‹ Esquisses des premiers principes d'horticultureChapitre 18 sur 35 · Ainsi, la beai^té des fleurs s'ac · texte numérisé non relu

Ainsi, la beai^té des fleurs s'ac

croîtra soit par une abondance de nourriture, soit par la diminution de leur' nombre (toujours exigu), soit enfin par les deux circonstances. Le devoir du jardinier est de produire ces eSets par ses opérations.

173. La beauté des fleurs dépend de leur libre exposition à la lumière et à l'air , parce qu'elle consiste dans la ricbesse de leurs couleurs, et leurs couleurs sont seulemeiit formées par Faction de ces deux agents (281).

174. Ainsi , les fleurs produites dans l'obscurité ou à l'ombre sont ou imparfaites ou dépourvues de leur grandeur et de leur beauté.

Une lomière trop forfê, quand elle agit sur Tovaire jeune , peut produire le deftsécbement des ovules ou semences , c'est Vaspermie ou VûUgoapermie des botaniste». En général , l'ab-

senee d^ine lumière appropriée est plus à craindre ^ elle produit la chlorose ou l'itiolement des parties vertes de la plante et les rend incapables de noarrîr la fleor. Celle-ei se eoTore bien dans t'obseurité puisque le ealiee enpéebè la Hnniàre d'arriver anx pétales, aoais elle aoàffrc pourtant de Tabsence des rayons lamineiuc parce que robscurité prolongée met obstacle aux fonctions nutritives.

, 17ë. Le» fleurs doubles sont celles dans lesquelles les ëtajnines sont transformées en pétales ; ou bien celles où ces derniers organes ou les sépales se sont multipliés. On ne devrait pas les confondre avec les ûenrs prolifères (183) et les flçurs discoïdes composées (18-4).

Lorsqu^on observe les ditereiités variélës de camellia parmi lesquelles il ya des fleurs simples, semi-doubles et doubles, on s^aperçoit bientôt ^ue c'est r^nthèro {lS%i qui se modifie ea pétale ji^eehiangement s'opère par le connectif Qtt.la partie qui sépare les deux loges de Por»

— organe. G^est d^abord le haut de Panthère qui tbadge et celle modiBcalioii a pour premier effet d'empécber la forma lion du pollen (188)^ Celle malière.màle ne peut bientôt plus se dév^oppca^ et Torgane devient stérile. Pea à peu le support de Panthère ou le filet s'*élargit et toute Pétamine n^est plus qu^un pétale.

176. Quoi qu'on ne puisse pas émettre de règles certaines pour la production dfSft fleurs doubles , cepeBdantil est probable que les fleurs qui ont la plus grande tendance à devenir doubles sont celles où les organes sexuels sont ôidinhlreiiient nombreux.

M. Salisbury assurait à M. Decandolle qu^nn 60Î riche et une ligature faite yera le collet donpaient lieu chez quelques plantes à fleurs tSm^ t>les,à]a production de graines qui fournissaient des pieds à fleurs doubles. M. Lechner enlève les étamines sur les girol-lées, et les graises fécondées par d^autres étamines produisent de^ fleurs doubles. Par contre, on a observé quHme citréme jeunesse ou vieillesse empêche le dé-

veloppement des fleurs doubles ; et enfin , sur un arbre à fleur double , il y a des branches à fleurs simples (Deeandolle).

177. Dans les plantes icosandres ou polyandres, les étamines ou les pistils sont toujours très nombreux , quand les fleurs sont dans leur état naturel; et c'est principalement sur ces plantes que les fleurs doubles se rencontrent , quand toutefois elles subissent cette transfor* mation.

178. C'est donc principalement dans ces sortes de plantes qu'il faut s'attendre à voir des fleurs doubles.

Telles sont les roses, les cameUia^ etc. Cependant il y a des exceptions à cette règle. Ainsi des liliacées, des crucifères qui n^ont que six étamines peuvent présenter des fleurs doubles , par exemple , les hyacinthes , la tubéreuse , la tulipe, les giroflées , etc. Des fleurs à cinq, étamines peuvent avoir aussi des fleurs doubles; exemple, UsNeritnn, etc.

170. Plus les organes sexueb des fleurs sont habituellement en petit nombre, p]us les exemples de fleurs doubles deviennent rares.

180. Aussi deyra-t-on s'attendre à voir bien peu de fleurs doubles chez les plantes avec très peud'étamines.

Donc, dans les quatre premières classes du système de Linné.

