‹ Esquisses des premiers principes d'horticultureChapitre 15 sur 35 · Les bourgeons adventifs sont · texte numérisé non relu

Les bourgeons adventifs sont

sous tous les rapports semblables aux bourgeons réguliers , excepté qu'ils ne sont point formés à Taisselie des feuilles, mais développés par hasard sur toutes les parties du végétal , quelles qu'elles soient.

120. Les racines, le bois solide et môme les feuilles et les fleurs produisent parfois de ces bourgeons.

1 SI . Ainsi , les racines , le bois solide et même les feuilles et les fleurs peuvent servir à la propagation.

ISS. Mais , comme le développement des bourgeons adventifs est extrêmement incertain, on ne saurait jamais compter d'avance sur ce moyen de propagation ; aussi sa connaissance ne faitelle point partie de la «ctence de la c ulture .

ISd. La cause de la formation des bourgeons adventifs est inconnue.

194. U pariait d'après c^rtaiiies espë*rienGçs qu'iU peuvent naître de la sève qui ie trouve très accumulée et dans ua état de ^ande aotivité,

lâ5. Conséquemment , tout ce qui tend à accumuler la sève et à la rendre active peut être regardé comme conduisant à la fisrmatioa des bourgeons ad* venti&.

Ma te conçoit et «explique facilemeiit. Tout bo«rg«onett aae pariiedePaievégéUl oaovciH« de feuilles avortées ou 4égéiiéi>é«s. Quand! la sève s'arrête ao boorgeon , les organes atrophiés s« développent et !e bourgeon devient branehe. Les circonstances qui arrétept la sève sont d'abord celles quiagissent directement : comme ane ligature, un étranglement, une incision annvUire, eiou; ensuite eeHes qui empêchent l^vaponitioB dé la partie, eomme la terre humide». U mimtM, le colon, Tonale mairilMf que dans la marcotte on atuche autour de la.

plante.

T. rSDILLSS.

126. Les feuilles sont des expansions de l'ëcorce traversées par des nervures.

Il €8t peui-éirefikis êxaeidt dire qne i« iwrcie cellalaire de la fèailte provient de réeoPce,et sa partie fibreuse, peur bim part da moins, do syatène centrai. Ainsi, la feniile est un appareil qui remplit an grand, nombre de fonctîMM parmi lesqaeiles la nutrition , la respiration «t le circulation sont les plus importantes ; les organesde la respiration coamnniqiieBt surtout avec 1*axe de la plante , les autres sont en relation snrtOBt avec le système de Pécorce.

127. Les nervures consistent en des vaisseaux spiraux enclavés dans la fibre ligneuse ; elles naissent de l'étui médullaire et du liber , et elles se trouvent réunies par un parenchyme (7) lâche qui

est rempli de cavités contenant de l'air.

La feoille a nn système fibreoz double , Ihin supérievr, diTergeant; Taotre inferieor, con- Tergeam; le premier nait de Pétoi médallaire, se ramiSe poar former le squelette de la feoille et Ters les bords de cet organe se reploie poor produire le système infériear qui accompagne le premier, converge où Pantre diverge et se décharge dans le liber. Comme ce sont ces systèmes qui servent an transport de la sève, dn latex et de Pair, on conçoit que la sève affine de la tige vers la feuille en sens inverse de Pair (qui entre de la feuille dans la tige) et retourne dans Péeorcesousla forme de latex, il y a ainsi dans la feoille une foule de coorans de matières liquides et gazeuses^ et on peut s'en assurer directement sur quelques plantes comme les espèces de schinuê dont les feuilles coupées se meuvent sur Peaa en sens inverse des coorans les plus forts. La structure des feuilles étant connues , on peut s'expliquer une foule de faits physiologiques.

128. Ce parenchyme est formé de deux couches dont la supérieure se compose de cellules perpendiculaires à

la cuticule et l'infërieure de cellules parallèles au même organe.

1S9. Ces cellules sont arrangées de manière à laisser entre elles un grand nombre de passages et d'ouvertures afin que l'air puisse librement circuler dans l'intérieur d'une feuille ; unparencbyme de cette nature ,est dit cavemeus.

