‹ Esquisse sur le Canada [microforme]Chapitre 9 sur 45 · IOU · texte numérisé non relu

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progrès de la colonie se trouvaient de nouveau suspendus par la prise de Québec par Famiral anglais Kirtks mais le Canada fut rendu à la France en 1632,

Montréal fut fondée en 1641, et mis en état de résister aux invasions des nations iroquoises, toujours prêtes à se ruer sur les Français et sur les tribus aborigènes entrées dans leur alliance,

La vicille France avait peu fait pour la nouvelle jusqu'en 1663, que, sous le ministère du erand Colbert, on commença à s'occuper d’un plan de colonisation. À cette époque, la populalion française du Canada ne s'élevait qu'au chiffre de deux mille habitants, distribués irrégulitrement à Tadoussac, Québec, Trois-Rivières, Montréal et quelques autres postes,

Jusque-là, l'autorité politique, civile et judiclaire avait été concentrée d’une manière absolue dans les mains du gouverneur, On donna

dès lors à la colonie une organisation plus réguhère et plus parfaite, en séparant les fonctions exécutives des fonctions législatives et judiciaires, La première constitution du Canada créait un conseil souverain, établissait plusieurs tribunaux avec des juridictions définies, et introduisait la

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coutume de Paris comme code, On établissait aussi, sous le nom d’intendant, un fonctionnaire

qui était à la fois ministre de la justice, des finances, de la police et des travaux publics. La concession des terres se faisait, comme par le passé, en fiefs et scigneurices, sujettes aux conditions réglées de temps en temps par des édits royaux émancés de France. Les questions de droit féodal, en point de contentieux, Ctaient jugées par les ordonnances des gouverneurs et intendants.

Le gouvernement ecclésiastique du pays fut d'abord un vicariat apostolique, puis un évêché dont monseigneur de Laval fut le premier évêque. Des séminaires et des écoles furent créés par les soins des évêques de Québec. On continuait à étendre les découvertes auxquelles les missionnaires prenaient la part la plus active, ct le pays fit des progrès rapides.

En 1689, la guerre éclata entre les colonies anglaises et françaises, et fut signalée par des chances balancées des deux côtés. Quand je dis que la guerre éclata entre les colonies, je veux référer à l'abandon où se trouvait la Nouvelle- France, laissée à elle-même, libre de se dé-

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fendre ou de succomber, L'amiral anglais Phipps vint avec une flotte mettre le siége devant Québec, mais il fut repoussé, Grâce à l’administration du comte de Frontenac, alors œouverncur, la Nouvelle-France signala ses armes, au point qu'on résolut de prendre l'offensive sur les colonies anglaises, et on le fit L'avec un icl succès, que d’ Iberville, le Cid canadien , après plusieurs combats toujours heureux sur terre ct sur mer, s’ empara de l’ile de Terrencuve

et de sa pale Saint-Jean, ct réduisit les forts de la baie d'Hudson.

Enfin la paix fut conclue avec l’ Angleterre en 1697 ct fut accompagnée, en 1701, d’un traité de Paix avec toutes les nations one du Canada, Une nouvelle guerre fut suivie d’un nouveau traité, par lequel la France cédait à l'Angleterre l'Acadie, Terre-Neuve et la Baic d'Hudson,

En 1721, la Nouvelle-France comptait une population de vingt- “Cinq mille âmes, possédant des défrichements couvrant une superficie de soixante-quatorze mille arpents de terre de rendements considérables. On y voyait plusieurs Maisons d'éducation ct il s S'y faisait un commerce relativement important,

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Dans des hostilités qui eurent lieu en 1754, Washington fut défait au fort la Nécessité par M. de Villiers.

Lors de la déclaration de la guerre de 1755,

l'Angleterre avait déterminé la conquête du Canada, et la France ne s’occupait guère de sa colonie, laissée à la garde de lhéroïsme de ses habitants ct de quelques soldats, Le commencement de cette campagne fut favorable aux Canadiens, qui défirent Braddock à Monongahéla et prirent les forts d'Oswego et de William-Fenry qu'ils rasèrent. Mais en 1758, l'Angleterre porta son armée coloniale au chiffre de cinquante mille combattants. Le général anglais Abercromby perdit la bataille de Carillon ; mais les armes anglaises furent heureuses dans les tentatives du colfe.

