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La reprise par Pélopidas de la citadelle de Thê

DE l'histoire chronologique. 131

js sur les Spartiates, commence la fortune de cette ville, l'Épaminondas porte au plus haut degré de puissance, par victoire de Leuctres (371), et ses trois invasions dans le iloponèse. Mais il périt vainqueur à Mantinée, et Thèbes tombe dans l'obscurité. Pélopidas était mort en 365, près de fnocephales, en Thessalie, en combattant Alexandre, tyn de Phères.

3gg. — On donne le nom de Guerres Sacrées à trois ierres qui eurent pour prétexte ou pour objet la défense i Temple d'Apollon, à Delphes. La seconde ouvrit les rtes de la Grèce à Philippe II, roi de Macédoine, qui ttit les Thébains et les Athéniens à Chéronée, en Béotie.

(33G- — Déclaré généralissime des Grecs, Philippe se posait à marcher contre la Perse, quand il meurt assasîé par Pausanias. Alexandre, son fils, lui succède. Phipe était un des plus grands politiques de son siècle ; avec » mines d'or de Crénides, en Thrace, il gagnait les orateurs ecs, excepté Démosthène et Phocion ; il avait coutume de >e qu'il n'y avait pas de forteresse imprenable avec un ilet chargé d'argent; c'est lui qui créa, sur le modèle du tailîon sacré de Thèbes, l'illustre phalange qui valut à la l'icédoine tant de capitaines et tant de succès.

jg$4.— Le jeune héros macédonien détruit Thèbes révol- |, se fait nommer généralissimes Corinthe, et part de Pella, B Macédoine, en 334; triomphe des Perses au Granique, ïnche le nœud gordien , bat Darius à Issus (333); il sou- |t l' Asie-Mineure , s'empare de Tyr, de la Palestine, de llgypte où il fonde Alexandrie. Vainqueur à Arbelles (331 ), [prend Babylone , Suze , Persépolis , Ecbatane. Le roi de ijrse, Darius- Godoman, est tué dans sa fuite par le satjpe Bessus. Alexandre bat les Scythes et Porus (327), apprête à franchir PHydaspe et veut atteindre le Gange. |iis ses soldats ayant refusé de le suivre, il revient à Ba- Iflone et meurt d'intempérance à la suite d'un repas, ou,

peut-être, du poison qui aurait été envoyé par Antipater. Il était âgé de 32 ans 8 mois (323).

301. — Les progrès et l'ambition d'Antigone et de Dé-< métrius Poliorcète, son fils, amènent contre eux une ligue des autres généraux, successeurs d'Alexandre. Antigoner perd à Ipsus (301) la couronne et la vie. L'empire d' A-/ lexandre se fractionne en quatre grands états : la Syrie l'Egypte, la Macédoine, et la Thrace avec l' Asie-Mineure» Co dernier royaume, fondé par Lysimaque, ne subsiste qm\> jusqu'en 282.

^SO. — La guerre Tarentine a pour chef Pyrrhus, ror?j d'Épire, qui est appelé par Tarente contre les Romains, e remporte une désastreuse victoire à Héraclée. Après un ambassade de Cynéas près du sénat , Pyrrhus marche su Rome. Vainqueur à Asculum (279), il passe en Sicile pou combattre les Carthaginois ; à son retour en Italie, il es défait à Bénévent (275), repasse en Epire et va mourir a siège d'Argos (272). Tarente et la Grande-Grèce se sou mettent aux Romains .

feG4. — La première guerre punique éclate entre Rome* . Carthage, à propos de la Sicile. Assiégés par les Cartha ginois, les Mamertins de Messine appellent les Romains leur secours. Ceux-ci délivrent la ville, imposent un trail de paix à Hiéron , roi de Syracuse, et s'emparent d'ur grande partie de la Sicile. Une flotte romaine bat même ! flotte carthaginoise, et la guerre est portée en Afriqa après la victoire de Régulus près du mont Ecnome (256 Mais ce général est, à son tour, vaincu par le Lacédénu nien Xantippe. La guerre est reportée en Sicile. Mételli est vainqueur à Panorme. Hamilcar, père d'Annibal, tie pendant six années, les Romains en échec. Une flotte ca thaginoise est de nouveau battue près des îles iEgades, un traité de paix donne à Rome la Sicile carthaginoise. • Celte première guerre avait duré 21 ans.

