DES FACULTÉS ACTIVES EN GÉNÉRAL
111. Le mot action s'applique proprement à toutes les exertibns de force qui suivent la déter-
* Reid, Essais sur les /acuités actives , Essai III,, chap. i ( OEuyres complètes , t. VI).
inination volontaire , soit qu'elles se produisent au dehors y soit qu'elles se résolvent dans des opérations purement internes. AiOM» p^i* exemple, nous pensons que Famé est active quand elle est livrée à Tétudé. Il est vrai que, dans le discours ordinaire, nous sommes portés à confondre l'action et le mouvement : comme les opérations qui se passent dans Tame des autres hommes échappent à notre connaissance, nous ne pouvons juger de leur activité que par les effets qu'elle produit au dehors ; et de là vient que nous n'accordons guère le caractère d'activité qu'à ceux dont Taclivité corporelle est remar* quable, et que nous distinguons les hommes en deux classes, la classe active et la (^d^ssG spécuiatii>e. Ici nous prenons le mot activité dans sa signification la plus étendue, l'appliquant également à toute exertion volontaire.
112. Cela posé, les premières sources de notre activité sont les circonstances qui influent sur notre volonté. Parmi ces circonstances il en est qui font partie de notre constitution, et qui ont reçu pour cela le nom àe principes actifs àe notre nature : telles sont la faim, la soif, la curiosité, l'ambition , la pitié, le ressentiment. Les principes les plus importans de cette espèce peuvent se rapporter aux chefs suivans :
1° Les appétits ;
2" Les désirs ;
3" tes aflfectiôns v A^L'atnour de soi ; 5^ La faculté jsaorale.
SECTION n.