DES PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS BE L'HISTOIRE
HISTOIRE ANCIENNE
4@ss av. J.-C. — Dieu crée, en six jours, le ciel, la terre, l'homme et la femme, qu'il fait à son image. Mais, Adam et Eve lui désobéissent, et, chassés du Paradis terrestre, ils sont condamnés au travail et à la mort.
48383. — Adam et Eve, après leur chute, eurent deux i fils, Caïn et Abel. Caïn conçut de la jalousie contre son frère et le tua. Ce fut le premier meurtre.
33©@. — Les descendants de Caïn, appelés les enfants des hommes, corrompirent les descendants de Seth et d'Énos, appelés les enfants de Dieu, et le mal devint si grand que Dieu se résolut à détruire le genre humain par un déluge.
Noé le juste, trouva grâce devant Dieu. Il entra dans
l'arche avec sa famille et un couple de tous les animaux. Toute la terre fut submei mont Âraratk en Arménie*
Toute la terre fut submergée. — L'arche s'arrêta sur le -
DE l'histoire chronologique. 123
$9©3\ — Les descendants des trois fils de Noé, Sein, !ham et Japhet, vivent d'abord tous ensemble dans les laines de Sennaar; puis, obligés de se séparer, ils veu-. ;mt élever une tour jusqu'au ciel ; mais Dieu confond leur |ngage, et ils se dispersent en laissant inachevé le monument de leur confusion (Babel). Les descendants de Sem jsuplent l'Asie Orientale ; ceux de Cham, l'Afrique ; ceux de aphet, l'Europe et l'Asie Septentrionale.
,|2$SS». — Menés ou Misraim, fils de Cham, fonde Memlis et dirige le cours du Nil : c'est le premier roi d'Egypte.
S9&®. — Dieu choisit Abraham (95 descendant de Sem), ur en faire la tige d'un peuple à part, dépositaire de la vérité pieuse. Il l'appelle de la ville d'Ur, en Ghaldée, dans la rre Promise ou de Chanaan.
|&4l. — Dieu voulut éprouver la foi et l'obéissance braham ; il lui ordonna de lui immoler son fils. Le paierie n'hésita pas, et son fils fut épargné.
SOVll.— D'îsaac naquit Jacob. Ce dernier eut douze fils, es des douze tribus. L'un d'eux, Joseph, vendu par ses 'es, devint ministre d'un pharaon égyptien, et établit les «Dreux dans la terre de Gessen ; c'est là que son père iob mourut à l'âge de 147 ans. Joseph accourut l'enseyjir près d'Hébron, dans le tombeau de leurs ancêtres. Il étjt accompagné de ses deux fils, Manassè et Ephraïm.
\09&. — Des étrangers Arabes ou Phéniciens, connus S0s le nom d'Hycsos ou Rois Pasteurs , envahissent FÉgjte, sous le roi Salatis , et s'y maintiennent 260 ans. Timtmosis, roi de ïhèbes, parvient à les chasser.
©&€». — Parmi les successeurs de Thoutmosis, on remjque Mœris, célèbre par le lac qu'il fit creuser dans Je *i(|ie des Cr ocodiks .
B9©3. — Fondés en 2680, l'un par Nemrod, l'autre par Assur, les royaumes de Babylone et de Ninive sont réunis par Bélus, qui reçoit les honneurs divins.
BSm©. —Le phénicien Inachus, s'étant imposé pour chef aux Péiasges, fonde le royaume d'Argos et la dynastie des Inachides.
I©®©. — Fils et successeur de Bélus; Ninus agrandit Ninive à laquelle il donne son nom, et s'empare de la Bactriane.
1986. — • Sémiramis, veuve de Ninus, recule ses frontières jusqu'à l'Indus, et fait construire, entre autres monuments, les jardins suspendus de Babylone.
1645. -- Moïse, sauvé des eaux par la fille du pharaon Aménophis, tire son peuple de la terre de servitude. Après avoir passé la Mer Rouge et traversé le désert d'Arabie, après avoir donné, sous l'inspiration divine, les dix commandements sur le mont Sinaï , au bout de quarante ans ! de voyage, il arriva sur les confins de la terre promise ; il mourut, sur le mont Nébo. Il avait fait la conquête du j pays à l'Orient du Jourdain.
