Les tiges croissent en diamètre de d»ix manières
6d. Soit par Taddition d'nne nouyelle partie à rextérienr da bois et à Tintérienr de Fécorce; alors, ce sont des exogènes. Exemple , le chêne,
64. Soit par Taddîtion de noavelles parties dans leur intérieur ; alors , ce sont des endogènes. Exemple , la canne à sucre.
65. Dans les tiges exogènes , la portion centrale qui est plus dure et plus
foncée qne cefle de la përiph^ie , «e fiMmne emur du bois ( ou J>oû proprement dit) , tandis que l'extérieure qui est plus molle et plus légère , est appelle alhurnum ou aubier ( faux bois ) .
66. La portion interne de Técorpe des tiges de cette nature a reçu le nom technique de liber*
Il nous semble plus facile de partager l'orga-* nisation d'une tige d'exogène en deux 9ysiéme» : l'intérieur ou le central et l'extérieur ou le cortical. Le premier a au centre la moelle et Vétui fnéduUatre y entourés du boia et de Vauhier, Le second a vers l'intérieur de l'arl>re le liber ^ entouré des couches corticales et en dehors Venveloppe cellulaire revêtue de Vépiderme, Ces deux systèmes sont organisés l'un en sens inverse de l'antre (DecandoUe), c?est-à-dire que dans le cortical la partie la plus molle est audehors , tandis que dans le central , la partie la plus molle est en dedans. On parvient k s'expliquer mieux les phénomènes de la croissance des arbres en adoptant cette division.
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07. Le bois, lorsqu'il était jeune , était de l'aubier ; après il change de nature en devenant le réceptacle de certaines s^rétions particulières à chaque espèce.
68. De là vient la dureté plus grande du bois comparée à celle de l'aubier.
Tandis que ce dernier est récemment formé d'un tissu encore vide , aussi destructible que l'écorce elle-même , le premier est protégé contre la destruction par l'introduction des produits sécrétés qui deviennent des substances solides , souvent insolubles dans l'eau et jamais perméables à l'air.
La force avec laquelle les bois pounronl porter des poids dans se rompre , dépendra aussi des produits sécrétés, qui varient suivant l'âge de Parbre, la contrée où il croit, et même suivant ses différentes parties. Hassenfratz a trouvé que des morceaux de bois de 5 mètres de longueur sur un décimètre d'équarrissage , posés
L'orme.
Vïf.
Le hêtre.
Le chêne.
Le noisetier.
Le pommier.
Le châtaignier.
hoHzdntalemenl et Ubres par leurs ezirémilés ont pu sapporter :
Le prunier. Kil. 1447 Le marronnier. 931 Le sapin. 918
Le nojer. 900
Le poirier. 885
Le bouleau. 853
Le saule. 850
Le tilleul. 750
957 Le peuplier d'Italie. 586 (Quetelet. Posit de Physiq,) La durée des bois enfouis dans la terre dé- . pend aussi de la nature des produits sécrétés dans leur tissu. M. Hartig a prouvé qu'on peut classer les bois de la manière suivante, en commençant par les plus périssables.
f PlaUne.
, .3 Tilleul.
5 Bouleau.
7 Charme.'
9 Frêne.
11 Sapin.
13 Orme.
•15 Pin ordinaire..
17 Acacia.
3 Marronnier d'inde.
4 Peuplier.
6 Hêtre.
8 Aulne.
10 Érable.
12 Pin-silvesire.
14 Pin de Weymoutb.
16 Mélèze.
18 Chêne.
( Voyez Horticulteur Belge, T. 1«% p. 344.)
69. Les produite aécrétéê qui mAU&^ fient le bois , se préparent dans les feuilles d'où ils descendent par l'éeorce , et de l'écorce ils se rendent josque dans la partie centrale de la tijgre.
Un arbre déoadé de ses feuilles sor Ihm de ses côtés ne prodoit pins de conches de liber ni d'aabier précisément de ce même côté. On ne doit pas conclare de là que le cambium on la snbstance noayelle qui s^organise en nouvelles cooches entre ces deux organes, se forme dans ta feuille , puisque M. Dntrochet a prouvé que ce cambium se forme au contact même du liber et de Paubier. Il ne s'agît ici que des produits sécrétés qui solidifient le bois.
Les fonctiMM des feuilles exercent la plos grande influence sur la croissance des arbres. Plos les fouilles sont grandes oo nombreoses, plus vite les arbres gran4issent ; pins elles sont mobiles , plus la végéution est rapide. Il est de foit que cbez les animaux Pexercice déTeloppe les organes; la gf/mnoBtique donne! a« corps plus de solidité et de force. IJ y a pour les plantes une sorte 4e gymnastique dans l'agîta* tion dès fooiUes et des branches déterminée
par l«s vettM. ll.Kmgbt a prouvé qve'ce non- ▼ement facilite le transport de la sève et la développement dn tronc.
