On devrait toujours avoir ceci
présent à l'esprit, quand on yeut se pro^ curer de nouvelles plantes hybrides.
206. On ne doit jamais confondre les plantes réellement hybrides avec celles qu'on appelle bâtardes {spurious plants)^ parce que ces dernières tirent leur origine de deux variétés d'une même espèce, et non , comme les premières , de deux espèces d'un même genre.
Les plantes bâtardes se produisent beaucoup plus facilement que leshybrides.Cesten croisant les yariétés des genres Jzaka, Calceolaria,eie,, que les borticulteurs se sont procuré tant de variétés bâtardes 'de ces espèces. Le genre Pelargonium nous en o£Fre encore un exemple.
On recommande généralement d'enlever le pollen avec une brosse plate bien propre et de couper les étamines de la fleur oà le pistil doit produire la graine , avant leur déhiscence.
207. Les plantes hybrides, quoique incapables de se multiplier de graines ,
oat souteut beaucoup plus de fleurs que leurs parents.
208. Ceci tient probablement à leur débilité constitutionnelle (162).
YIII. FRUIT.
M9. Le frmt, strieteraent parlant, est le pistil arrÎTéà maturité.
D'ordinaire, c'est seulement l'ovaire qui devient fruit, le %tyle et le «tignuite se fléirisaant après la fécondaiioPt
210. Lorsque le calice adhère au pistil et croit avec lui jusqu'à maturité , le fruit est dit infère ^ comme la pomme.
SIL Mais lorsque le pistil mûrit seul»
sans qu'il y ait adhésion entre Itd et quelque partie du calice , le fruit est dit supère^ comme la pêche.
Le caTice ne peut adhérer au pistil que pour autant que ces organes soient sondés entre eux pal' l« moyen d'un organe spécial , le torus de DeeafidoU«, basa desétamiiies et de la corolle.
2ia. Le frait est conséqaemment , dans le langage vulgaire, la fleur oia quelque partie de celle-ci , arrivée à la période la plus complète de son existence; et par suite, n'est lui-mênae qu'une partie d'une branche rabougrie (1K3).
218. La nature de ses connexions avec la tige est ainsi la même que celle des branches entre elles ou des feuilles avec la tige.
L'axe de la branche destinée à devenir frait par la condition préalable d'être modifiée en flear,aTorte parce que les corpe^ on les parties de Tovaire absorbent toute la nourriture de la branche.
214. Le fruit supère consistant seulement en une ou un petit nombre de feuilles métamorphosées, il n'a point ou fort peu la propriété de communiquer avec la terre et de se nourrir lui--
même, comme le ferait une vraie branche (89).
215. Il offre ainsi fort peu d'adhésion avec sa branche ; de manière que les causes les plus légères suffisent pour la détacher de la plante , particulièrement à son jeune âge , quand toutes les parties sont encore tendres.
216. De là , la difficulté de faire nouer les pêches et autres fruits semblables , ou de les faire passer cet âge dans lequel les faisceaux vasculaires qui les joignent aux branches deviennent ligneux et les fixent à leur place*
217. C'est pour une raison semblable que les fruits se nourrissent presqu'entièrement par d'autres parties, au moyen de matières sécrétées qu'ils attirent à eux , qu'ils élaborent et qu'ils conservent dans les cavités de leur tissu.
SIS. La fonction de nourrir les fimi«« snpères se trouve remplie par lei jeane»
branches qui leur envoient Faliment â travers Fécorce (89).
S 19. Mais, comme déjeunes bruncbes peuvent seulement transmettre la nourriture yen le bas, il s^ensnit qv^à moins que le fruit ne soit formé par la partie d'une branche en dessous d'un bourgeon il doit périr.
SâO» A moins encore qu'il n'y ait quelque végétation active dans la tîge , au- dessus de ta branche sur laquelle croit le fruit, il est possible qu'il vive et se nourrisse des sécrétions pompées de la tige principale.
Sâi» Mab le fruit infère formé au moins d'un calice ajouté au pistil , offre une communicatioQ bien plus&vorable avec la branche ; chaque division de mx/k
calice ayant au m&iH8 un faisceau de tissa vasculaire et fibreox passant d'elle dans la branche et agissant comme un appni sur le centre pour empèoiier le firoit de se séparer.
82S. On peut supposer qu'un tel friiit soit bien plus capable d'établir des moyens d'attirer de loin les sécrétions ; et conséquemment il est moins sujet à périr de besoin ou de manque de nourriture.
ttS. Il n'est donc pas aussi important qu'un fruit infère soit fourni de branches qui croissent au-dessus de lui»
2S4 • Le fruit est exclusivement nourri par les sécrétions préparées pour lui par d'autres parties ; il n'est ainsi affecté par aucune des circonstances qui influen* cent la fleur.