En 1759, le général Amherst attaqua le Canada par l’intérieur, tandis que le général Wolfe venait, avec une flotte, débarquer ses troupes à l’île d'Orléans devant Québec. Le général anglais, après avoir réussi à surprendre les hauteurs d'Abraham, livra bataille sur les plaines voisines de la ville. Gette bataille dans laquelle périrent les deux généraux Montcalm et Wolfe,

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fut gagnée par les Anglais et entraîna la reddition de Québec. Ce fut en vain que le chevalier de Lévis remporta plus tard, sur les hauteurs de Sainte-Foi, une victoire sur ces mêmes troupes. Le sort en était jeté, la colonie, abandonnée de sa métropole et attaquée de tous côtés, dut céder; et par capitulation, en 1761, la Nouvelle-France cessa de faire partie de l’empire français et devint dépendance anglaise. La capitulation garantissait aux soixante-dix mille colons le libre excrcice de leur religion, le fonctionnement de leurs anciennes lois et la conservation de leurs insti- Lutions sociales, religieuses ct d'éducation.

De 1761 à 1774, l'histoire de la colonie est remplie du récit des luttes entre les anciens colons français et les nouveaux habitants d’origine anglaise, presque toujours soutenus de l'autorité arbitraire du temps.

Ce fut en 1774 que fut passée en Angleterre l'espèce de constitution connue sous le nor d'Acte de Québec, par lequel on créait un conseil supérieur , on rétablissait les anciennes lois francaises, et on décrétait légalité devant la loi des catholiques et des protestants, en exemptant

les officiers publics du serment, qui, jusque-là,

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avait empêché les catholiques d'occuper aucune charge.

La gucrre de l'indépendance américaine se fit sentir en Canada, cette colonie fut envahie : mais restée fidèle, elle résista et finit par repousscr l'ennemi.

En 1791, fut octroyée la première constitution consacrant le principe de léligibilité et de la responsabilité au peuple. Cette constitution fut recue avec enthousiasme en Canada. Par elle le pays était divisé en deux provinces, le Haut et le Bas Canada. Les nominations aux offices d’honneur et de profit appartenaient à la couronne; le peuple élisait une chambre représentative, ct le roi nominait les membres d’un conseil législatif : les lois avaient besoin avant de venir en force de passer par l’assentiment des trois branches du gouvernement. Il y avait un conseil exécutif formant en même temps Cour d'appel, mais dont la nomination et le maintien au pouvoir dépendaient entièrement de la couronne,

En 1812, la guerre entre les États-Unis ct leur ancienne métropole donna l’occasion aux milices du Haut et du Bas Canada de montrer leur courage; aussi furent-elles, à quelques re-

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vers près, ordinairement heureuses, et l'ennemi fut définitivement repoussé à la suite de près de trois ans de gucrre,

Les luttes incessantes entre le peuple de la province ct les autorités qui suivirent la gucrre de près, finirent en 1837 par une prise d'armes Ct un soulèvement partiel dans les deux provinces, L’insurrection dut céder, ct pendant quelque temps le bas Canada fut gouverné par la loi martiale, puis par les décisions d’un conseil spécial,

Ge fut en 1840 que la constitution qui régit aujourd’hui le pays en une seule province fut octroyée par la Grande-Bretagne : cette constitution sera décrite plus loin au chapitre des Institutions politiques et sociales.

Le gouvernement constitutionnel que possède le Canada, à l'instar de sa métropole, y est régi, comme il l'est en Angleterre, par des partis différents qui, tour à tour, prennent les rênes ct conduisent les aflairer, et tour à tour sont relé-

gués dans l'opposition. Mais ce qui à surtout marqué l'histoire du Canada, depuis 1740 Jusqu'à cette année 1855, ce sont les vastes tra- Vaux publics entrepris ct exécutés en tout ou en

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