III. TIGE
57. La tige est cette partie du végétal qui se développe au-dessus du sol et qui prend une direction ascendante a la période de la germination.
Il esc plas exact de définir la tige avec MM. Denraux et Decandolle , la partie intermédiaire entre la racine et les feuilles. Quant à la direction ascendante des tiges , on en trouve une exception dans des plantes parasites qui enfoncent leurs racines vers le haut du végétal qui les portent et poussent leur tige vers le bas (exemple , viêcum album), Notez que la tige existe toujours dans toute plante vasculaire. Elle peut manquer en apparence, mais en réalité elle existera toujours, quelque rabougrie qu'elle soit.
58. Elle consiste en un axe ligneux , recouvert d'éoorce qui est percée de stomates (ISl) à sa sur&ce , portant des
feuilles avec des bourgeons à leur aisselle et produisant des fleurs et des fruits.
Quand on dit que la tige a un axe Hgnenz , on n'entend pas par là qu'il faille nécessairement y trouver du bois, mais seulement des 6 « bres. Il serait préférable de nommer cet axe simplement fibreuaf,
59 . Les points d'où naissent les feuilles sont nommés nœuds; les e^aces entre les feuilles , entrenœuds»
Les Français nomment encore les entrenœuds des mérithattea, M. Dumortier en fait des articles et coQsidère les nœuds comme des artiouia^ . tions. Ce naturaliste a démontré qu'il existe, de singuliers rapports entre les plantes et les animaux sous le point de vue de leur structure articulaire.
60. Plus une tige grandit verticalement , plus elle est vigoureuse ; et plus elle dévie de cette direction pour pl*endre rhorizontale ou la pendante , plus elle est dépourvue de vigueur.
On sentira- facilement de quelle imporîaflce eut eet axiome pour les pépiniéristes et les forestiers.
61. Quelques tiges se développent 80US terre, comme les tubercules des pommes de terre , le plateau du safran, mais on les distingue des racines par la présence des feuilles et des bourgeons réguliers à leur surface.
En général , on appelle rhizome toute tige souterraine; elles sont bien plus nombreuses que ne le semble indiquer ici M. Lindiey. Très souvent elles sont horizontales, comme dans les «Vm, le sceau de salomon, etc. On a cru que d'autres, comme celles ducolchique, s'enfonçaient toujours de plus en plus dans la terre , parce que les nouvelles tiges poussaient audessous des anciennes; mais j'ai démontré que les plantes nouvelles naissent sur le côté des anciennes , de manière qu'une suite de plantes qui se reproduisent les unes des autres, tonme dans un cercle. Sur les orchia, on observe deux tubercules dont Fun nourrit la plante actuelle et dont.l'autre nourrira la plante à venir; quand
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c«tt« dernière predoira an noarean pied^eeUiHci luUtra où esc mort ton aieal ; de eette manière Torehis oseille toojoors. ( Voyez VSartieuiUur Beige, Tome 1», p. 158.)
MM. Denal et Torpin ont fait roir qoe les pommes de terre n'étaient pas dea racinea, parce qn'on les tronve attachées anx rameaox souterrains qui naissent aa-dessos da nœud vital o^du coUety c'est-à-dire aa-dessas de Tendroit o la racine se sépare de la tige.