RÉSUMÉ MYTHOLOGIQUE
La religion des Grecs était le polythéisme mythologique, c'est-à-dire le culte des dieux de la Fable.
Ces dieux, outre le Destin, Saturne et Cijbèle, étaient divisés en quatre grandes classes, savoir : 1° les Grands Dieux;
— 2° les Dieux Subalternes ; — 3° les Demi-Dieux ou Héros;
— 4° les Dieux Allégoriques.
Les Grands Dieux étaient au nombre de douze, savoir : \° Jupiter, père des Dieux et des hommes, maître du Tonnerre, et gouvernant le monde, toutefois sous les lois du Destin.
2° Junon, sœur et femme de Jupiter, reine des Dieux, et présidant aux mariages.
3° Neptune, frère de Jupiter, dieu de la mer. 4° Apollon ou rhœbus, fils de Jupiter et de Latone, dieu du jour, de la poésie, de la musique et de la médecine; il habitait le Parnasse avec les neuf Muses dont il était le chef. 5° P allas ou Minerve, née du cerveau de Jupiter, déesse de la sagesse et de la guerre.
6° Mars, fils de Jupiter et de Junon, dieu de la guerre. 1° Vénus, déesse de la beauté, née de l'écume de la mer. 8° Vulcain, fils de Jupiter et de Junon, dieu du feu et chef des Cyclopes.
9° Vesla, sœur de Jupiter, déesse du feu et du foyer do-
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mestique. Ses prêtresses, chez les Romains, s'appelaient Vestales,
40° Cérès, sœur de Jupiter, déesse des moissons.
\\° Diane, sœur jumelle d'Apollon, déesse de la chasse. Elle avait trois noms : Phœbé au ciel, Diane sur la terre, Hécate aux Enfers.
I %° Mercure, fils de Jupiter et de Maïa, messager des dieux, conducteur des âmes aux enfers, dieu de l'éloquence, du commerce et des voleurs.
Parmi les Dieux Subalternes, on comptait : Pluton, dieu des Enfers, frère de Jupiter et de Neptune ; Proserpine, sa femme, fille de Cérès ; Bacchus, fils de Jupiter et deSémélé, dieu du vin; Pan (c'est-à-dire rouf), personnification de la nature ; Amphitrite , femme de Neptune, déesse des mers, etc. — Venaient ensuite les Dœmones ou divinités inférieures ; Esculape, fils d'Apollon et dieu de la médecine ; V Aurore, la Nuit, Iris ou PArc-en-Ciel ; Eole, dieu des Vents ; Thémis ou la Justice ; Bellone ou la guerre ; Plutus ou la Richesse ; l'aveugle Fortune, etc. — Les 9 Muses : Clio (Histoire) , Calliope (Epopée), Melpomène (Tragédie), Thalie (Poésie lyrique et Comédie), Euterpe (Musique), Terpsichore (Danse), Erato (Poésie légère), Pohjmnie (Rhétorique), Uranie (Astronomie); — les 3 Grâces (Aglaé, Thalie, Euphrosyne); — les 3 Parques (Clotho, Lachésis, Atropos); — les 3 Furies (Tisiphone, Mégère, Alecton) ; — les 50 Néréides, nymphes de la mer; — les 3,000 Océanides; — les Tritons, divinités marines ; — les Nymphes, les Satyres, les Silènes, les Faunes, divinités des forêts.
Les Demi-Dieux ou Héros, étaient des hommes déifiés pour leurs grandes actions, tels que: Cadmus, Persée, Jason, Hercule, Thésée, etc.
Les Dieux Allégoriques n'étaient autre chose que les vices et les vertus personnifiés : V Envie, la Pauvreté, etc.
NOTA. On fera un tableau de ce résumé et l'on ajoutera quelques détails,
Géographie des États de l'Église. — Chronologie des Papes.
Rome avait réuni sous ses lois la plupart des nations ; mais elle avait pris, en même temps, et leurs dieux et leurs vices. La corruption des mœurs et la décadence du polythéisme préparaient la ruine de ce vaste empire. Jésus- Christ parut, et son Evangile sauva le monde. Après lui, ses douze apôtres et leurs disciples propagèrent sa doctrine.
Les chrétiens formèrent d'abord des réunions appelées ecclesiœ (églises), partagées en petites portions, eurent des curés pour chefs de chacune de ces divisions ; un évêque fut nommé pour veiller sur les curés ; les archevêques eurent sous leur direction un certain nombre d'évêques.
Mais le chef de toute la chrétienté, celui qui avait succédé à saint Pierre, et qui avait reçu le nom de pape, était toujours établi à Rome. En 452, Léon-le-Grand la sauva par son éloquence de la fureur d'Attila. Cette ville passa ensuite aux Hérules, aux Ostrogoths, aux Grecs ;sous ces derniers, Rome se révolta, et forma déjà, avec le territoire qui l'entourait, une espèce d'état libre. Il se soutint sous les Lombards, et ces derniers, ayant voulu dépouiller les papes de
leurs prérogatives, virent marcher contre eux Pépin, puis son fils Charlemagne, qui détruisit leur puissance (774).
Le pape Léon III couronna Charlemagne empereur d'Occident (800), et celui-ci, en récompense, donna au Saint- Siège Borne et ses dépendances , se réservant toutefois un droit de suzeraineté comme empereur.
C'est à cette époque que le pape devint véritablement un souverain de l'Europe. Au 11e siècle, le fameux Grégoire VII (1073) affranchit Rome de tout tribut d'hommage , et rendit le Saint-Siège tout-à-fait indépendant des empereurs. Le territoire de Rome s'agrandit de plusieurs provinces qui y furent réunies successivement.
Depuis les démêlés de Boniface VIII (1294-1303) avec Philippe-le-Bel, l'influence pontificale, au point de vue temporel, s'amoindrit de jour en jour. Sous Léon X (1 51 3-1 522), Luther et Zwingle, un peu plus tard, Calvin, attaquent l'autorité spirituelle du Saint-Siège. Sous Clément VII (1523), Henri VIII sépare l'Angleterre de l'Église Romaine, et en France même (17e s.), la célèbre déclaration formulée par Bossuet établit j par certaines restrictions, les droits de YEglise Gallicane.
Les plus remarquables d'entre les papes , outre ceux que nous avons déjà cités, sont : Grégoire-le-Grand, à qui l'on doit la conversion de la Grande-Bretagne et le rit grégorien (590); Urbain II, qui prêcha la première croisade ( 1 095) ; Jules II , célèbre par la Ligue de Cambrai qu'il forma contre les Vénitiens, et par ses démêlés avec Louis XII, dans les guerres d'Italie (1503); Sixte V, homme de génie, habile administrateur, qui encouragea la Ligue et excommunia Henri IV, tout en lui rendant justice(1585); Clément XIV, qui prononça, en 1773 , la suppression des Jésuites, il recouvra Avignon et Bénévent , enlevés à Clément XHÏ. Il se nommait Ganganelli.
Nous remarquerons dans l'histoire de l'Église :