uand quelque couleur appa
rait dans des parties déyeloppëes sous l'obscurité , elle est généralement produite par Fabsorption d'une matière polorante pareille , par exemple , à celle qui préexiste dans la racine ou autre organe d'où la pousse blancbie provient, comme cela a lieu dans quelques espèces de Rhubarbes forcées.
284. Le même phénomène a lieu par le dépôt d'une matière colorante formée par des parties développées sous l'in-^ fluence de la lumière , comme dans les racines souterraines des betteraves , carottes , etc.
285. Ce qui est vrai de la couleur , Test du fumet, qui tire aussi son existence de l'influence de la lumière ; parce que le fumet est produit par des changemens chimiques de la sève opérés par l'exposition à la lumière (229).
MO. ÏM ihéme oliàaeamteà réptrd delà iiM i tiè rt» imlrititeqtti^stegalegHwil ibrmëe par rex|>osition des feailles à la lainière. Aiam , ia pomme de terre qu'on foroe «01U l'obsotirilé ne ootitienl pat pins de matière amilacëe que n'en avait le tdwrctile origine ; oepeadant elle ea acquiert une grande quantité quand la plante croit à la lumière , et cette niatière s'y dépose même en proportion que la plante a été influencée par la lumière et par l'air. Ainsi, encore, si les pêchers croissent en serres , mais à une grande distance de la lumière , ils forment si peu de matière nutritive qu'ils deyiendront incapables de porter des fruits dont la majeure partie tombera. C'est par Une raison analogue que les arbres en plein vent ne porteront fruit que sur leurs branches extérieures. Des cotisi^ dérations de cette nature fi^rment en partie la base de l'art d'élligiier et de tailler.
M7. Lft liimière est le stîmalaiil le pliu pnÎMa&t qœ I'ob piûsae employer pour exciter raction vitale des plantes , et son énergie, est en proportion de son intensité ; de sorte que les rayons directs dusoleil produisent beaucoup plus d'e£fot que k lumière difluse du jour.
iM. I^ êùtté que des bonxlfeons qui «ont tirés eiceiiaMes , diminueront d'ex« eltabilité , placés «eus une lumière dif-
luse*
189. Et si des bourgebtis «ont très engoutdis , Os seront excités dans leur âévdoppetirent, en étant exposés à la Ittmière directe.
290. De telle manière que la volonté du cultivateur peut déterminer quelles parties d'un arbre croîtront d'abord au printemps.
291. Cest la clef de quelques pratiques importantes dans Fart de forcer.
292. Ceci doit également engager à faire attention aux bourgeons que dans des cas particuliers il faut mettre à Tabri des rayons directs ; comme dans le bouturage où les bourgeons , s'ils sont trop fortement excités, pourraient épuiser leur seul réservoir dç sève, la tige, avant que des racines nouvelles ne se forment pour réparer de telles pertes.
298. Comme les plantes puisent une partie essentielle de leur nourriture d^ns Pair (280) , sous Faction de la lumière , il s'ensuit que les serres qui admettent la plus grande quantité de lumière sont les mieux adoptées aux besoins de la culture .
294. La proportion de la matière opaque dans le toit d'une serre en bois
varie de '/s à */, ; celle d*ane serre en fer ne surpasse pas '/as*
295. Donc , les serres en fer sont sous ce rapport plus appropriées à la culture que celles en bois.
296. Et , comme il a été trouvé par expérience que la lumière passe plus facilement par un toit curviligne que par un toit plane et à travers des vitres formant un angle aigu avec l'horizon , qu^à travers un vitrage perpendiculaire , il s'ensuit qu'un toit curviligne est le meilleur, tandis qu'un toit plane avec des vitrages perpendiculaires aux côtés est le plus mauvais pour la culture.
297. Par la même raison le verre vert commun est moins bon pour les serres à forcer que le meilleur verre blanc ( white croum glass des anglais ).
S98. Les fS/M Ténéneux en très pedte quantité agissent sur la végétation avec une grande énergie. Un dix- millième de gas aeide sulfureux est subitement &ftal à la Tie des plantes : de U yîent le danger des foyers chauffés par 1^ charbon de terre, et l'impossibilité de faire croître certaine^ espèces dans le voisinage des maisons où Ton brûle de là houille , ou dans les grandes villes,
Voyez la note du n» 366.
Xa. TRANSPIRATION.
S99. Ce n*est pas , cependant , exclusivement par Faction de la Jumière et de Tair que la nature de la sève se trouve changée. L'évaporation continue sans cesse durant la croissance du végétal, et elle devient quelquefois si abondante qu*un individu peut en 24 heures transpirer son propre poids d'eau.
