WEBSTER, N.Y
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les émigrants parlant la langue anglaise, et les émigrants protestants, feraient mieux d’aller se fixer dans le Haut Canada, et les émigrants parlant la langue francaise, et les émigrants catholiques, rencontreraient plus d'avantages à s'arrèter au Bas Canada, Le Francais, le Belge, le Suisse français se trouveront en arrivant dans le Bas Canada, dans leur pays, surtout le Breton et le Normand, Le catholique + verra chaque paroisse surmontée d'un beau clocher portant la croix qu'il a coutume de voir, D'un autre côté, le Yorkshireman, le HHiglander trouveront leur patrie transportée dans le Faut Canada.
Les émigrants des îles britanniques ont bien senti cela; car c'est vers 1e Haut Canada que se portent leurs colons. Le Bas Canada n'a pas recu cinquante familles parlant le francais depuis la conquête, et il est bien étonnant que sa population ait pu s'élever au chiffre imposant qu'elle à atteint; c'est peut-être un fait unique dans le monde que cet accroissement prodiojeux des Canadiens français, et c'est un fait qui dénote Pétal moral et sanitaire de cette population,
Le lecteur voit en tout cela que le but prin-
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cipal de l'ouvrage, qui ne fait que traduire la pensée gouvernementale qui l'a suscité, est d'appeler lémigration vers le Canada : et cela dans une idée amie de l'Europe, où la population surabonde, et amie du Canada, où les bras manquent au travail,
Ia été souvent fait appel aussi, dans cet OUVTASC, aux capitalistes, et de fait l'homme d'affaires qui étudiera ce petit ouvrage et le ca talogue raisonné de l'exposition canadienne à Paris, qui sera incessamment publié, verra qu'il v a moyen de faire au Canada des applications superbes, et dans beaucoup de genres, mais surtout dans l'exploitation des richesses naturelles du sol, des forêts et des Caux, richesses, il est permis de le dire, que le Canada possède au point de n'avoir rien à envier à aucun pays sur le globe,
La question de l'émigration vers le Canada peut en oulre présenter un côté beaucoup plus grave ct beaucoup plus important que celui de l'intérêt unique du pays ou des émigrants; mais il n'entre pas dans les limites de ce mémoire de traiter des questions d’un ordre si levé, qui
intéressent l'Angleterre comme puissance cet
comme métropole, et les Français comme race et comme alliée de la première, Je me contenterai de dire aux deux pays, en terminant, que leurs intérêts sont ici communs et iden-
tiques,