I. De la bonne foi
358. Cette disposition peut être considérée sous trois points de vue, selon qu’elle se manifeste :
i° Dans lesjugemens sur les talens des autres; 20 Dans l’appréciation de leurs intentions 3° Dans la controverse.
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35g. La difficulté d’apprécier avec candeur les talens de nos semblables, dérive principalement de la tendance de Xèmulation à dégénérer en envie. La distinction théorique de ces deux dispositions n’est pas douteuse ( § 1 3g ) : mais dans la pratique rien n’est plus difficile que de la réaliser complètement. Nous avons pour nous-mêmes une partialité qui, d’un coté, nous porte toujours à enfler nos avantages personnels et à les exalteç dans notre estime, et de l’autre nousempêchederemarquer suffisamment le mérite d’autrui , ou de le voir sous le jour le plus favorable. C’est ce dont un honnête homme sera- promptement convaincu par sa propre expérience. Il se mettra donc en garde contre cette disposition autant qu’il dépendra de lui, et s’efforcera de juger des prétentions d’un rival ou même d’un ennemi, comme il ferait si elles n’avaient aucun rapport avec les siennes; il tâchera de rendre justice à son mérite et de se dompter soi-même, s’il est possible, jusqu’à aimer et honorer le génie et l’habileté qui l’auront éclipsé; il ne prendra point la race humaine en aversion parce que d’autres l’auront surpassé : mais il redoublera d’efforts pour le bonheur de l’humanité , se rappelant que si , dans ses largesses intellectuelles, la nature a été plus libérale envers les autres qu’envers lui , elle n’a fermé à personne le théâtre de la vertu où le mérite des hommes 11’a point pour mesure le de-
gré de développement auquel ils sont parvenus, mais l’usage qu’ils ont fait et le parti qu’ils ont tiré des moyens que leur position mettait entre leurs mains.
360. La bonne foi dans l’appréciation des intentions d’autrui, est une disposition d’une plus grande importance encore. Il est probable qu’il y a dans le monde beaucoup moins de vices et d’intentions criminelles qu’on ne l’imagine ordinairement , et l’on peut croire que la plus grande partie des disputes qui s’élèvent entre les hommes dérivent de méprises et de malentendus mutuels. On se rappelle les considérations que nous avons exposées à cet égard (§ 3io ). La justice que nous devons aux autres doit donc s’appliquer ici comme ailleurs, et si nous voulons l’écouter, nous donnerons à chacune de leurs actions l’interprétation la plus favorable, et en jugeant leurs fautes apparentes, nous tiendrons compte de tout ce que la bonne foi peut accorder. Une pareille disposition rend un homme respectable et aimable dans la société , et contribue peut-être plus que tout autre chose à son bonheur.
36 1. La bonne foi dans la controverse implique un sentiment ferme de justice, et un amour désintéressé de la vérité. Ces qualités se tiennent de si près , qu’à peine peut-on conce-
voir leur séparation : la dernière nous met en garde contre l’erreur dans nos spéculations solitaires ; l’autre vient à son secours quand l’irritation de la dispute trouble en nous le froid exercice de l’entendement. Lorsqu’elles concourent ensemble et se déploient dans une heureuse harmonie, la pureté de la rectitude morale , qui fait leur essence , brille dans tout son jour. Mais ce phénomène est rare , même dans les caractères qui possèdent le plus la réputation de justice et de véracité. Aussi peut-on affirmer sans crainte, que ces vertus (dont les lois et l’opinion publique assurent si efficacement la réalisation dans de certaines limites), si on les veut sincères et pures de tout respect humain , sont d’un accès aussi difficile que point d’autres.
362. Nous avons donné quelque étendue à ces développemens, afin de suppléer aux définitions étroites de la justice , qui la restreignent à l’observation rigoureuse des réglés de l’intégrité ou de l’honnêteté, dans les rapports d’intérêt que nous pouvons avoir avec nos semblables. En tantque cette dernière disposition dérive d’un sentiment de devoir indépendant des lois humaines, elle coïncide exactement avec cette branche de la vertu que nous venons de décrire , et que nous avons appelée la bonne foi.
IL De V équité ou de V intégrité.
363. On emploie ordinairement ces mots pour exprimer cette disposition de l’âme qui nous porte à observer les règles de la justice , quand notre intérêt se trouve en opposition avec les droits d’autrui; branche si importante de la justice, qu’elle s’en est presque exclusivement approprié le nom. Les observations de Hume et de Smith sur la différence de la justice et des autres vertus, s’appliquent exclusivement à l’équité , et c’est encore l’équité qui est l’objet propre de cette partie de la science morale appelée jurisprudence naturelle . Dans les paragraphes suivans , lorsqu’on rencontrera le mot de justice , on devra l’entendre dans ce sens restreint.