. 181. Chaque fois que les parties qui * composent la fleur sont soudées par leurs bords, comme dans les calices raonophylles , les corolles monopëtales, les étamines monadelphes, di- ou polyadelphes, la tendance à se multiplier audelà du nombre naturel parait arrêtée.

183. Aussi , dans ces cas, doit^on s'attendre à voir peu de fleurs doubles ; et

elles font effectivement très rares dans ces circonstances.

L'Jlceo roêêa doos offre une de ces ezceplions; ses éumines sont monsdelphes, son es- . lice doable , et sa corolle d*nneseale pièee.

183. Les fleurs prolifères sont celles chez lesquelles les parties qui ont ordinairement tous leurs bourgeons axillaires dormans , les ont au contraire développés par accident; comme dans la ^ pâquerette prolifère (Bellisperenniê y var ; proliféra) dans laquelle d'autres fleurs de pâquerette se forment à Taisselle des bractées qui constituent l'involucre ; on comme dans certaines roses chez lesquelles les feuilles carpellaires développent des bourgeons dans leur aisselle, de manière que la fleur devient une branche dont les feuilles inférieures sont colorées et transformées, tandis

que les «upéri^ares sont Tertes et dans leur état ordinaire.

II ne Faut pas conFondre les flears déformées ayec les fleurs prolifères qui aouTeut sont des 'monêtruesités, ainsi deux fleurs pearenl ée êtmder, comme cela arrive ebes Jes dohUa; daas ee cas, ee aeront dea fleurs déformées.

J'ai remarqué que cette soudure s'établit surtout par le système cellulaire de l'écorce. Il est plus probable que cbez la rose prolifère dont parle M. Lindiey, c'est Vaxe de la fleur qui côntinue à végéter et non pas les bourgeons axillaires des earpelles qui se développent. Tçute fleur naturellement irrégulière peut présenter par anomalie une forme régulière qu'on classe à tort parmi les monstruosités puisqu'elle est une simple réduction ^\x type primitif régulier. Cea anomalies sont nommées paries; ULinaùie, les f^ieia, les Caloeolaria^ les Orchis nous en offrent de nombreux exemples* Il y a des mooftruosités où plusieurs parties de la fleur se changent en vraies feuilles qui présentent ou non la forme de celles de la tige. J'ai observé ainsi une monstruosité de trèfle où le pistil était devenu «ne feaille tantôt simple, tantôt temëe

ei oà ehaqae pétale présentait une forme tnalogae, ele.

184. Les fleurs composées discoïdes ( discoïd compound flowers ) sont celles dans lesquelles les fleurons centraux du capitule aequièrent des cOTolles cimmie ceux de la circonférence , ainsi cpi'on le voit chez les dahlia ; de telles variétés cultiTéesdcTraientse nommer discoïdes au lieu de doubles.

L'auteur hit ici allusion aux plantes de la syngénésie de Linné, classe chez laquelle les fleurons du centre sont le plus souvent réguliers, tandis que ceux de la circonférence ont une corolle en languette. Les fleurons réguliers deviennent souvent dans ces fleurs irréguUers en s'alongeant sous forme de languette; les fleurs paraissent alors doubles.

188. Les deux dernières espèces de fleurs sont tellement différentes des fleurs doubles, que quelques lois qu'on

— ftl —

paisse émettre pour r^er la production ou l'amëlioration des fleurs doubles, elles n'ont aucun rapport arèc les fleurs prolifères ou les composées discoïdes.

Ylt. 8BXBS.

186. Les sexes des plantes consistent en denx ouplnsiencs anneajox (verticilles) de feuilles transformées dont l'extérieur est formé par les éiamines (188) et l'intérieur par le pistil (191).

187. On sait que ces organes ne sont que des modifications de feuilles , parce qu'on les voit fréquemment se changer en pétales pour qui cette vérité est démontrée (149); et parce que par accident ils retournent à leur état de feuilles.

Outre ce que nous ayons dit là dessus aux DOi. 148, 150, 154, 175, 185, il faut remarquer que Porgane mâle ou Vétaaûne se modifie très rarement en feuille directement, tandis que le pistil subit souvent cette variation ; on observer» encore que Pétamine peut en perdant sa qaa^

iitéd*orgao« inSla ckaoger en pélale, «n appea» diee péuloïde on en nectaire. Dans ee dernier caeeUe sécrète une matière sucrée, (ei. orchù.)

1 88 . Les ëtamînes portent à leur sommet un organe nommé Yanthère qui contient une poudre appelée pollen.