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fcis. — Annibal, fils d'Hamilcar, attaque et prend Sagonte, alliée des Romains (219), franchit les Pyrénées et le Rhône, et traverse les Alpes. Il gagne les batailles du Tésin, de la Trébie, de Trasimène. Fabius Cunclalor (temporiseur) sauve Rome par sa prudence ; mais Varron perd la bataille de Cannes (216). Cependant les délices de Capoue énervent Annibal. Bientôt après, la défaite de son frère Asdrubal , sur les bords du Métaure, par les consuls Livius et Néron, il se trouve resserré dans FApulie et la Lucanie. Carthage le rappelle pour l'opposer au jeune Scipion, qui triomphe à Zama (202) et lui impose une paix désastreuse.

168. — Héritier de la haine de son père, Philippe III, roi de Macédoine, Persée, qui perdit ses alliés par son avarice et ses armes par sa lâcheté, déclare la guerre aux Romains. La victoire de Pydna livre à Paul-Emile la Macédoine, et Persée va mourir dans les cachots de Rome.

Le royaume de Macédoine, qui avait duré sept cents ans, et avait, près de cinq cents ans, donné des maîtres, non-seulement à la Grèce mais à tout l'Orient, ne fut plus 1 qu'une province romaine. '

I©©. — Les Machabées, dont le nom signifie exiermi- ; nateurs des ennemis de Dieu, formaient une famille illustre ; on leur donnait aussi le nom d'Asmonéens, comme originaires dMsraon, ville de la tribu de Siméon; ils luttèrent avec courage , souvent même avec succès , contre les | Syriens, gouvernés par Aniiochus Epiphane (174), Antiochus Eupator (164), Démétrius Soter (162-149). Les plus valeureux furent Matathias, qui abattit les autels des idoles et s'enfuit vers les montagnes, asile de la liberté (166), et Judas Machabée, son fils, vainqueur des Syriens pendant cinq ans , et qui , accablé par la multitude , fut tué en combattant avec une valeur étonnante (161). Son frère, Jonathas, succède à s$ charge de sacrificateur, et soutient

sa réputation. Simon, son frère (144), fait ratifier son élévation par la république romaine et mérite, par ses exploits, que l'autorité devienne héréditaire dans la famille des Machabées (141). Démêtrius Nicator consent à ce nouvel établissement.

14®. — Carthage avait réparé ses forces. Massinissa dirige contre elle plusieurs attaques qu'elle repousse. Caton s'en effraie. Rome alors déclare la guerre aux Carthaginois , comme si les traités avaient été violés (149). Malgré la résistance inouïe des Carthaginois, Scipion-Emilien s'empare de Carthage, qu'il livre aux flammes et au pillage. Le pays devient province romaine.

— Après la ruine des Étoliens et des Macédoniens, les Achéens, réduits à leurs seules forces , osent provoquer les Romains; Mummius les bat à leacopétra, et prend Corinthe, dont il envoie les chefs-d'œuvre à Rome. A cette époque, les Romains ignoraient les arts de la Grèce, et se contentaient de savoir la guerre, la politique et l'agriculture.

IIS.— Trois cent mille Cimbres et Teutons envahissent la Gaule et anéantissent six armées romaines. Marius, rappelé d'Afrique, est envoyé en Gaule et fait, aux environs d'Aiœ, un horrible massacre des Teutons. Les Cimbres, à leur tour, sont battus à Verceil. Plus de cent-vingt mille barbares sont taillés en pièces, et soixante mille faits prisonniers.