364- Deux circonstances principales distinguent la justice des autres vertus. D’abord, ses règles peuvent être posées avec un degré de précision que n’admettent point les autres préceptes moraux. Ensuite , il est légitime d’user de contrainte envers ceux qui ne les observent pas , puisque toutes les fois qu’on les viole on attente aux droits d’autrùi , et qu’on l’autorise par là même à employer la force pour sa défense et sa sûreté.
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365. M. Hume insiste beaucoup sur une distinction d’une autre espèce entre la justice et les autres vertus. Cette vertu , selon lui , est artificielle et non pas naturelle. Toutes les obligations qu’elle impose dérivent de l’union politique et de l’utilité commune.
366. A l’appui de cette assertion , il allègue surtout , qu’il n’y a point de principe inné qui nous pousse aveuglément à l’exercice de la justice , semblable à ces affections qui concourent avec nos dispositions bienveillantes et les fortifient.
367. Mais, en accordant ce fait, sur lequel repose l’argument , on 11’en peut rien conclure qui établisse une distinction essentielle entre l’obligation de justice et celle de bienfaisance : car, tant que nous obéissons à l’aveugle impulsion d’une affection , notre conduite n’est point vertueuse. Nos affections nous furent données pour fixer notre attention sur certains êtres dont le bonheur dépend de notre conduite , et pour exciter et soutenir l’activité de l’âme , lorsque le devoir peut n’y pas suffire; mais la légitimité ou l’illégitimité de nos actions ne dépend en aucun cas de la force ou de la faiblesse de l’affection ; elle ne dépend que de notre obéissance ou de notre désobéissance à la voix de la raison et de la conscience. Celles-ci nous disent,
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dans un langage à l’abri de toute équivoque , que c’est parfois un devoir de contenir les plus aimables et les plus agréables émotions du cœur; que c’en est un, par exemple, d’éviter la vue des souffrances humaines, que des devoirs plus impérieux nous défendent d’adoucir, et d’échapper ainsi à ce plaisir délicieux que nous trouvons à céder à l’humanité. En tant donc que la bienveillance est une vertu , elle l’est précisément de la même manière que la justice, c’est-à-dire que nous l’approuvons , non parce qu’elle nous est agréable, mais parce que nous sentons qu’elle est un devoir.
368. On peut remarquer de plus qu’il y a des principes grandement innés en nous, qui servent de frein à l’injustice : les principes de ressentiment et cV indignation , par exemple , qui certainement font partie de la constitution humaine tout autant que la pitié ou 1 "amour paternel , et qui impliquent, comme nous l’avons remarqué (§ 1 55), un sentiment d’injustice et par conséquent de justice.
369. Il est un cas remarquable où la nature semble avoir pris des précautions particulières pour garder vivant parmi les hommes un sentiment des obligations qu’impose la justice. Les bons offices reçus des autres constituent une dette que nous sommes moralement tenus d’ac-
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quitter par tous les moyens légitimes qui sont en notre pouvoir. C’est un fait que témoignent les formes de langage employées dans ces occasions , tant par les philosophes que par le vulgaire. Et cependant, comme le devoir de reconnaissance n’admet point l’appui du magistrat comme les règles de 1 honnêteté proprement dite , la nature a jugé à propos d’assurer son observation par une des impulsions les plus irrésistibles et les plus délicieuses de la constitution humaine. La reconnaissance , considérée comme devoir moral, est donc une branche de la justice qui nous est particulièrement recommandée par une de ces émotions agréables qui accompagnent toutes les affections bienveillantes. Elle est en même temps une branche de ce que nous avons appelé bienveillance rationnelle , car, sans se confondre avec le devoir dont nous sommes tenus envers l’humanité, elle tend cependant, sous un grand nombre de rapports, à augmenter la somme du bonheur social. Quelqu’embarrassantes que puissent paraître en théorie les questions casuistiques auxquelles cette partie de la morale a donné heu, jamais, ou du moins rarement, causent-elles la moindre hésitation dans la conduite de ceux qui ont pris le sentiment du devoir pour règle d’action; tarit est parfaite l’harmonie des diverses parties de notre constitution , lorsqu’on les soumet au contrôle de la rahion et de la conscience, et
tant sont étroitement unies les dispositions qui nous portent à remplir les différens devoirs d’une vie vertueuse !
370. Comme les règles de la justice , lorsqu’elle s’applique à des questions où les droits d’autrui sont engagés , s’établissent avec un degré de précision qui leur est exclusivement propre , on a fait de la partie de la morale qui s’y rapporte une science à part, sous le titre de jurisprudence naturelle.
