CONCLUSION
€ J'ai vu plusieurs pays étrangers, disait un Canadien, et j'en ai vu de bien beaux et de bien riches, où il fait bon à vivre , Mais je n’en ai pas vu qui me puisse faire regretter d’avoir à habiter le Canada, »
« Ceux qui veulent aller habiter le Canada, disait un voyageur, peuvent s'attendre à trouver dans les villes et les établissements anciens tout le comfort des meilleures villes d'Europe, dans les défrichements nouveaux un vaste champ à leur industrie, et un retour assuré pour leur tra-
vail, surtout s'ils y viennent avec un petit capital. »
Voilà la conclusion de l’auteur : pour lui, cette étude de son pays le lui fait aimer davantage ;
et la conclusion qu'il tire pour ceux qui vealent laisser l'Europe pour l'Amérique, c’est que peu de pays offrent un plus bel avenir aux émigrants et à leur postérité, surtout aux agriculteurs, et qui ont la sage détermination de le demeurer. Ce n'est pas qu'on veuille conseiller à celui qui vit à l’aise dans son pays de le laisser pour courir après la fortune, Oh! non; celui-ci aurait à craindre de se voir puni du mépris d’une médiocre prospérité accordée par la Providence, Au reste, pas plus en Amérique qu’en Europe les fortunes brillantes et rapides ne sont communes; mais seulement il y a là plus d'espace, plus de champ pour Île travail, Ce n’est pas non plus que le Canada soit une terre de Cocagne où les ruisseaux sont de lait et la rosée de miel, Celui qui partirait d'Europe pour venir n’importe où en Amérique ou aller en quelque endroit du monde que ce soit, avec l'espoir de faire une fortune brillante en peu de temps, aurait une excellente chance de se tromper. Non, l’émigrant forcé par les circonstances de quitter sa patrie doit avoir assez d'expérience du mauvais côté de la vie pour nourrir des pensées plus sobres que celles-là. Mais, répétons-le encore,
i veulent que peu migrants teurs, et meurer.
celui qui our couaurait à une mévidence, | Europe nt coml'espace, pas non Cocagne de miel, ir n’imque enpoir de s, aurait 1, l’émiutter sa mauvais
‘es plus encore ;
l’homme pauvre et laborieux, lhomme intel.
ligent et honnête, le capitaliste (quelque petit que soit son capital), le capitaliste industrieux que la difficulté des placements avantageux gône dans son industrie, tous ceux-là trouveront en Canada ce qui leur faut, et mieux qu'ailleurs sous bien des rapports, Le sol est aste et fertile, la nature y a fait pousser une riche récolte, la forêt qu'il peut de suite faire aloir ; le climat st remarquablement salubre ; les productions naturelles nombreuses et de tous les genres; la nature y est belle et grandiose ; les seules choses qui y font défaut sont les bras et le capital.
Maintenant répondons à une question bien naturelle de ceux qui veulent émigrer qui est celle-ci : « Où aller, dans toute l’étendue de « votre immense territoire ? Quel est le meilleur endroit? »
Je réponds dans toute sincérité : allez où vous voudrez, je ne sache pas d’endroits beaucoup meilleurs ni moins bons que d’autres; les uns ont des avantages et des désavantages que les autres n’ont pas, et vice versä,; partout vous trouverez un asile assuré, mais je dirai avec franchise que