Le calice est toujoui^ le verti
cille le pli» extérieur, la corolle le yerticille le plus intérieur; et s'il n'y aqa'une seule enveloppe florale , c'est le calice qui persiste.
182, Ordinairement, le calice est yert et la corolle colorée et plus granilenient'déyeloppée, mais le cas contraire arrive aussi fréqu^BQiai^it ,. comme dans le F«cA«a, le Ribe$8angitimum,eto.
G^est sortant lecAlièe qai est organisé, eomme la feaille; il présente Is même strocture anatomiqtic. La eorolle, aa contraire, a rarement an épiderme ifisiinet et des atomates; le plas tonvent elle présente denz eooehes de eellnles eolor^es qui laissent passer des nervures composées de trachées et d^antres vaisseaux, méaae des conduits séveux {DendrMiun,Pifr9rdi), Pai vu qne la couleur si brillante des corolles se doit à plusieurs causes : !<> ou la cuticule est seule colorée par des matières liquides; S» ou la matière colorante pénètre le tissu même de Torgane. S^it est vert, ce sont des globules résineux qui lui donnent cette couleur {Cypripedium tenuainm). S'il est coloré d'autres tein*
tes, cVst le'plos sodyent uoe oiaUère li<}fiîde qai les loi doiiDe.'Lè liquide colorant peut remplir toute la cellule ( Pelargonium elegane) ou n'occuper que Pespace entre le nucleua de la cellule et sa paroi externe ( Catasetum triden^ tatum). Le velouté des pétales, si remarquable chez quelques plantes, se doit à des papilles oo à des cellules nues et uniformément couchées (AmarifUia). Ce que je dis ici est le résultat de mes observations directes.
15â. Une fleur étant ainai un axe, entouré àe feuilles, est en réalité une branche rabougrie ; c'est-à-dire que la croissance de cette branche est arrêtée et sa propriété de s'alonger' détruite.
164. Que les ïleurs soient des branches rabougries , cela se prduve : premièrement parce que toutes leurs parties et principalement les plus éxtérieiïres reyiennent quelquefois ' dans certaines circonstances à leur état ordinaire dé feuille ; secondement psiTce que leurtidi-
vevies partie» ae trmsfbnnMSQt les unes dans les antres; et Éra iêièm ê m m ét parce que les yertieîlles d*an bouton se dérangjent et se convertissent en branches chaque fois que quelque chose vient les exciter à l'exoès»
Outre les méumorpboses dont nous a^ons déjà parlé (150), il est d^observation que dans le rosier caltivé, biea que la rose se déreloppe eomme fleur , elle poassc de sob eestre la eontia nation de sonaz« sous fome d^ona rérila* Uc brao(^be qai flearit ploa baou Le oiéaie phénomène sVbserve snr les (lominters^ le S9ch$um eduh, ete.
1811. Leur earaolère le {dus essentiellement dtstinetif consiste en ce que lea boiangpeom des aisselles de leurs feuilles sont ordinairement donnans , tandîaque ceux qui se rencontrent dans TaisseUe des £auilles ordinaires sont comnuné* ment aetib.
1 59. Çeêi poor «elle raisoé que lonn que les bourgemM peuvent flerrir à la propagation des réçéisiux , les i>outons ne sauraient d'ordinaire servir au même but.
157. Ifëtant que des branches ayer^ tées , les fleurs ont une position sur la tige qui est la même que celle des branches développe^.
188. Et comme il y a mr totites les plantes une grande différence dam le dëyeloppement des bourgeons, qucK ques^ons se çbangeanttiie en branche , quelques, antres déployant leurs leuill^ sans s'alonger et un phui grand nombre «mcore restant tous dormans , il suit de là que des boutons peuvent se fermer sur les plantes à quelque âge ou à quelque état qu'elles soient.