Il est si vrai que Pétamine est Porgane mâle des fleurs que si on Tenlève, la graine avorte, parce que Torgane femelle n^a pu être fécondé. L^étamine se compose te plus souvent d^un fikt ou support ei d'une espèce de tète où Ton distingue deux poches qu^on appelle loges et qui servent h renfermer la poussière fécondante ou ]e pollen. Ces loges sont réunies entre elles par le connectif qui est une prolongation du filet (175). Les formes de ces organes Varient beaucoup. Les anthères se sondent quelquefois sous la forme d'un tube qui laisse passer le pistil par son centre; d'autres fois le filet se soude à l'organe femelle, etc.

1 89 . Quand l'anthère a sa pleine croissance , elle s'ouvre et fait sortir le pollen,

soit en le dispersant dans l'air par l'efibl de l'élasticité ayec laquelle elle s'onrre , soit en le déposant sur le stig^mate (191), soit en l'exposant à Faction du vent ou à tel autre agent capable de l'enlerer de ses poches.

Sooveat Tanthère est placée plus baat qae le , pistil et le pollen tombe snr ce deraier ; d'antres fois la fleur est pendante on se penche pour que cet e£Fet soit détruit ; ailleurs les insectes, les oiseaux se chargent de transporter le pollen sur Porgane femelle ; ici, la moindre irritation sur Panthère , produite par un corps étranger, provoque la sortie du pollen ( Lohelia , Ktdmia); là, c'est le pétale qui pousse devant lui l'organe mâle {germandrée). Dans la pariétaire l'anthère lance le polleu^ dans la rue^lafraxinelie^ les étamines se rapprochent uoe à une du stigmate. Dans les Cataaetum Panthère qui a la forme d'un couvercle pointu est projetée au loin par une membrane élastique qui emporte le pollen avec elle et cette projection se fait quelquefois à 5 ou 4 pieds de distance, etc., etc. Toutes ces opérations favonsent l'accouple*

méDt, mais celoi-ci est quelquefois empéehé parles causes mêmes qui auraient dû Pamener.

Par exemple, nous avons constaté que chez les aêclépiadéeSfW y a souvent avortement parce que. les papillons, les mouches, au lieu de disperser utilement le pollen enlèvent toute sa masse et en frustrent la plante. (Voyez l'Horticulteur Belge ^iom,lh)

190. Le pollen consiste en globules creux, ou étuis d'une excessive petitesse et contenant des myriades de particules mouvantes qui forment le principe fécondant des étamines.

Le pollen projeté sur un charbon ardent brûle avec rapidité et une grande lumière ; dans beaucoup de plantes il exhale une odeur qui le rapproche de la matière mâle des animaux {QEnothera, Berberis, etc.). Les grains polliniques ont une foule de formes que l'horticulteur doit étudier au microscope, car la connaissance de ces formes est de la plus haute importance pour produire des variétés de plantes par hybridité. Il y a dea grains lisses, il y

en a d^aatres qui ont des émineacct, dc« gîMo- 8ilé«, des papilles, etc. ; ceux-^ soat TkqMox, {mah&eéeê^eucMrifitacéeê^ttc.); ceax-là sont non ▼ieqnevz {grmminéM, êolanéet, eupkorhiaeée»), Bo général, le pollen offre «ne analogie coostame dans un même genre , dans one nêaie hmifle (Gnillemin)^ d^atret fois des plantes très éloignées ont an pollen senbkbk. U J a da pollen qui n^est point palvérulent, mais qai a la consistance de la cire {asclépiadées, orcAitiéeê) ; alors toate sa masse se troove réanie en petites massues qui ont pris le nom de eof*pe poUiniquest quand uo grain de pollen se tronve sur le stigmate , il erère, laisse éebappcr an boyau qui est rempli de liquide et de granules les uns petits les autres plus grands ; il parait que Pune de ces espèces de corpuscules féconde lé germe ; fe boyau qui les contient semble* les conduire jusqu'à ToTale. (Brongniart,Mrrbel.)

191. Le pistil offre à sa base une on ptttsîeurs cavités ou hges dans desquelles on trouve des corps particuliers nommés o!Oule$; et à son sommet, cet organe présente une ou plusieurs surDsices de sécrétion nommés s^îgmMieê,

Le pistil occupe le centré de la fletir; il est folrmé d^uii ùtaire qui contiefit les ovules qui deyiendront les graines ; d'un style qui conduit à Poyaire, et d'un stigmate , surface humide qtti re^it le pollen. Philosophiquement parlant le pistil est une feuille pliée sur sa nervure tiké^ diane et dont les deux bords sondés supportent les prolongemens de leur tissu qui deviennent des ovules et plus tard des graines. Le pistil est l'organe femelle des végétaux.

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