‹ Esquisses des premiers principes d'horticultureChapitre 27 sur 35 · X. SÈTE · texte numérisé non relu

X. SÈTE

260. La matière liquide qui est absorbée de la terre ou de l'air est nommée êève.

26 1 • Quand elle entre dans la plante, elle consiste d'abord en eau contenant certains principes, spécialement de Facide carbonique en solution.

262. Ces principes sont surtout des matières animales et végétales en état de décomposition et d'autant plus énergiques qu'elles sont plus solubles ou plus propres à former de l'acide carbonique en se combinant avec l'oxigène de l'air.

Voyez la noie au d^ 35.

MI. La sève acquiert pea après la mtere d'im mucilage oa da sucre, et subséquemment elle diffère encore plus de son premier état par le mélange de certaines matières solubles qu'elle reçoit ' sur sa route en passant au travers de Taubier ou du tissu fibreux nouvellement formé (65).

Voyez les réflexions aa n» 83.

S64. Quand elle atteint le voisinage des feuilles , elle est attirée dans leur intérieur , et là , ayant été exposée à la lumière et à l'air , elle se convertit en sécrétions particulières à chaque espèce.

Voyez k Doie da no 1S7.

d6ë. Finalement , dans son état modifié, elle descend par l'écorce d'où elle se répand latéralement par le . moyen des rayons médullaires , et elle se distribue ainsi dans toute l'économie.

M. Dotrochet a récennnent démoniré que û la ▼égéialion descendaotc est la plo» active, il y m eapendaot eDcore ooe action aicendante qui tend à réunir les deux bords d'une plaie horizontale faite à Pécorce. Quand celte plaie eatétroite et longitudinale,il y a aussi une extension desparties latérales de P^corce qui tendent à la fiemcr (Institut n« 89. 1855).

266. Aucune matière solide quelconque ne peut être absorbée par les racines ; pour cette raison , des métaux qui à rétat d'oiide sont yënéneux pour les plantes , n'ont aucun danger à l'état métallique , comme par exemple le mercure. Sans aucun doute, c'est encore là la cause qui fait que l'engrais formé a l'état liquide de substances solubles, agit avec une énergie plus puissante que les substances stimulantes solides.

C'est ainsi que MM. Carradori, Jcger, etc., ont constaté qae ni les graines,ni les bourgeons ne se développent quand on les arrose d'eau araeniqaée. De très petites doses d'oiide d'arsenic loent les plantes. Anssi est-ce un grand

val que de taiipoadrer la terre d^oxide d'arteoic pour tner les moBaraignes , lee caiD|Mi- Ifaols qai iofettent quelquefois dos provinces walloDoes , qnaod le sol a déjà reçu les graines de céréales. M. Mareet a tu que Peau arseniquée changeait la couleur des pétales ; ils deviennent bruns, jaunes on blancs; la rose à cent feuilles devient pourpre et se couvre de taches de cette couleur; la fleur du Campanula persicifolia devient verte, etc. Le sublimé corrosif empoisonne les plantes; les vapeurs du mercure ozidé produisent les mêmes effets.

Mais quand le mercure est à Tétat métallique , il fait peu d^effet. J'ai fait pousser des bulbes de narcisses dans de Peau au fond de laquelle se trouvait une grande quantité de mercure dans lequel plongeaient les spongioles des racines. Ces organes se recoquillaient au bout de deux jours , le diamètre des filets radicaux augmentait, mais les feuilles et les fleurs se développaient bien. En 1833 le nommé Haecbt comparut devant les tribunaux de Bruxelles, du chef d^avoir f&ït mourir des arbres en y introduisant do mercure; il fut acquitté. Théodore de Saussure a retrouvé dans un arbre vivant du mercure qu'il y avait introduit trente ans auparavant. L'hydro-ehioraie d'étain, le sulfate

— laide cuivre , le sulfate d^antimoine , les ozides de bismuth et de chrome , le phosphore, la chaux ▼ivcy la magnésie, le sulfate de barite, les solutions d^alun, la potasse, etc., tuent les plantes. L'oxide de manganèse, une solution d^iode, le chlore favorisent la végétation. Autour de$ fabriques de soude il se dégage du gaz acide sulfureux ; or, quand 1 /1 0,000 de ce gaz est combiné à Pair, il est sensible à Podorat , et en 48 heures le tissu des plantes vivantes s'en trouve altéré. Le gaz acide hydrochlorique qui se dégage autour des éiablissemens de blanchisserie à la minute, combiné pour 1/100 avec Pair, fait périr en 5 heures les réséda. Le gaz acide nitreux opère le même effet. Il faut que rhorticutteur connaisse ces particularités pour éloigner ses plantations des fabriques. En 1852, M. Macaire, à Genève, trouva qu'à la suite des exhalaisons de chlore les plantes périssaient , quoiqu'on eût prétendu le contraire. M. Decandolle l'engagea à vériBer si c'était la nuit ou le jour qu'avait lieu l'empoisonnement. M. Macaire trouva que les vapeurs d'acides nitreux et nitrique, l'hydrogène sulfuré et le gaz acide hydrochlorique n'étaient absorbés par les choux , les laitrons, les euphorbes, etc., que la nuit. Par suite , si quelque plante est nuisible , on

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peut la détraire par des Famigaiions diacide hydroc1il6riqae faites la nuit. G*e8t ainsi que les raffineries de sucre d'Amsterdam sont infectées d*une cryptogame (le Syncollesià mue&roîdes) qui noircit les pains de sacre. On la détruit par les fumigations.

267 « La cause du mouvement de la sève est rattraction exercée sur elle par les bourgeonfl e4 les feuilles.

908. Les bourgeons mis en végétation par Faction combinée de la température et de la lumière du printemps , décomposent leur acide carbonique (279) et attirent le fluide du tissa immédiaitement placé an-dessous d'enx; lé vide* qui se forme ainsi est rempli par le fluide qui est encore attiré du bas , et c*est ainsi que s'établit im mouvement dans la sève qui a lieu gradt^ellement de Tune extrémité a l'aotredu végétal,

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