37 1 . La profession de ceux qui se livrèrent les premiers à l’étude de cette science, a beaucoup influé sur la manière dont elle a été traitée jusqu’ici. Non-seulement on a exposé les principes du droit naturel sous la forme d’un système de législation, mais on a servilement copié, dans l’exposition, le langage technique et les divisions arbitraires du droit romain.
372. Il en est résulté qu’une des branches les plus importantes de la loi naturelle a revêtu peu à peu des formes tout artificielles et scolastiques, et que plusieurs maximes capricieuses se sont insensiblement introduites parmi les principes de la jurisprudence universelle. De là aussi ces frivoles discussions sur des questions tantôt oiseuses, tantôt imaginaires, qui viennent trop souvent se substituer aux recherches fondamentales que la science appelle et que sug-
gèrent la nature et la condition générale de l’espèce humaine.
373. Un inconvénient plus matériel encore est résulté des habitudes de profession des premiers écrivains en matière de jurisprudence. Non contens d’établir les règles de la justice, sous les formes et dans le langage le plus familier à leur esprit , ils ont essayé d’étendre la même manière à toutes les autres branches de la philosophie morale, et d’échapper, par des définitions arbitraires, à la nécessité d’accommoder leur mode d’investigation à la nature diverse de leur sujet. Bien que la justice soit la seule branche de la vertu où chaque devoir implique un droit qui lui corresponde, ils ont, sous lé titre de droits imparfaits et externes , opposé à toute espèce d’obligations , des droits de leur propre création , auxquels ils ont ra taché comme à leur source tous nos différens devoirs. Et c’est ainsi qu’une étude pleine de charme et d’utilité chez les anciens moralistes est devenue, dans la plupart des systèmes modernes , aussi rebutante et surtout aussi inutile que la logique des scolastiques.
374* Outre ces défauts dans les systèmes modernes de jurisprudence (défauts qui ont pris leur source dans les habitudes de ceux qui s’adonnèrent les premiers à cette étude), il en
est un autre très-essentiel, qui dérive des idées inexactes qu’on s’est faites de l’objet de la science. Bien que les devoirs de justice ne puissent en aucune façon se résoudre dans des considérations d’ utilité , cependant , dans toutes les associations politiques , ces deux choses sont tellement confondues dans les institutions, qu’il est impossible de les séparer complètement dans le raisonnement. Il s’en est suivi* comme l’a remarqué M. Hume, que les auteurs en jurisprudence, tout en professant qu’ils se renfermaient entièrement dans le premier point de vue, ont pris sans cesse pour point de départ des principes qui appartiennent au second. Aussi, pour éviter cette confusion , nous semble-t-il à propos de ne pas considérer la jurisprudence comme un pur système de justice naturelle , mais de l’unir à la politique, et de développer les principes généraux de la justice et de Y utilité , dans l’état de combinaison où la constitution de la société nous les offre. Cette manière d’envisager le sujet qui le rejette dans la troisième partie de nos Esquisses, aura cet autre avantage de montrer avec quelle exactitude ces deux espèces de principes coïncident dans leur application, et combien sont étroites les conceptions d "utilité qui ont si souvent conduit les politiques à se départir de ce qu’ils sentaient être juste , par respect pour ce que leur jugement borné regardait comme avantageux.
ARTICLE III
De Ici véracité.
370. Les conséquences palpables qui résulteraient de l’absence de la véracité dans notre constitution, montrent assez quelle haute place elle occupe parmi nos devoirs sociaux. Dans cette hypothèse le but du langage serait manqué, et l’utilité de la connaissance restreinte pour chacun dans les limites de sa propre expérience.
376. L’utilité ne paraît point être pourtant le seul motif de l’approbation morale qui s’attache à cette disposition. Abstraction faite des conséquences , il y a quelque chose de plaisant et d’aimable dans la sincérité , la franchise et la vérité ; quelque chose de désagréable et de dégoûtant dans la duplicité, l’ambiguité et la fausseté. Hutcheson lui -même, ce grand promoteur de la théorie qui résout dans la bienveillance toutes les qualités morales, le confesse; car il parle d’un sens qui approuve en nous la véracité, distinct dû sens qui approuve les qualités utiles à l’humanité. Néanmoins , comme après tout ce n’est là qu’une manière vague de parler, il est bon d’analyser plus par-
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ticulièrement, en nous, la source cle l’approbation que nous accordons à la véracité.
377. Qu’il y ait dans l’âme humaine un principe naturel et instinctif de véracité, c’est un fait que plusieurs auteurs ont remarqué* Le même principe de notre constitution, qui nous porte au commerce social , nous porte aussi à la sincérité dans nos communications mutuelles. L’expression native et spontanée de nos sentimens est toujours vraie ; la fausseté au contraire implique toujours une certaine violence faite à notre nature , en vertu de quelque motif que nous cachons avec inquiétude.