Les belles recherches de M. Ad. Brongniart ont démontré en effet que c^élail là l'organisation la pins générale. Ainsi, leparenchyme qu'on appelle mieux mé$ophylie a deux systèmes; l'un supérieur, très dense, très coloré, ayant peu ou point de cavités, a des cellules longues ; il sert à exhaler et sécréter di£Ferentes substances. Le système inférieur est percé de cavités, très peu coloré , a des cellules en croix ou raraiâées; il sert à absorber et introduire difFérentes matières. Quand la feuille est droite (iris), le système le moins coloré et à cellules lâches est au centre et de chacun de ses côtés il y a un système de cellules denses et colorées. Quand la feuille nage à la superficie des eaux , la portion caremeuse est supérieure et communique avec

— eo —

Vmr ; enlla dans ime lemlle tout^à-fth s^ibniergée^eetdeox systimeftnégopbyUûres senbUni s'éTanooir et n'en former plus qu'oD.

Je suit loin de crom eette orgaoiaatioii générale» Ainai, je n'ai trenvé qn'on aelil sfttène mésophjfllaire dans la vaniOe; j'ai yo qae le système le moins coloré était le sapérieor dans les piper; je me suis assuré encore que la cuticnle supérieure dans les bégonia arçyroatigma remplace le sjrsième mésopfayllnpe i grmdva cellules prismatiques, etc., etc.

liO. La cnticule est formée d'aite ou de ptasiears conches de tissa eelluliaire déprimé , généralement endurci et toujours sec et rempli d'air.

La cuticule de la feuille est aussi diyerse* ment organisée sur les deux faces de Porgane: la supérieure est généralement dépourvue de stomates (131), Piaférieure en a un nombre plua ou moins grand. Ainsi, la feuille de Vorangera 10 stomates sur l'espace où la feuille d'un mé' sembrganthème n'en a qu'un. Toujours il y a une grande cavité aérienne qui correspond à chaque stomate. Il en résulte que la cuticule inférieure tient moins fortement au tissu snrja*.

cent qoe la ««périenre tm soa8^jae«nt. Il y a de« plaetes chez qui la cuticule a plusieurs rangées de cellules supraposées, d'autres chez lesquelles, au-dessus de ces cellules, il 7 a une membrane plane percée de boutonnières aux endroits où correspondent les stomates (Ad. Brongniart). J'ai vu sur une foule de plantes {orchta macuhta, UttifoUa, bégonia discolor, cyclamen europœum ) que lorsque la feuille est colorée en rouge sur Tune de ses faces , c'est toujours la cuticule qui offre cette couleur, non pas sous la forme d'une chromule granuleuse, mais sous celle d'un liquide. Enfin j'ai constaté que parfois la cuticule est formée de cellules prismatiques droites (Bégonia); conclusions dont plusieurs sont contraires à Popinion de M. Lindley • On doit remarquer encore que les deux faces de la feuille jouissent de propriétés électriques différentes et qu'elle développe une grande quantité de fluide électrique : découverte de M. Dutrochet qui jette un grand jour sur la physiologie et plusieurs faits d'horticulture, comme , par exemple , la répuléion qui existe entre la feuille et le mur ou l'obstacle qui se trouve près d'elle, la fi*équence des orages lors d'une végétation active, l'agitation de beaucoup de feuilles, etc., etc.

181. Entre plusieurs cellules de la cuticule on trouve des ouyertures nommées stomates qui ont la propriété de se fermer et de s'ouvrir selon que les circonstances le demandent.

En général , la lumière fait ooyrirles stomates quoique des auteurs disent précisément le contraire.

182. C'est par le moyen de cet appareil que les feuilles élaborent la sève qu'elles absorbent de l'aubier et la convertissent en sécrétions particulières a chaque espèce.

Dans certains arbres résineux on trouve Touverture des stomates remplie de résine \ dans d'autres plantes la matière sécrétée occupe certaines portions de tissu cellulaire très petit. J^ai vu sur le meêenibryanthemum echinatum que la cuticule porte des mamelons où la matière sécrétée dépose un sel calcaire qui convertit Torgane en écaille pierreuse , etc. , etc.

188. La stracture cavemease des feuilles (1S9) lear permet d'exposer la plus grande surface possible de leur parenchyme à l'action de l'atmosphère.

Qnand on tir hamide ne fait pas charrier rers la sorfoce inférieure de la feuille les substances que celle-ci doit absorber, Torgane meurt. Par exemple , mettez sur la surface de Peau une feuille par sa ftice supérieure qui n'absorbe pas et TOUS verrez, avec Gh. Bonnet, auteur de Pezpérience , que la feuille se fanera , tandis qu'elle se conservera si c'est la surface inférieure qui touche l'eau.