164G». — Sésostris-le-Grand partage l'Egypte en 36 nomes, étend ses conquêtes jusqu'au Gange, et laisse de nombreux monuments, entr'autres l'obélisque de Louqsor, actuellement à Paris. — Étant devenu aveugle, il se donna la mort.
î©^5. — Après plusieurs révoltes sévèrement punies, les Hébreux, arrivent sur les confins de la terre promise, dont Josué, successeur de Moïse fait la conquête après la] prise de Jéricho, et qu'il partage entre les douze tribus.
159*.— L'Égyptien Cécrops , arrivé dans l'Attique qu'il appelle Cécropie, y fonde le royaume d'Athènes, qujj dure jusqu'à Codrus ( 1 132), et civilise les Athéniens.
1434. — Minos vient s'établir d'Asie en Crète, et donne à ses sujets la première législation connue en Grèce. Plus tard elle sert de modèle à Lycurgue.
1350. — A la tête de plusieurs héros Grecs, parmi lesquels on distingue Hercule, Orphée, Castor et Pollux, le thessalien Jason s'embarque sur le navire Argo, pour aller en Colchide ravir les richesses d'étés, roi de Colchos. On appelle expédition des Argonautes, cette entreprise guerrière et commerciale des Grecs contre les Colchidiens.
IfigO. — La guerre de Troie est la seconde expédition guerrière des Grecs contre l'Asie. Un des fils de Priam, roi de Troie, le beau Paris, enlève Hélène, femme du roi de Sparte , Ménélas. Ce fut là le prétexte d'une lutte contre les Asiatiques. Aussitôt , la Grèce entière se précipite sur l'Asie , sous la conduite tfAgamemnon, frère du prince outragé. Le fougueux Achille et l'habile Ulysse le secondent. Après un siège de dix ans, Troie est prise et livrée aux flammes, en \T10.
818%. — Ayant appris de l'oracle que, dans la guerre faite par les Doriens aux Athéniens, l'avantage resterait à celui des deux peuples dont le chef serait tué, Codrus, roi d'Athènes, se dévoue pour les siens. Après lui , les Athéniens abolissent la royauté, et la remplacent par l'archontat.
1080. — Sacré roi par Samuel, Um8 et dernier Juge, Saùl est ensuite réprouvé pour sa désobéissance aux ordres de Dieu, et remplacé par David, qu'il cherche en vain à faire périr. Il meurt, avec quatre de ses fils, à la bataille de Gelboê, contre les Philistins.
lOOl. — David prend Jérusalem dont il fait sa capitale, défait les Philistins, les Moabites, tue le géant Goliath , et laisse, en mourant , le trône à Salomon, prince instruit, pacifique et sage , qui fait construire le temple de Jérusalem.
|f6 ruiMirvrv EVENEMENTS
9»i.— La construction du templede Jérusalem par Salomon eut lieu sur la montagne de Aforta, comme David en avait conçu le plan. Près de 800 mille ouvriers Ment employés pendant sept ans;fitraw, roi do yyr, fournit le cèdre et le sapin, et des ouvriers Phéniciens reconnus pour les constructeurs les plus habiles.
9©"®. — On appelle schisme la séparation des deux royaumes. Sous Roboam, fils de Salomon, les peupîeséerases d'impôts se soulèvent. Dix tribus se pout chef
Jéroboam, et forment le royaume d'Jsraèl, dont la capitale fut Samarie; les deux tribus de Juda et de Benjamin l'onueni le royaume de Juda, capitale Jérusalem.
86C. — Par ses lois, Lyeurgue régularise à Sparte les coutumes doriennes, établit deux rois, un sénat, une assemblée générale, et le tribunal des cinq êphores. Les repas sout publies, les entants appartiennent à l'État; l'argent, le commereeet les arts sont présents.
86©. — Didon, princesse de Tyr, fuyant la cruauté de son frère Pygmalion, meurtrier de Sichée,son époux, fonde Cartbage, en Afrique. Par le moyen de ses flottes, cette ville obtient bientôt le monopole du commerce et l'empire des mers.
7* e*. — On appelle Olympiade l'espace de quatre ans, entre deux célébrations de jeux Olympiques. Là première eonuueneo avec l'année du rétablissement de ees jeux, où l'athlète Gorèbe remporte la victoire.