70. Les canaux par lesquels se Mt cette communication sont nommés rayùna méàuUaires (sHver grain des anglais).
71. Les rayons médullaires sont des plans de tissu cellulaire très comprimés et se rendant de la moelle à Técorce.
il y a des rayons nédullairea cortieanx, comme il y en a de centraux ; les uns aboutiasentanz autres par contiguité. Ceux qui s'arrêtent à Pauliier sont nommés plus particulièrement appendices méduIlatreB. Dans les arts , .on scie obliquement les bois pour couper diversement les plans médullaires qui produisent ainsi daa dassus plus oa moina agréables à l*eiil.
72. Le bois lui-même est composé de tube» 4SiOQsiitant ea libres lif^uses et etr tàsstt vasealaire j enclavés iongitudinaienrant dans la tuÏMtance celhdaire.
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• 78.' Cette substance cellulaire se déyeldppe seulement dans le sens horizontal ; et c'est à cela que le caractère principal des différentes espèces de bois est ordinairement dû.
74. C'est pour la même raison que le bois du sujet dans un végétal greffé ne deviendra jamais semblable à celui de sa greffe, quoique , comme nous le verrons plus loin (IV) , la matière ligneuse du sujet doive tout entière prendre son origine dans la greffe.*
75. Conséquemment , la tige d'une plante exogène peut être comparée à une pièce de toile dont la trame est composée de tissu cellulaire et la chaîne de tissu vasculaire ou fibreux.
76. An printemps et en automne une substance visqueuse se sécrète enU« le .
bois et le liber , et se nomme oambium.
Voyez la note do n<» 09. Le eambiam a été pris long-temps pour one sobstance liquide , mais on a yu ensuite qne c'était une gelée composée de jeone tissu cellulaire qui s'organise dans le sens horizontal et au contact même des deux systèmes central et cor-tical. Ce tissu forme nnenonyelle couche quise partage entre Paubier el le liber ; chaque couche offire, dès le plus Jeune âge, une zone ceUulaira et une aone ▼ascnlaire ; on croit que la zone eellulaire se forme surtout au printemps.
77. Ce cambiam parait être la matière dont le tissu cellalairè horizontal de la tige s'organisa.
78. Dans les tiges endogènes , la partie située vers la périphérie, est plus dure que celle du centre , et chez elles, il n'y a pas d'écorce séparable.
79. Les tiges endogènes consistent en £aisceaux de matière ligneuse, enclavés dans du tissu cellulaire et com-
posés de tissu vascalaire entouré de fibres ligneuses.
80. La tige ne sert pas seulement de dépôt aux sécrétions particulières à Tespèce (67) , mais encore de milieu par lequel le fluide circule dans son passage des racines aux feuilles.
81. Dans les tiges exogènes (63), le fluide monte certainement par Faubier et descend par l'écorce.
82. Dans les tiges endogènes (64) , le fluide monte probablement par les faisceaux ligneux et descend par la substance cellulaire , mais cette marche n'est pas encore 4)rouvée.
Les endogènes n'ont point de systèmes central «t cortical distinct, et n'offrent point de vraie muëlie ni de vrais rayons médaltaires. Ces tiges sont d'ailleurs organisées sur un plan moins uniforme que celui des exogènes , surtout si on
les considère ebez lespùlmiera où elles ont été désignées sous le nom de atipes, chez les liliacéea , les pandanées où elles afiPectent quelquefois la forme des hampes, chez les bananier* où la tige est moitié rhizome et moitié tige aérienne, chez les graminées où elles prennent le nom de chaume, chez les préks, les fougères, où elles affectent des structures fort singulières. Quant à la croissance de ces tiges, il faut remarquer que dans celles qui sont noueuses {rotangs, graminées, prêles), la sève s^arrêle aux plexus ou aux nœuds, et les bourgeons se développent en branches. Dans les endogènes sans nœuds, la sève tend à faire croître principalement le bourgeon terminal , mais si cette marche est intervertie , des branches poussent latéralement. De là, la méthode des jardiniers de couper la sommité des endogènes, et inéme de la brûler avec un fer chaud, pour faire pousser à la plante des branches latérales.
LMnflorescence terminale dé beaucoup de tiges endogènes fait que le fruit , devenu mûr, arrête la sève comme un corps inerte. Il arrive enfin que quelques tiges de cette structure meurent dans leur partie aérienne pour se conserver par lerhizome bulbeux souterrain (liliacées), etc. On peut prouver facilement que dans les
liges ezogènet, le fluide noorrieier deeeend par réooree ; une figature faite aar «n arbre proDTe qoe le bourrelet qui rétoUe de Taceanoiation du floide descendant eontinnelleaient jQsqa'à la ligatore , se forme aa-dessns d^eUe. Onand une plante Tolabile enlace nn arbre, e*est aa-4|e8sos de ses spires qoe se déTcloppent les grosseurs ou les boorreleu, etc. Cbez les endogènes, on ne parvient pas i sTmr ces phénomènes, et la cause de cette différence est fticileàsaisir(89).
88. L^ tiges ont la propriété de propager Findividualité , mais seulement par le moyen de leurs bourgeons. Si elles sont dépourrues de bourgeons, elles ne peuvent multiplier Findiyidualité que fortuitement.