184. La cuticule est une peau non conductrice du calorique, qui protège les feuilles contre les grandes variations de jia température et à travers de laquelle les matières gazeuses peuvent proroptement passer.

M. Decandolle, ce spirituel physiologiste, appelle les cnticnles les ehêmiêêê des plantes;

en effet, le boaleao qui vit près des pèles etsar les moniagnes, a plosieurs cnticuUs qui retienoent entre leurs coacbes la cbalear nécessaire à la plante. Cet arbreaqaelqaefbisIS épidémies. Il 7 a des plantes ebez qui les feuilles présentent aussi différentes eoncbes de cuticule, comme le laurier-rose , le cactus pkfOanUfide, Onappelle pins particulièrement cuticule la membrane «nique percée de stomates, qui recouvre le tissa vert des feuilles , et éjriderme Tensemble des membranes quand il y en a plusieurs. La «nticule est le plus souvent transparente pour que la lumière puisse frapper la portion verte du mësopbylle qui opère la décomposition de l'acide carbonique de Pair.

135* Les stomates des feuilles sont des pores organisés principalement pour faciliter l'ëvaporation ; ils sont extrêmement propres à cet usage par la propriété qu'ils possèdent de s'ouvrir et de se fermer selon que les circonstances le requièrent.

1 36. Us facilitait ainsi la rapide émis-

sîoB de Tair, quand il est nécessaire que oette fonction s'exécute.

Les stomates n^offrent pas It même composition dans toates les plantes. Par exemple, sur le haUamine hortensUy ils sont plus simples que sur les/»», les <ra9»fta , les orcbidées, etc.. Le plus souvent la cuticule est percée d'un trou en boutonnière, aux bords duquel s'appliquent deux cellules réniformes vertes, qui s'entourent parfois d'un anneau. Ces cellules se rapprochent ou s'éloignent sous l'excitation de la lumière , de la chaleur, de la vapeur d'eau , des gax , etc., et permettent ainsi ou empêchent ces agens de porter leur influence sur le tissu de la feuille. A chaque stomate correspond un espace vide où la matière étrangère peut séjourner. Les stomates sont pourvusde tant de ténacité que des feuilles torréfiées, brûlées dans un foyer ont montré ces organes réduits en charbon, mais sans aucun changement dan^ leur forme{Helle' boru» niger). Les stomates, sur l'urne des nepenthes^ ont des couvercles.

137. Les fonctions des stomates étant d'une importance si majeure , il est tou-

joun convenable de les examiner au microscope dans les cas où l'on donte de Tëtat de Fatmosphère qa'exige une espèce particulière.

L«8 orchidées ont, par ezempU, besoin d\in air humide ; cVst que la vapeur est absorbée par les nombreux stomates de ces plantes; l'agave amerieana absorbe une ^^rande partie de sa nourriture par les stomates dont sa cuticule est percée. Les feuilles des ahirœmeria se tiennent renversées parce que la cuticule supérieure a seule des stomates qui doivent se mettre en rapport avec la vapeur qui s'élève de la terre ; les feuillesdes hancksiate tiennent obliquement parce que leurs deux fiices ont également des stomates. Le botaniste comme PhorticoUeur doit toujours s'assurer de la présence ou de la structure particulière de ces organes.

188. Les feuilles croissant dans l'air sont couvertes par une cuticule.

189. Les feuilles croissant sous Feau n'ont point de cuticule.

L'abf ence d^nne caticule «ntnlne celle de« stomates j aussi dans toute plante aquatique la feuille se nourrit-elle par imbibition.

140. Toutes les sécrétions des plantes ou an moins leur plas grande partie se formant dans les feuilles , ir s'ensuit que les séôrétions ne peuvent se produire si les feuilles sont détruites.

La sève se modifie en fluide nourricier ( latex ) dans les feuilles. Quand celles-ci sont enlevées d'un côté sur un arbre , les couches nouTcUes ne se forment presque pas de ce même côté.

141. Et comme la propriété de sécréter dépend des forces vitales spécifiques liées avec la décomposition de Facide carbonique et mises en action seulement lorsque les feuilles sont librement exposées à la lumière et à Fair (279) , il s'ensuit encore que la quantité des sécrétions sera en rapport direct de la

quantité des feuilltt et de lear libre exposition à la lumière et à l'air.

On comprendra mieoz ce passage après avoir la le chapitre s«r Vaùr et la luwuire (277).

