‹ Esquisses des premiers principes d'horticultureChapitre 23 sur 35 · Le fruit sera plus grand en pf>o · texte numérisé non relu

Le fruit sera plus grand en pf>o

portion delà quantité de nonrritnre qae la tige peut loi fournir ; et plus petit en proportion de Finhabilité de la tige à le - nourrir.

2â6. Pour cette raison, quand les arbres sont faibles , ils ne pourront porter que peu ou même pas de fruit ; parce qu'une récolte de fruits ne peut tendre qu*à augmenter encore leur débilité.

ââ7. Et dans tous les cas chaque firuit devrait être éloigné si loin de tous les , autres , qu'U ne pourrait perdre de sa nourriture par ceux qui Fairoisinent.

228. Nous trouvons que la nature elle-même a prévu en quelque sorte les pertes que les plantes subissent par leur excessive fécondité^ en leur donnant la propriété de jeter bas les fleurs dont elles n'auraient pu porter les fruits.

Outre tontes ces conditions naturelles qui favorisent la maturation du fruit et son développement, Part nous fournit des procédés pour arriver à un même but. Une piqûre d'insecte , une piqûre artîBcielIe hâtent la maturation des figues ; les fruits verreux mûrissent plus vite. Gela tient à une excitation particulière. Une incision annulaire de l'écorce ou le bagnage de Lancry , inventé en 1776 , retient la sève dans la partie qui entoure le fruit et le hh quelquefois développer quand d'ordinaire il avorte, comme M. Decandolleena rapporté un bel exemple dans sa Physiologie (^oy. n» 164). Les fruits qui viennent en plein vent, sont plus petits que ceux dont un appui protège la végétation, etc. ( Decandolle ).

~ S29. La sayenr du fruit dépend de Fexistence de certaines sécrétions, spécialement d'un acide et du sucre ; la saveur se réglera en conséquence par les circonstances sous lesquelles le fruit mûrit.

StO. La maturité du fruit est la con-

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i^emon d'im aeide et d'autees snbstanees

en sucre #

2S1. Comme cettedemière substance (le sucre) ne peut jamais s'obtenir dans Fobscurité, elle est moins abondante dans le fruit mari sous la lumière diffuse, et plus abondante dans le fruitée»

posé aux rayons directs du soleil; la conversion de la matière en sucre se fait sous les mêmes circonstances que la décomposition de l'acide carbonique (141 etS70).

!K82. Ainsi , si le fruit se forme sous une bonne exposition au soleil, sa douoeur s'augmentera.

SSS. Et en proportion qu'il sera priyé des rayons directs du soleil cette qualité diminuera.

SS4. De même qu'un fruit lorsqu'il

eU «xpoaé AA aoleîl» «si doaj:, de mteie lorsqu'il croU là où h Ittinîèr^ directe n'arrive pas, il deyient acide; ooouiie les poires» les cerises , etc.

23K. Ainsi , l'acidité peut se corriger par rexposition au soleil; et une excessive douceur ou l'insipidité par l'éloigneyaent de la lumière*

3S6» C'est une propriété des fruits succuleas qui sont acides à l'état sauva^, d'acquérir de la douceur lorsqu'on les cultive , en perdant une partie de leur acide.

3S7. Cela se (ait probabl^neut par l'augmentation du tissu cellulaire qui a peut-être une faculté plus grande que le tissu vasculaire ou ligneux de contri- )>uer à la formation du sucre.

SU. Comme il est nécessaire qu'il y

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ait Que oertaine quantité d'acide pour rendre le fruit agréable au goût, et comme c'est une propriété des fruits cultivés d'augmenter leur matière saccharine et de ne pas former plus d'acide qu'à l'état sauvage , il s'ensuit qu'en choisissant des fruits pour la culture , il faut préférer ceux qui sont acides et rejeter ceux qui sont doux ou insipides.

2S9. A ïnoins qu'on ait eu recours à l'hybridité , quand un fruit sauvage insipide peut être amélioré (â04) , ou peut fournir les moyens d'en améliorer quelque autre.

S40. C'est surtout de considérations comme celles qui précèdent , que dépendent les lois de la culture.

M. Bérard, dans son exceltéût travail sur la maturation do fruit, a démontré que le tissu fibreux ou ceHulettx des fruits est de la lignine

on la substance da bois. Le jus des fruits est de la sève, plus le liquide des cellules ; il est formé de diverses matières chimiques, comme Peau, le sucre, la gomme, des- acides, des sels. Quand le fruit est mûr il renferme moins d^eau liquide qu'ayant sa maturité , le sucre au contraire s'y forme de plus en pins , tantôt à l'état concret ( raisin, pêche ) tantôt à l'état liquide. L'acide malique diminue dans les abricots, les poires, il augmente dans les groseilles, la cerise; la gomme diminue dans ces derniers et augmente dans l'abricot , la pèche , etc. ( Decandolle ). . Ces changemens sont fort curieux et nous renvoyons nos lecteurs aux travaux plus approfondis sur la matière, de MM. Berard, Gouverchel , etc. , dont on aura un bon aperçu dans les traités généraux du célèbre Decandolle.

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