1 S9. Mais pour produire un dévelop*
piment général de boatom , il est nécessaire qu'il y ait quelque oatue igénés raie ,^ prédisposante et org^ique , indé-*
160. Cette cause prédisposante est l'accumulation de la sève et des matières sécrétées^
161. Ainsi, tout ce qui tend à retarder le libre cours de la sève ou ce qui produit son accumulation , déterminera la production de boutons ou la fertilité.
162. Et, d'une autre part,, tout ce qui t^id à produire une Ti^ejir exce^-r sive , cause la dûqpersion de la sève ou empêche son élaboration et oceasione la stérilité.
163. Une transplantation avec destruction partielle des racines , l'âge , une haute température accompagnée d'une
atmosjAère sèche , l'obliquité d'une branche ou d'une plante ou leur position renversée , une constante destruction des extrémités des jeunes branches en végétation , produiront une accumulation de sève et de sécrétions ; et conséquemment toutes ces circonstances seront favorables à la production des bou*tons.
164. Mais un sol riche d'engrais, une température élevée avec une forte humidité dans l'atmosphère, ou un cours non interrompu de sève constituent autant de causes d'une excessive vigueur et sont par conséquent autant de circonstances d^avorables à la production des boutons.
Tout cda est si vrai qu'on retire Peau des plantations de riz au moment où les plantes vont fleurir , qu'on arrose moins un jardin à l'époque des floraisons. Tout ce qui arrête la
tèm^ ac c él èg f b tféraÎMB. Plir < ptelM 4^trf-iMr fltvrÎMtiif towreBt iniBié diatcmcnt après lear arrÎTée. L'incision anonlatra de l'éeorce fortifie la 6eiir et accélère la fructification y snrtoot sar les arbres frniflert à pe|nns (poirier, pommier), etc.
165. n 7 a une tendance éaaa piniieiin fleim A s'agrandir, à altérer levan ooolears on à chann^er leur apparence par la transformation ou la mnltiplicar lidn de leatrs organes, tontes les Ibis qn*bnes ont ^é gagnées de senût pendant plnsienrs générationii oo'qn'eUes ont M acdiraatées.
1M« Les casses de eette. tendance orient probablement, mais elles soirt entièrement inconnues; on i» peut émettre des règles certaines pour la production des variétés des fleurs ^ exjcepté par le moj>en de l'hybridité (âlO).
Les causes extérieures ao prodaiscol pas 4t
— ai ^
miÊèMê fr«)prMi«nt:dilcs$ la TÎeliMM dnmt «Hveloppe daT«ni«|ps ^étti^êa (\mr% satts les varier dans leurs caractères^ d^autres devien- Qeat moins relues, lorsqu'un genre renferme poim ou peu d'espèces qui se ressemblent , il produit moins de variétés par graines qu'un amre gçnre où les conditions inverses se renconireitt (Oecandolle).
167. Il arrive (ja'ane seale branche produit des fleurs différentes de colles d'une antre branche* £n termes de Tart on Fappello une bÙMtrrerie {a spori eu aag^ais^ imjeu).
168. Comme chaque boni^oa d'une branche pareille a le même principe vilai iq>écifiqu6 (llS), un bouru;eoil pris de cette branche produira un indirida »
et tout lëB bourgeons de œtte branche auront le earaotère de la Tariëté.
169. Conséquemment , c*est par les botirgeons qa^une variété peut devenir
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pormaiMiite , si la plante quifa produire est d'une nature ligneuse et ferme (98).
Cela tient esfteDtiellemeDt i la caose la pias certaine et la plos générale des rariétés, cause qni réside dans IHiybridité (âlO) on la fécondation. Les bourgeons ne se fécondant pas, cette opération ne peut chan|per leur type; ils consenrent donc toutes les modifications de la variété.
170. Comme les fleurs se nourrissent de la sève préparée dans leur voisinage, plus il y aura d'abondance de cette nourriture préparée,plus elles seront parfaites dans leur développement.
17t. Or, moins il y aura de fleurs sur une branche donnée , plus chacune d'elles demandera de la nourriture et plus aussi chacune d'elles sera développée.