation de grès et de schistes, d'une grande épuis- | | seur qui recouvre le calcaire cornifère et qui, ainsi que nousavons ln essayé de le démontrer, a favorisé l'accumulation et la conserva Il tion du pétrole provenant de la formation inférieure Dans la |} Gaspésie le grès dévonien occupe une grande aire s'étendant vers | l’ouest jusqu’à la rivière Métapédia, et il est, probable que l’on trouvera le pétrole dans d'autres localités que celles où sa pié-

sence à déjà été constatée.” | Cela est très probable, en effet, et il n’y a pas de doute que si le gouvernement chargeait la commission géologique de faire des | investigations plus étendues et plus minutieuses que celles qui . ont éié fuites jusqu’à ce jour, de pratiquer des forages plus profonds que ceux qui ont été pratiqués sur les bords de la rivière |- York et aux environs de Douglasstown, on tinirait très probublement par découvrir des fontaines de pétrole aussi nombreuses et aussi riches que celles d'Outario. À t

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