378. Un autre principe parallèle à celui-ci, et aussi ancien que le langage, nous détermine à ajouter foi au témoignage des hommes. Sans cette disposition, l’éducation des enfans serait impossible. Aussi, loin d’être le fruit de l’expérience, ce penchant semble être d’abord illimité, la nature confiant aux progrès de la raison et de l’expérience le soin de le ramener peu à peu dans les limites de la prudence. Cette inclination a une analogie frappante, soit dans son origine, soit dans sa cause finale, avec notre confiance instinctive dans la constance des lois qui règlent le cours des événemens physiques ( § 71).
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379. Dans l’enfance , le premier de ces deux principes n’est jamais aussi apparent que le dernier, quelquefois même il faut beaucoup de soins pour le développer ; mais alors on trouvera toujours que quelque motif indirect se mêle au désir de communication sociale, comme la crainte , la vanité , la gourmandise ou la conscience de quelque méfait. Une disposition habituelle à mentir est donc un symptôme assuré de quelque mal plus profond et peut-être moins palpable , qui répand le désordre dans la constitution morale. Ce n’est qu’en découvrant et en extirpant ce défaut radical qu’on pourra détruire les conséquences funestes qui en résultent.
380. Ces remarques incomplètes prouveraient que chaque atteinte portée à la véracité indique quelque vice secret ou quelque intention criminelle qu’on rougit d’avouer. Et de là cet attrait singulier qu’exerce la franchise ou la sincérité, parce qu’elle réunit en elle, jusqu’à un certain point, les charmes de toutes les autres qualités morales, dont elle atteste l’existence.
38 1. La fidélité à tenir ses promesses, regardée communément comme une branche de la véracité , est peut-être plutôt une branche de la justice. Mais ce n’est là qu’une question d’arrangement, sans importance pour le dessein que nous nous proposons.
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382. Si quelqu’un promet, avec l’intention de tenir, et manque à sa parole, sa faute est, rigoureusement parlant , une atteinte à la justice. Comme nous avons naturellement foi au témoignage d’autrui, toute promesse excite en nous une confiance naturelle. Lorsque j’excite cette confiance et que j’engage autrui à agir en conséquence, je lui donne un droit à l’exécution de ma promesse, et j’agis injustement si je ne l’accomplis pas.
383. Si quelqu’un promet sans intention de tenir, il est coupable à la fois d’injustice et de fausseté; car, bien qu’une déclaration de l’intention qu’on a n’équi vaille pas à une promesse, toute promesse renferme la déclaration de l’intention qu’on a de l’accomplir.
384- Dans les cas mentionnés jusqu’ici, la pratique de la véracité est passablement garantie dans l’Europe moderne par les maximes reçues de l'honneur , qui marquent d’infamie toute déviation palpable de la vérité , en matière de fait ou dans l’accomplissement des promesses. Cependant , la véracité, considérée comme devoir moral, ne se réduit point à la sincérité dans le langage ; elle défend , dans notre conduite extérieure , tout acte calculé pour tromper les autres et leur faire prendre le change. Elle défend également l’emploi volontaire du sophisme
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dans le raisonnement , non moins que la fausse interprétation volontaire des faits. La mode peut établir des distinctions entre ces différens cas; mais les principes de la morale n’en sanctionnent aucune.
385. La même disposition de l’âme qui nous conduit à la pratique de la véracité dans le commerce de la vie, développe en nous l’amour de la vérité dans les recherches philosophiques. Ce principe d’action, qui n’est que la curiosité sous un autre nom, semble être aussi un fait primitif dans la nature humaine.
386. Bien qu’originairement la véracité ne soit point l’effet en nous d’un calcul d’utilité, la découverte graduelle de sa vaste influence sur le perfectionnement de l’humanité, ne peut manquer de confirmer et d’accroître son empire naturel sur l’âme. La connexion entre l’erreur et le mal , entre la vérité et le bonheur, devient plus apparente, à mesure que nos recherches s’étendent. Nous finissons par nous persuader qu’elle existe, même dans les cas où nous ne pouvons l’apercevoir. Cette pensée nous encourage à développer nos facultés avec franchise et abandon, tant par bienveillance pour les hommes que par confiance dans la justice de l’administration de l’univers.
387. Les devoirs dont nous avons parlé dans cette section nous obligent envers tous les hommes, et sont indépendans des relations spéciales que nous pouvons avoir avec quelquesuns d’entre eux. Ces relations enfantent une foule d’autres devoirs, tels que ceux à' amitié et de patriotisme , par exemple, sans parler des obligations que les moralistes ont distinguées par les dénominations de devoirs économiques et politiques. Il faudrait descendre dans les détails de la morale pratique pour essayer d’en donner une énumération.
SECTION III