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U AMÉRICAINS

le 23 juillet 1839. On ne saurait donner trop d'éloges à ce jeune prince, qui s'efforce de civiliser ses peuples, par une législation sage et progressive, et en s'entourant d'hommes de conscience et de capacité.

Tant de revers, joints aux commotions intestines, aux fréquentes insurrections dont Constantinople est le théâtre, et aux fautes d'un gouvernement sans force et sans unité, eussent déjà fait disparaître depuis longtemps la Turquie du nombre des puissances européennes, si de hautes considérations politiques ne voulaient pas qu'il en fût autrement.

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L'opinion d'une quatrième partie du monde était déjà répandue chez les anciens. Platon, dans le 6e siècle avant J.-G., Êlien, contemporain de l'empereur romain Adrien, parlent de l'existence d'un grand pays à l'ouest de l'Afrique. Cependant des Pères de l'Église crurent devoir attaquer comme impie, cette opinion qui s'accréditait: ils ne pouvaient croire à des antipodes. Ce n'étaient encore que des conjectures ; mais il était réservé aux navigateurs modernes d'en prouver la réalité.

L'un d'eux, Christophe Colomb, génois, conçut que l'on pouvait découvrir un autre monde en allant vers l'Occident. Gênes l'ayant traité de visionnaire, et Jean II, roi de Portugal, ayant refusé ses services, Colomb se rendit à la cour d'Espagne, où la reine Isabelle lui confia trois vaisseaux.

Colomb part le 3 août U92 ; il s'embarque au port de Palos [Andalousie), avec un équipage de cent vingt hommes. Il gagne Pile de Gomera,où il fait rafraîchir ses vaisseaux. Trois semaines s'étaient écoulées et aucune terre ne se montrait. L'équipage murmurait et parlait de jeter Colomb à la mer, Qelui-ci demande encore trois jours. Le second

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