5dO. — Dernier successeur de Ninus, l'efféminé Sardanapale, assiège dans Ninive par Arbacès et Beiesis, chefs des.Mèdes et des Babyloniens révoltes, se brûle dans son palais avec ses femmes et ses trésors. Trois nouveaux empires se fondent : la Medie, la Babylonie et Ninive, sous Beiesis. Arbacès et Phul.
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953.-- Douze rois de la raeed'Enée se succèdêntà Àlbola-Longue. Procas, l'un d'eux, a deux fils, Nunaitor et Amulius. Celui-ci renverse son frère aîné, et place parmi lus vestales sa nièce Rhéa Sylva , qui , malgré ses vœux, donne le jour à deux jumeaux, Romulus et Rémus. Exposés sur le Tibre par Amulius, et sauvés par le pâtre Faustulus, ils fondent plus tard, au même endroit, la ville de Rame. Romulus,'pour la peupler, ouvre unasile, etfaitenlever les Sabines. De lu, guerre avec les Sabins, dont le chef, Tatius, s'établit à Rome, et partage le pouvoir avec Romulus. Celui-ci est égorgé p.*tr lus sénateurs, jaloux de sou autorité. Vient ensuite le règne pacifique et religieux du sabîn Numa Pompittus , qui classa lus Romains en corps do métiers, sans distinction d'origine.
949. — Nabonassar, roi de Babylone (748-734), fonde l'ère qui porte sou nom, et dont le point de départ est le 26 février. C'est l'époque d'une chronologie plus sûre en Orient.
©&4. — On nomme guerres de Messénie la rivalité entre Sparte et Messène; elles eurent pour prétexte dus outrage faits à des jeunes filles Spartiates. La premièredura20ans (744-724); la 2° U (684-668). Malgré la valeur d'Aristodème (\r,i guerre) et d'Aristomène (2e guerre), les Messéniens sont vaincus, grâce au poète athénien, Tyrtée. Les uns grossissent le nombre ucs Ilotes-, les autres vont rebâtir Zanule en Sicile, et lui donnent le nom de Messine. La troisième guerre dure 10 ans, et su termine par la prise du Mont ÏLhorne.
«5© £. — Successeur de Numa, Tullus Hoslilius s'empare d'AIbo-Ia-Longuo, par la victoire, dus trois Horacessur les trois Curiaces, et la détruit après la trahison du chef albain
Su n"étius.
©OG. — - Affaiblis par du perpétuelles discordes, les deux
royaumes de Juda et d'Israël sont asservis, l'un par Salmanasar, roi d'Assyrie (718), et l'autre par Nabuchodonosor, roi de Babylone, qui emmène en captivité une partie des habitants, prend Jérusalem et détruit le Temple. G'est le commencement des 70 années de captivité.
«O®. — Marseille est fondée en Gaule, par Euxène ou Protis, à la tête d'une colonie phocéenne. Cette cité prit un grand accroissement, et devint la capitale de tous les établissements grecs, fondés par la suite dans le midi de la Gaule et de l'Espagne. — Les Massaliotes obtinrent de bonne heure l'alliance de Rome et l'inimitié de Carthage.
6©o. — Àmbigat, roi des Bituriges, envoie ses neveux chercher de nouvelles demeures. Le premier, Bellovèse, à la tête des Sénonais, s'établit dans l'Italie septentrionale (Gaule Cisalpine); le second, Sigovèse, passe en Germanie avec une colonne de Boiens , et s'établit en Pannonie (Hongrie) , au centre de ce pays.
5$>&.— Aux lois sanglantes de Dracon, succède un code plus humain. Solon distribue les Athéniens en 4 classes, d'après le revenu, établit un sénat de 400 membres annuels, et un Aréopage composé des archontes sortis de charge. Ce gouvernement était un mélange de démocratie, d'aristocratie et d'oligarchie.
Btm. — Maître de Babylone dont il s'est emparé (538) , vainqueur de Balthasar, de Crésus, roi de Lydie (547), et des autres contrées de l'Asie-Mineure , Cyrus accorde aux Juifs (ils n'étaient plus que 42,360), dans un édit fameux, la permission de retourner dans leur patrie. Le temple de Jérusalem est reconstruit sous Zorobabel, et les murailles rétablies sous Néhémie. C'est la fin de la captivité;
5^5. — Fils et successeur de Cyrus, mort en 530, Cambijse s'empare de l'Egypte sur Psamménit, échoue dans une expédition contre l'Ethiopie , immole le bœuf Apis , fait
périr son frère Smerclis et sa sœur Méroé , et meurt luimême en 522.