Haies a trouvé qa'un hélianthe aonoel on un chou , perdaient dix-sept fois plus d'eau , à surface égale , que le corps de Phomme par la transpiration insensible. Slenk a reconnu qu'une tige de maïs perd par jour 7 onees d'eau , uo chou 33 onces , un héliotrope 94 onces, etc.
SOO. La pejrte que les fonctions des feuilles oôcasionent ainsi aux plantes ,
est réparée par da flaide nouveau , ai>floii>é parles racines et i^ontant dans im tige avec une grande rapidité.
SOI. La conséquence d'une transpiration aussi copieuse est la séparationet la solidification de la matière carbonée nécessaire à la production des sécrétions particulières à chaque espèce.
302. Pour maintenir une plante en bonne santé, il est indispensable que Feutrée du fluide par les racines soit continuelle et non interrompue.
SOS. Si quelque circonstance occasione une transpiration trop rapide pour qu'elle soit réparée aussitôt par l'absorption du fluide de la terre , les plantes sécheront et périront.
804. De telles circonstances «ont la destruction desspongioles , une quantité
insuffisante d'eau dans le dol , une exposition des spongioles à quelque sèche* resse imprévue, et une atmosphère sèche «
305. Les moyens les plus propres à • contrebalancer les funestes conséquences d'une action imparfaite des raqines ^ sont de prévenir ou de diminuer Féva-*.
poration.
806. Ce qui se fait en rendant l'atmosphère extrêmement humide.
307 . Ainsi , dans les serres curvilignes de fer où l'atmosphère est si sèche à cause de la chaleur que les plantes en périssent, il est nécessaire de rendre l'air humide soit en arrosant le pavé d'eau soit en introduisant dans la serre de la vapeur.
808 . Pendant leur transplantation durant un temps sec , les plantes toujours
Terles, on celles en feuilles, meoreiit soayent, parce que les spongiolessontdië' traites ou ont tellement souffert qu'elles ne peuvent plus fonctionner, tandis que les feuilles ne cessant pas de transpirer.
t09. La grande certitude que Ton a de réussir en transplantant les végétaux que l'on a cultivé^ en pots , se conçoit facilement d'après cette dernière circonstance.
810. De même que l'utilité de mettre les boutures ou les semis nouvellement transplantés dans une atmosphère humide et à l'ombre s'explique par la nécessité d'empêcher alon l'évaporation.
Xni. BOUTURES.
81 1 . Toute partie séparée d'un végétal capable de produire des racines et des branches nouvelles , et de devenir un individu , est une bouture.
La définition de la bouture par les auteurs anglais est beaucoup plus large que celle des français. Ces derniers appellent seulement bouture une branche détachée d^nn végétal que Pon met en terre pour qu'elle y produise des racines et devienne une plante semblable à celle dont on l'a enlevée. Philosophiquement, la bouture n'est qu'un moyen de multiplication pour la plante par le développement des organes descendans ; c'est là , la manière ingénieuse de M. Decandolie de considérer la bouture.
3 là. 11 y a des boutures de deux espèces , — les boutures proprement dites etle8yetM;(819).
SIS. Une bouture consiste dans un entrenœud , ou une partie d'entrenœad avec son nœud (59) et le bourgeon.
Voyez la note n« 59.
51 4. Quand Fentrenœud est plongé dans la terre , il attire les fluides hors du sol et nourrit le bourgeon jusqu'à ce que celui-ci puisse se nourrir lui*niême*
Voyez la note do n» 109* M. DecaUdoIie explique de deaz manières le développemeot des racines sur les boQtares. Ou la plante esi très prompte à pousser ces organes avant que la branche ne soit desséchée , et dans ce cas le bois est tendre et le tissu cellulaire de Fécorce très développé (saule); ou bien Phumidité n'a pas de pouvoir désorganisant sur la bouture , bien que les racines y poussent lentement, et dans ce cas le bois est dur, à tissu serré (pin),
5 15. Le bourgeon se nourrissant d'abord de la matière contenue dans Ten-
trenœud, s'alonge graduellement rers le haut en branche , et envoie vers le bas de la matière organisée qui forme la
racine.
* Voyez la note du no 100.
816. Aussitôt que le bourgeon a établi une communication avec le sol , il devient un nouvel individu , exactement semblable à celui duquel il a été enlevé.
817. Comme c'est Faction des bourgeons qui cause la croissance dans une bout^ire « il s'ensuit qu'une bouture sans bourgeon ne pourrait croître.
818. A moins que la bouture n'ait une grande vitalité et la faculté de former des bourgeons adventifs (119), ce qui arrive quelquefois.