‹ Esquisses de philosophie morale, trChapitre 44 sur 73 · On ue peut dire proprement que nos · texte numérisé non relu

On ue peut dire proprement que nos

* Reid , Essai III , part. 11, chap. i"^ (Œuvres complètes , towi. VI). ♦ ..,..;■».. 1

appétits soient intéressés ; car ils aspirent à leurs objets respectifs comme à leur fin dernière, et d'autre part, il faut qu^ils aient agi une première fois avant toute expérience du plaisir qui accompagne leur satisfaction. Ajoutons que l'intérêt est souvent sacrifié à l'appétit : dans tous les cas, par exemple y où nous nous abandonnons à une jouissance présente avec la certitude ou la trèsgrande probabilité qu'elle aura des suites funestes.

116. Outre les appétits naturels, nous avons des appétits factices. Ainsi l'appétit du tabac ^ de l'opium , des liqueurs fortes. En général , tout ce qui excite le système nerveux laisse après soi une certaine langueur qui nous fait désirer le retour de l'irritation.

117. Les propensions périodiques à l'action et au repos ont, sous plusieurs rapports, beaucoup d'analogie avec les appétits

SECTION m.

DES DÉSlRS^i.

118. Ils se distinguent des appétits par les circonstances suivantes :

^ Hcid y Essai III (part, ii , chap. ii, tom. Yl ).

DE PHILOSOPHIE MORALE. 6l

1** ils ne viennent point du corps ;

2** Ik n'agissent point périodiquement et à de certains intervalles, et ne cessent point après avoir atteint un objet particulier.

119. Les principes de cette espèce les plus remarquables sont :

1° Le désir de connaissance ou principe de curiosité ;

2** Le désir de société j

â^ Le désir d'estime ;

4° Le désir de pouvoir ou principe d'ambition ;

5** Le désir de supériorité ou principe d'émulation.

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