II est telles circonstances dans la vie oii
mieux vaut ^tre fol par sa propre iQitiative que sage par celle d'autrui.
136. — La mediocrite des sentimeots et Fabsence d'id^es personQelles constituent, sansdoute, de precieux moyehs de reussir, mais il faudrait avoir Tesprit de n'en pas abuser.
157. — L'homme avide de faire son chemin dans le monde, doit se consoler de ne point avoir cette penurie d'idees qui predispose si bien son possesseur au r6le do comparse et le garantit centre toute velleite d'ind6pendance. Bien que precieuse, la m6diocrite de Fesprit n'est pas indispensable; presque toujours, celle du caractere suffit.
158. — C'est une grande force que de savoir n'etre jamais arrete par la crainte de dire ou de commettre quelque sottise, et c'est ce qui fait souvent reussir un faquin la ou un homme d'esprit echouerait infailliblement.
159. — Le seul esprit veritabJement profitable, c'est celui qui ne nous empeche pas de faire le niais a propos et de savoir parattre prendre les sots au serieux.