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MAISON ROYALE »E BRANDEBOURG-HOHENZOLLERIX

Frédéric, fils de Guillaume 1er, porta ses vues plus loin, et de sa propre autorité, se fit couronner roi de Prusse en 4701. Les puissances de l'Europe le reconnurent sous ce titre à la paix d'Utrecht (1713).

Son fils, Frédéric-Guillaume Ier, lui succéda en 1713.

Il encouragea l'industrie et le commerce; mais il ne donnait aucune attention aux sciences et aux lettres, et traita durement son fils Frédéric, qui s'y adonnait avec passion.

Il acquit, dans une guerre contre la Sut de, le duché de Stettin, qu'il détacha de la Poméranie suédoise (1720).

Ce prince fut, pendant toute sa vie, un mélange vraiment extraordinaire d'originalité; il fut très cruel, non-seulement envers les étrangers, mais encore envers sa famille. Son fils Frédéric, voulant se dérober à son injuste sévérité, forma le projet de s'enfuir avec Kat, jeune officier : cette évasion fut découverte, Frédéric fut mis en prison à Custrin, sur l'Oder, et Kat décapité sous les yeux mêmes de son jeune protecteur.

Frédéric II avait vingt-huit ans quand il monta sur le trône en 1740 : il ne fut pas moins excellent administrateur que grand guerrier.

La mort de l'empereur Charles VI embrasa l'Europe (1740). De toutes parts des mains avides se portèrent sur le legs fait à Marie- Thérèse par son père. Frédéric soutint ses prétentions avec autant de succès que de fermeté.

L'armée prussienne fut organisée, disciplinée et formée aux grandes évolutions dès la première année de son règne.

Ses victoires mirent si promptement la Haute-Silésie, la Moravie et une partie de la Bohême en son pouvoir, que l'Angleterre s'empressa d'interposer une médiation, dont la paix, signée à Berlin le 38 juillet 1743, devint le résultat.

En 1744, la Prusse s'agrandit de nouveau par la prise de possession de FEst-Frise, après la mort de son dernier prince.

L'Autriche, humiliée, ne laissa la Prusse en repos que quelques années. Par ses instigations, une nouvelle ligue, composée des plus puissants souverains de l'Europe, se forma contre Frédéric IL Cette ligue comprenait la France, l'Autriche, la Saxe, la Suède et la Russie.

Alors commença la guerre de Sept- Ans (de 1756 à 1763), durant laquelle Frédéric fit faire les plus grands progrès à la science militaire.

L'année suivante (1757), elle fut continuée avec une grande activité , Frédéric avait alors contre lui non-seulement F Autriche, mais encore la Russie, la Suède, la Saxe, et une grande partie de V Empire, la diète ayant déclaré contre lui la guerre d' Exécution, comme étant perturbateur de la paix publique par une invasion qu'il avait faite en Saxe. Malgré des efforts inouis, il fut un instant chassé de la plus grande partie de son royaume, mais il se releva tout-à-coup en anéantissant à Rosbach, province de Saxe, prèsMernbourg (1757) l'armée française et l'armée autrichienne commandées par le maréchal de Soubise (1757).

Berlin faillit être ruiné par les ennemis ; mais il fut racheté moyennant 1,700,000 écus.

En 1763, Frédéric fit la paix à Wesel avec la France, et peu de temps après, avec l'Autriche et la Saxe, à Huberstbourg, maison de plaisance de l'électeur de Saxe.

En 1772, il établit une compagnie de commerce maritime.

Le dernier événement important du règne de Frédéricle~Grand a été la conclusion de la confédération germanique, dont le but était le maintien de l'indépendance germanique contre la maison d'Autriche.

Ce héros mourut le 17 août 1786, âgé de soixante-quinze ans; il en avait régné quarante-sept.

Frédéric II mérita le titre de grand : il cultivait les lettres avec succès. Sa correspondance avec Voltaire est célèbre ; il laissa plusieurs ouvrages, et rédigea un code de lois qui porte son nom. Il était très- simple dans sa vie privée, et avait distribué ses moments avec une régularité toute militaire.

Frédéric-Guillaume II, neveu de Frédéric II, lui succéda (1786). C'était un prince bon, mais faible, trop adonné à ses plaisirs, et ne ménageant pas les trésors que son prédécesseur lui avait laissés, et sans lesquels la Prusse ne pouvait se maintenir au point où Frédéric II l'avait élevée. Sous lui, la discipline des troupes se relâcha, et l'administration tomba en décadence.

Frédéric fit passer dans les Provinces-Unies vingt mille hommes qui, dans l'espace d'un mois, s'emparèrent de ce pays et y rétablirent le stathoudérat héréditaire (1787).

Il prit contre la Russie et l'Autriche le parti de la Porte, avec laquelle il avait signé, le 31 janvier, une alliance défensive.

La paix de Bâle, qu'il signa avec la France le 5 avril 1795, était plus conforme à la saine politique. Les Français évacuèrent les Etats prussiens qu'ils occupaient sur la rive droite du Rhin ; mais le roi renonça à ceux qu'il possédait sur la rive gauche, contre un équivalent qu'on lui promit.

En 1791 , Frédéric-Guillaume acquit les principautés d'Anspach et de Baijreuth, par la cession volontaire du dernier margrave, Christian-Frédéric. Il mourut en 1797, le 16 novembre.

Frédéric-Guillaume III succéda à son père (1797- 18 40). Il annonça, dès les premières années de son règne, le dessein de maintenir la paix signée à Bâle.

Il s'appliqua à rétablir les finances, en introduisant dans toutes les parties de l'administration une sage économie, par laquelle il réussit en peu d'années à payer les dettes laissées par son père, et même une partie de celles de la

Pologne, dont il avait été chargé par le dernier partage.

Ayant déclaré la guerre à la France, il se vit contraint, par la suite de la batailie d'/ena (1806) de signer à Tilsitl (4807) un traité par lequel il céda une partie de ses états. Mais en 1813, profitant des désastres de la campagne de Moscou, il encouragea l'association patriotique connue sous le nom de Tugend-Bund (fédération de la vertu), formée à Kœnigsberg en 1808, ainsi que la formation des corps volontaires, et promit à ses peuples des institutions politiques en rapport avec les lumières du siècle. Après huit ans d'attente, il a paru, le 1er juillet 1823, une loi rendue par Guillaume III sur l'organisation des états provinciaux pour la marche de Brandebourg et le margraviat de la Basse-Lusace.

Guillaume III mourut en 1840; son fils Frédéric-Guillaume IV, lui succéda le 14 octobre 1840, il est né le 15 octobre 1795!

En 1847, la Prusse obtint un commencement de représentation nationale ; ces concessions furent complétées en 4 848, après une violente insurrection dont le roi faillit être victime. Toutefois la constitution ne fut adoptée et jurée par le roi que le 6 février 1850.

La fable rapporte la première colonisation de la Sardaigne à Sardus, fils d'Hercule : c'est un indice de son ancienneté. Les Grecs appelaient cette ile SandaUotis ou Ichnusa, d'après sa forme assez semblable à celle d'une sandale ou d'un pied. Les Phéniciens, les Troyens, les Grecs y établirent successivement des colonies. Elle tomba ensuite au pouvoir des Carthaginois (59 s. av. J.-G .), qui n'y mintinrent leur domination pendant trois siècles que par une odieuse tyrannie et une guerre presque continuelle contre les insulaires, et qui furent enfin chassés de cette possession importante par les

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