‹ Esquisses des premiers principes d'horticultureChapitre 26 sur 35 · L'éradication soignée de toutes · texte numérisé non relu

L'éradication soignée de toutes

Im Tariéfeës dam le Yoidnage de celle dont il fiiut Qpnserver les graines , le soin que Ton prend de ne consenrc^ oonune plante à graine que la Tariété à forme la pins pare , et la nëeessîté oé Ton force la plante par la transplantation de faire servir tonte sa sève à la nourriture de ses graines , au lieu de lui permettre de produire une trop grande abondance de feaiUes « telles sont les conditions pour faire ntdtre une récolte de graines dont les plantes auront , en grande partie , lescaractèresparticuliers de la Tariété-mèfe.

SK8. Une série progressive de graines choisies d'après un même principe, donnera à la longue des plantes où la oonstitution des individus deviendra pour ainsi ^ire fixe et capable de se transmettre exactement par voie de semis , comme pour former une exception

à la loi générale*; tels sont les navets*, les radis, etc.

C^eM «ÎDsi qa'«ii recueillant des graines de végétMa très précoces ou très Urdife, €t ea faisant cette opératicHi pendant plusieurs aihnées, on obtiendra des variétés fixes qui seront précoces ou tardives selon la propriété de leurs aïeux.

254. Mais si l'on apporte la moindre négligence dans les précautions- nécessaires (232) que Ton doit prendre pour produire une récolte de graines uniformes , possédant toutes les nouvelles qualités acquises, Fespèce se détériorera en proportion du manque de soin et perdra même les caractères de variété,

255. On peut s'attendre, dans foute variété , à voir les graines qui ont été bien nourries (248) conserver les caractères particuliers les plus marqua ns; par conséquent on doit les choisir de

préférence pour produire les nouveUes plantes dont on conservera les graines.

S56. Quand les graines commencent à mûrir , leur embryon est une masse de substance celluleuse, contenant de la fécule, du carbone fixé, ou d'autres matières solides, dans ses cavités; et c'est dans cet état qu'il restera jusqu'à l'influence de circpnstances appropriées qui appelleront chez lui une activité vitale.

257. Gescirconstances favorables sont une température au-dessus de 32? Fahr., un milieu humide , l'obscurité et l'exposition à l'air.

Quand an embryon fécondé sort de ses enveloppes pour soutenir une existence individuelle et séparée , Pacte en vertu duquel s'opère ce^han^ment est la germination. Chaleur, eaà et oxigène , voilà les trois agens essentiellement nécessaires à sa production. En général ,

les graines ont besoin d^autant plus d'eau qu'elles ont pins de volnme. La germination ne se fait sons aucune atmosphère qui ne contienne de Foxygène libre dont il fout au moins 1 /8 dans l'atmosphère où la graine germe. Quand il y a 3 parties d'azoïe sur une d'oxygène , la germination est très active ; dans l'air il y a environ une partie d'oxygène sur 4 d'azote. Trop d'oxygène nuit aux graines. Humboldt a accéléré la germination par l'immersion des graines dans le chlore jusqu'à ce que les radicules se montraient. On emploie encore ce moyen pour aviver les graines. M. Dtto de Berlin a aussi proposé une soluiioti saturée d'acide oxalique dans la proportion de 16 gouttes par pinte d'eau pour accélérer la germination; M. Hamillon recommande de laver alors les graines avec de l'eau renfermant une petite quantité de potasse, etc. Quant à la chaleur, son degré varie pour les divers végétaux. M. Lefebure a vu des raves germer entre 5 et 38 degrés centigrades. L'obscurité hâte la germination, mais la lumière ne l'empêche pas tont-à-fait. M. Boitard a vu cependant que plus la lumière était vive plus elle retardait l'opération. J'ai fait des expériences sur l'influence des couleurs dans la germination et j'ai reconnu que moins les rayons

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coloréf araient de pouvoir éclairaot , plus ils fovorisaientia germioatioD; c^est ainsi que le rayoD jaune la retarde de beaucoup, etc.

258. L'embrfon absorbe alors Thamiditë du milieu daas lequel il se trouve, s'empare de l'oxigène (278) et subit certains changemens chimiques; ses propriétés vitales forcent une de ses extrémités à monter pour trouver la lumière et décomposer l'acide carbonique (279) en perdant de son oxigène accumulé ; l'autre extrémité de Tembryon descend dans le but de trouver constamment une provision de nourriture nouvelle.

L^embryon est un axe à deux pèles dont Pua se dirige en haut tandis que l'autre se dirige en bas. La cause de cette double direction est inconnue. Des expériences ingénieuses entreprises par M. Knight et Dutrochet, ont fait voir que des graines germées sur une roue en mouvement, dirigeaient la jeune tige vers.le centre de mouvement et la radicule vers la circonférence de la roue ; d'où l'on a conclu que c'était la force

o«ntnfage qai avait foit obéir la radicule contre, laquelle réagirait la tigelle. Or, sur le globe terrestre c'est la force centripède qui remporte sur la force centrifuge; et les radicules ici encore seraient soumises à la force prépondé^ raste, par conséquent elles doivent se diriger vers le centre de la terre. M. Poiteao croit que chaque plante a deux pôles dont s'échappent des fluides qui la forcent de croître par les deux extrémités en sens contraire. M. Dumortier admet que la tige monte vers le ciel parce qu'elle a de la moelle qui remplace le système nerveux des animaux, et qui a en commun avec lui la tendance de se diriger en avant (en haut). M. Schuitz a fait croître une tige vers la terre , en éclairant le végétal par un miroir réflecteur qui lui envoyait les rayons de bas en haut , etc. On voit qu'il n'y a pour expliquer cet important phénomène physiologique qu'hypothèses et théories.

i^ô9. Si ces conditions ne se maintiennent pas , les graines ne peuvent pas germer ; et consëqùemment, l'exposition , à la lumière est fatale à leur embryon , parce que (278) Toxigène ne se sera

pat absorbé en quantité suffisante pour stimuler les forces vitales de Fembryon mis en action , dans le but de s'en séparer de nouveau par la décomposition de l'acide carbonique qui avait été formé durant son accumulation.

Non-seulement la lumière nuit à la germination (et nous Toyons les plantes germer sous terre à Pabri du fluide lumineux), mais influence de cet agent est encore nuisible à laconseryation des graines lorsqu'elles sont à l'état de torpeur. On a recommandé dernièrement comme un excellent moyen de conserver les semences, de les enfouir dans des petits aacbets de papier noir.

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