‹ Esquisses de philosophie morale, trChapitre 55 sur 73 · ARTICLE T · texte numérisé non relu

ARTICLE T

De t existence de Dieu.

248. On s'y est pris de deux manières pour démontrer l'existence de Dieu, et l'on distingue ordinairement ces deux méthodes par les dénominations diargumens à priori et à posteriori : la première, partant de certaines propositions nîélaphysiques prises comme axiomes, et la seconde, s'appuyant sur cet ordre systématique eJk ces rap-

DE PHILOSOPHIE MORALE. i^

poirts ides 'moyen S à la fin, qui ëolalent dans la. oature avjec une évideoce si complète. : . :

249. iLe docteur Clarke a développé avec beaiv-' coup de force et de talent rargiiment àprioH. La, manière dont il le construit semble lui avoir été suggérée par ce passage des principes de Newton : Œternus estètinfinilus ^ omnipotens et omnisçienSj idest durât ah œterno in œternum et adest ab infinito in infinitum. Non est œternitas et injinitas, atdœiemus et iàfinitus t non est duratio et^èjpatiurn'j sed dufat et adest. Durât semperj et ddest ubiqùe; et existendo semper et ubique^ daraiionem et spatiiun constituiL Partant des mêmes principes, Clarke soutient « que l'espace et le » temps ne sont que des conceptions abstraites » d'une immensité et d'une éternité qui entrent » de force dans notre croyance : et comme Téter- » nité et Pîmmensité ne sont point des substan- »ces', elles doivent être les attributs d*ùb être » qui est nécessairement immense et éternel » — « Ce sont là , dit le docteur Reid, des spéculations d'hommes supérieurs ; mais de savoir si elles sont aussi solides que sublimes, ou si Ton ne doit les prendre que pour des écarts de l'imagination humaine dans une région qui dépasse notre portée, c'est une question que je ne saurais décider.»

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