BES DIVISIONS DE L HISTOIRE
L'origine des peuples, leur accroissement et leur décadence, leurs actions bonnes et mauvaises, leurs succès et leurs revers, leurs révolutions enfin, sont conservés dans un Mémorial appelé Histoire. V histoire est donc le tableau successif des événements qui ont eu lieu sur le globe.
Ces événements s'appellent religieux, s'ils appartiontiénnent à la religion ;
NOTIONS PEELÏÎII^' AIRES. 36
Civils ou politique*, s'ils appartiennent à l'état ou au gouvernement d'un pays ;
Littéraires, s'ils rappellent l'origine et les progrès des arts et des sciences ;
Naturels, s'ils ont rapport aux phénomènes terrestres et aux phénomènes célestes.
De là la dénomination d'histoire sainte, sacrée, religieuse, ecclésiastique ; d'histoire civile et politique; d'histoire littéraire; d'histoire naturelle.
Par rapport à son étendue et à son but, Vhistoire se divise en histoire particulière, universelle ou générale.
Vhistoire particulière ne traite que d'un peuple, d'une province, d'une ville, d'un personnage illustre.
Vhistoire universelle retrace les événements de tous les peuples.
Vhistoire générale embrasse d'un seul coup-d'œil les révolutions d'un grand état ou de plusieurs nations liées par de grands intérêts.
Par rapport au temps, Vhistoire se distingue en histoire ancienne, histoire du moyen-âge, histoire moderne.
L'histoire des peuples se divise aussi en plusieurs grande époques ou par siècles, c'est-à-dire l'espace de cent ans.
Ces siècles se comptent en diminuant jusqu'à la naissance de J.-C, et en augmentant depuis cette naissance, qui sert alors de point de départ ; on dit donc : Ce peuple a été fondé, cet événement a eu lieu tant de siècles avant ou tant de siècles après J.-C.
Parmi les sciences qui servent de fondement à l'histoire, îa géographie, la généalogie et la chronologie tiennent le premier rang ; et dans les divisions de cette dernière, la connaissance des différentes ères est indispensable.
Tous les peuples n'ont pas adopté les mêmes divisions do temps :
Les Hébreux comptaient pat année sabbatique, espace de sept ans ;
Les grecs, par Olympiade, espace de quatre ans (depuis 776 avant J.-C).
Les Romains, par lustre, espace de cinq ans.
Les ères sont des points fixes d'où chaque peuple commence à compter ses années : il y a donc l'ère des Grecs, des Romains, des Assyriens, des Chrétiens, des Arabes.
L'ère des Grecs remonte à l'an 1582. Elle sert de base à la chronique des Marbres de Paros, sur lesquels était gravée cette chronologie.
L'ère des Romains remonte à la fondation de Rome, l'an 753.
L'ère des Assyriens ou Babyloniens, nommée l'ère des Nabonassar au 26 février 747.
L'ère des chrétiens à la naissance de J.-C. (4963 du monde).
L'ère des Arabes, suivie par les peuples musulmans, au 16 juillet 622.
On appelle synchronisme le rapport des faits arrivés dans le même temps.
Un anachronisme est une faute contre la chronologie.
Les chronologistes ne sont pas d'accord sur la naissance de* J -C. D'après l'archevêque XJsher ou Ussérius, prélat anglais, né à Dublin en 1580, mort en 1656, le monde a été créé 4004 ans avant la naissance de J.-C. La plupart des historiens ont suivi ce système, mais depuis le beau travail des Bénédictins de Saint- Maur, dans Y Art de vérifier les dates, celte époque est fixée à l'an 4963. Aujourd'hui cette opinion est généralement adoptée dans les livres classiques de France.
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Afin que les événements se classent avec méthode dans notre mémoire, et que nous puissions assigner à chaque peuple le siècle de sa fondation, nous avons dressé une liste qui présente la succession des états depuis le 25e siècle jusqu'à nos jours (1852). Celte liste porte le nom d'échelle, parce que les peuples y sont placés par degrés et comme échelonnés, depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours.
Nous diviserons les peuples en trois parties : les peuples anciens, les peuples intermédiaires ou du moyen-âge, et les peuples modernes.
HISTOIRE ANCIENNE