Sans mettre en doute la solidité delà dé
i^ ESQUISSES
monslratioD de Clarke, on nous permettra de dire que la preuve à posteriori est plus à la portée du commun des hommes^ et plus satisfaisante même pour le philosophe. Â coup sûr , dans des recherches pareilles , la présomption est grandement en faveur du mode de raisonnement l.e plus simple et le plus naturel : Quidquid nos vel meliores vel heaiiores factw^m est , aut in aperto , aut in proximo , posait naiura.
S5i. Cependant Texistence d'un Dieu ne parait pas être une vérité intuitive. Pour être offerte à l'esprit dans toute sa force, l'intervention du raisonnement est nécessaire. Mais un pas le mène au but , et les prémisses d'où il part appartiennent à cette classe de principes primitifs qui forment une partie essentielle de la constitution humaine. Ces prémisses sont au nombre de deux : 1* que toute chose qui commence d'exister a une cause; 2° qu'un ensemble de moyens , combinés pour une fin particulière , implique intelligence.
De r autorité de nos conclusions de V effet à la cause ^ et de Vév^idence d'un pouvoir actif dans . V univers.