50®. — La royauté de Rome est abolie à cause du despotisme de Tarquin-le-Superbe, auquel les Romains devaient cependant l'achèvement des égouts, du cirque et la construction du Capitole.— Deux consuls, pris dans le Sénat et renouvelés chaque année, gouvernent la république. — Junius Brutus et Tarquin Collatin, mari de Lucrèce, furent les deux premiers consuls. — Il y avait un roi des sacrifices qui portait le sceptre et la couronne, mais qui n'avait aucune autorité.
494. — La misère du peuple de Rome, opprimé par les créanciers, amène sa retraite au Mont-Sacré, à 3 milles de Rome. Elle est suivie de l'établissement de cinq tribuns du peuple, dont le veto arrête toute mesure contraire aux intérêts plébéiens.
<i©4K — On donne le nom de Guerres Pcrsiques ou Mêdiques< aux guerres que les rois de Perse firent aux Grecs de 500 à 449, — c'est-à-dire l'espace de 51 ans. — Elles eurent pour cause l'ambition de la Perse, et pour résultat le triomphe des Athéniens. — ■ Marathon (490), les Thermopyles (480), Salamine (480), Mycale (479), Platée (479), l'Eurymédon (470), sont les théâtres des batailles mémorables de ces deux peuples.— -Milt?iade,Léonidas,Thémistoele, Xantippe, Pausanias, Cimon, du côté des Grecs ; — Datis, Artapherne,Xerxès, du côté des Perses, en sont les héros.
4SI . — La guerre du Péloponèse qui dura 27 ans, eut pour motif la jalousie réciproque de Sparte et d'Athènes ; elle éclate à l'occasion d'une querelle entre Corcyre et Corinthe, sa métropole. La peste enlève Péricïès (420), le seul homme qui pût faire triompher les Athéniens. La désastreuse expédition de Sicile leur porte ensuite un coup mortel. $anni comme sacrilège, rappelé par une contre-révolution, puis envoyé une seconde fois en exil, Alcibiade meurt
de la main des Perses (404), et le Spartiate Lysandre gagnet j la bataille d'iEgos-Potamos, suivie de la prise d'Athènest (404). Sparte établit partout sa prépondérance au moyen dess harmostes ou gouverneurs.
4QJ; . — Gyrus-le- Jeune se révolte contre son frère Artaxercès-Mnémon, et, soutenu par des mercenaires grecs,;, pénètre jusqu'à Gunaxa, non loin deBabylone, où il trouve la mort. Les Grecs réduits à dix mille, traversent en vainqueurs, d'abord sous la conduite de Cléarque, ensuite sous> celle de Xénophon , leur historien , l'Asie-Mineure, et i après avoir fait 1500 lieues, reviennent à Parthênium. Six.\ mille passent sous le commandement de Thymbron, générai! Lacédémonien, pour soustraire les villes grecques de l'Asie-- Mineure à la domination perse.
4©@. — Les Sophistes ou faux sages qui enseignaient I que tout vient de la matière, jaloux de la réputation de Socrate, l'accusèrent de corrompre la jeunesse et de mal parler des Dieux. — Mélitus, mauvais poète tragique, était à leur tête. — Le philosophe fut condamné à mourir par la ci-!gùe. — Il était âgé de 70 ans. La date de sa mort devinèl l'ère de la véritable philosophie, dont la base est la connaissance de soi-même. Platon et Xénophon, les deux plus célèbres disciples de Socrate, ont écrit ses entretiens.
110© . — Furieux d'une violation du droit des gens,;, commise par les Romains, les Gaulois Cisalpins, descendants de Bellovèse, commandés par un chef ou brenn (Brennus),) abandonnent le siège de Clusium, écrasent les Romains sur i
les bords de l'Allia, entrent dans Rome et assiègent leCa-
pitole, sauvé par Manlius. Un combat acharné s'engage, et i les Romains consternés étaient sur le point de payer uner rançon, lorsque Camille, nommé dictateur dans l'exil, sur-' vient, et taille en pièces les Gaulois, qui brûlent la ville ein fuyant.