Tandis que rhomme jouit du privilège de
* '^ojea tteid, Essais sur les facultés *acHves , Essai III , pa^jjpH (OEuvres coiwpfelri, t. Vi).
r^ler en ti*ès grande partie sa propre destinée, c'est un feit incontestable que les bétes sont 80U«* mises de la manière la plus immédiate à la diree"tton de la nature.<Nous ignorons entièrement , il est vrai^ comment la nature opère dans cette circonstance ; mais il est certain^ d'une part, qtie ce n'est pdint par an choix délibéré ànalogne au phénoiùènè de la volonté huùiainc que les animaux sont déterminés à poursuivre certaines iins particulières, et d'autre part, que ce n'est pcHUt par un procédé semblable à ce que nous appelons en nous la raison qu^ils combinent leis nK>yens d'y pat^renir.
103. Nous donnons le nom ^instinct à ce principe inconnu qui dirige les opérations des animaux. Deux circonstances le distinguent de la i^ison : i"^. l'uniformité avec laquçUe il procède dans tous les individus de la même espèce; 2° l'infaillible exactitude avec laquelle il reçfipUt sa destination 9 antérieurement à toute expérience.
10&. Mais quoique nous ne puissions accorder aux animaux ni la raison qui combine, ni l'art quiei^écute, les opérations de l'instinct ani^on-* cent évidemment l'intelligence dé l'être qui les a créés, et qui^ en adaptant si mçrveiUeuseiQent leur constitution au3^ lois du p^pnde majl^riel^ a
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fait paratirQy là comme aUleui*S| une unité de dessein qui prouve que toulea les diverses parties de Funivers, animées on inanimées ^ sont Fœuvre du même auteur*
105. ISà sag^se que la i^ture a déployée dans les instincts des animaux se manifeste d'une manière pïirticulîère dans ces races qui s'associent eo communautés politiques^ telles que les abeilles et les castors. Là nous voyons des animaux qui, considérés individuellement , ne font paraître qu'une sagacité très médiocre^ conspirer ensemble} sous l'influence d'une aveugle impulsion ^ à l'accomplissement de résultats aussi étonnanspar leur grandeur que par les combinaisons compliquées qu ils supposent.
106. Les animaux cependant ne sont point incapables de tirer quelque fruit de l'expérience : on le voit dans ces espèces où la sagacité des plus vieux contraste si fortement avec l'ignorance des jeunes, et dans ces individus sur lesquels la discipline et l'éducation produisent des effets si remarquables.
107. En quoi consiste donc la différence qui sépare les hommes des animaux? Leurs facultés ne diffèrent-elles que par le degré, ou bien y a-t-il entre la nature raisonnable et la nature animale une distinction essentielle?
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lOS. Les philosophes français de l'ëoole çariésienne adoptèrent la dernière opinion, et même la poussèrent au point de ne plus oonsklérer les bétes que comme de pures machines. Leurs successeurs ont en général donné dans l'autre extrémité. On les a 1^ us mettre en usage tout leur esprit pour expliquer Timmense supériorité de l'homme par des cii*constances accessoires appartenant à son oi^nisation corporelle ou à sa condition extérieure.
109. Vne multitude de considérations s'élèvent contre les doctrines du matérialisme moderne, et prouvent que, sous le rapport intellectuel et moral, l'homme n'admet aucune comparaison avec aucune autre race habitant sur ce globe. La différence entre notre constitution et la leur n'est pas de degré, mais de nature, et peut-être eist-ce le seul point où se rompe entièrement cette gradation régulière que nous observons partout ailleurs dans l'univers. Le sujet est par trop étendu pour que nous le traitions dans ces
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