14S. La position ordinairedes feuilles est en spirale , à des distances régulièrement croissantes ou décroissantes ; on dit alors qu'elles sont alternes.

Pour s'assarer que les feuilles sont bien posées for la tige le long <Pane spirale , on ftiit passer un fil coloré par la cicatrice des deux premières feuilles ; Ta direction du fil étant ainsi obtenae , si on continue'! enlacer la tige d'une manière régulière, on remarquera que le fil passera par toutes les cicatrices des feuilles supérieures. Il 7 a des plantes chez lesquelles il y a plasienrs spirales pardièles, on s'en assunra par des fils diversement colorés qui pourront toujoars s'enrouler autour de l'axe et comprendre les cicatrices de toutes les feuilles.

Quand ces organes naissent les uns au-dessus des autres , on les dit alternes.

1 4i. ' Mais , si l'espace , ou Taxe , qui sépare deux feuilles se réduit à rien à des intervalles alternes , les feuilles deviennent opposées.

Il est plos simple de dire qae lorsque deux 'feuilles naissent sur la tige h la même hauteur et Pune vis-à-vis Pautre , elles sont dites opposées.

144. Et si les espaces qui séparent plusieurs feuilles se réduisent à rien, elles deviennent verticillées.

145. Ainsi, des feuilles opposées et' verticillées diffèrent seulement des feuilles alternes parce que les espaces qui les séparent se réduisent à rien.

Un verticille de feuilles est un anneau de ces organes où il ne peut y en avoir moins de trois. Si les spires delà spirale, courbe primitive selon laquelle se dbposent toutes les feuilles des végé-

— vouas, derienoent très rfpproehées, les feuilles sembleront vertieiHées.

II est plus utile pour Phorticulteur de saroir que les plantes dicotylédones ayant déjà deux cotylédons (IX) opposés, germeront en montrant des feuilles opposées qui plus tard et plus haut sur la plante pourront derenir alternes. Les monocotylédones germeront au contraire avec des feuilles alternes qui, plus tard y et vers la sommité du régétal, pourront quelquefois . derenir opposées ou verticillées.

YI. FLEURS.

146. Les fleurs consistent en deux parties principales , savoir : les Enveloppes florales (149) et les Sexes (VU).

La fleur, pbysioIpgiquemeDl parlant , est l'appareil de la fécoDdatioD. OrgaDologiquement, c'est UD bourgeon termiDal modifié. G'estencore ane partie de Paxe yégélal pourvu ordioaire- .ment de quatre verticilles de feuilles modifiées. (148, 149, etc.)

147. De ces deux parties, la première constitue ce que le vulgaire considère comme la fleur, tandis que la seconde est seulement formée par les organes qui sont' absolument essentiels pour constituer la fleur.

La fleur du vulgaire ne consiste que dans des parties colorées et brillantes; Ta fltur du

botaniste est formée des organesmAleset femelles et de leurs aoDexes ou de leurs enveloppes.

148. Toutes différentes qn'eUes poissent être en apparence des feuilles , ces parties ne sont pourtant qne de ces organes dans nn état plos on moins modifie et altérés, dans un degré plos on moins grand , par une adhésion mutuelle.

Ce qui le proove évidemment cVst qu'il n*f a point de parties dans la fleuf qui ne puisse devenir une véritable feuille. On a vu des pétales, des étamines, des pistils changer en feuilles. L'anatomie prouve encore cette identité.

149« Les enreloppes florales coosia^ tent en deux ou plusieurs verticilles de feuilles transformées dont Fun est le caiicê (calix); ses feuilles sont nommées sépales; et lautre la coraUe (corolla); ses feuilles sont appelées jpéto/ea.

Il y a des flenrs sans eoroHa; on les nommo

ttpéiùkê. ifùÊûé il a'jr 'qv'iiM BD7«]o|iip« IprAlc^ eUe l^rovififlit du balice qui t'^t soudé à la corolle ou qui en a pris la nature ; cette enveloppe unique s'appelle périanthe (tulipe). 11 peut arri?er encore que la corolle avorte et que le caTîoe existe seul (151). Un calice, une corolle d'une seule pièce sont dits monosépale y monopétale; s^il y a plusieurs pièces on les nomme polysépah , poîypétale, etc. Je renvoie à P^gard de t»% termes et de bien d'autres, à des ouvrai^ft spéciaux de botanique^

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