11^ — Micipsa, fils de Massinissa, roi de Numidie, avait, en mourant, partagé ses États entre ses deux fils et son neveu, Jugurtha, qui se délivre de ses rivaux. Rome lui déclare la guerre. Calpurnius lui vend la paix (111). Jugurtha, cité à Rome, y corrompt un tribun qui lui défend de répondre. Il fait passer sous le joug "l'armée d'Aulus; mais Métellus le bat près du Mulucha. Marius, lieutenant de Métellus, achève la guerre, et Jugurtha, livré aux Romains par son gendre Bocchus, va mourir de faim dans les ca<*

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chots de Rome (104). La Numidie est réduite en province romaine.

S©. — Sylla reçoit le commandement de l'armée destinée à agir contre Mithridate, roi de Pont, qui venait de soumettre l'Asie et d'envahir la Grèce, où Athènes s'était donnée à lui (88). Athènes est prise par Sylla, vainqueur à Chéronée, à Orchomène et en Asie. Mithridate demande et obtient la paix (84). Une deuxième guerre contre ce prince éclate en 82 ; Sylla l'arrête aussitôt. En 75, Mithridate lui-même déclare la guerre aux Romains. Lucullus envahit le Pont, et Mithridate se retire auprès de Tigrane, roi d'Arménie, qu'il entraîne dans sa guerre contre les Romains. Lucuiîus défait Tigrane à deux reprises (67). Il est remplacé par Pompée, qui détruit , dès la première rencontre, la nouvelle armée de Mithridate, trahi par Pharnace , son fils , allié de Rome. Celui-ci , réfugié dans le Bosphore-Gimmérien, veut entraîner ses soldats en Italie : ne pouvant y réussir, il se fait tuer (63). L'Asie est soumise.

8t>. — Rival de Sylla, -Marius est obligé de fuir jusqu'en Afrique. Rappelé par Cinna, il rentre dans Rome, où il ordonne d'horribles massacres. Il meurt, l'année de son septième consulat (86). Cinna est égorgé par ses propres soldats. Le jeune Marius est battu à Sacriport (82), et son allié, Carbon, est défait par Métellus et Pompée. De retour à Rome, Sylla, dictateur, proscrit ses adversaires, abdique (79), et meurt (78).

7S. — Les gladiateurs thraces et gaulois se révoltent, sous la conduite de Spartacus, et défont deux consuls. Crassus parvient à les enfermer dans le Brutium ; ils lui échappent d'abord, mais ils sont ensuite écrasés sur les bords du Silare (71). Spartacus meurt en héros.

«®, — César, Romain de la plus illustre origine, forme contre le sénat, avec Crassus et Pompée, le premier triumvirat. Nommé consul (59), il se fait donner pour cinq ans le gouvernement des Gaules.

58. — Les Helvétiens veulent aller s'établir sur les bords de l'Océan ; César les bat sur les bords de la Saône, et les force à rester dans leurs montagnes ; puis il rejette au-delà du Rhin le roi suève Arioviste, qui avait envahi la Gaule. Dans la 2me campagne, il soumet les Relges ; dans la 3ffi9, PArmorique et les Aquitains ; dans la 4me et la 5m% il passe le Rhin, et opère deux descentes en Bretagne. Les soulèvements partiels d'Ambiorix sont suivis d'une révolte générale (52) : le vercingétorix, ou chef suprême des Gaulois, est assiégé dans Alésia, et forcé de se rendre. La Gaule est conquise (50).

44. — Par la mort de Crassus, qui avait entrepris témérairement une guerre contre les Parlhes (53), la digue qui retenait fuies César et Pompée fut rompue ; ces deux rivaux, qui avaient entre leurs mains toutes les forces de la République, décidèrent leurs querelles à Pharsale, en Thessalie (49), par une bataille sanglante. César, victorieux, parut en un moment en Egypte (48), en Asie (47) en Mauritanie (46), en Espagne (45) ; vainqueur de tous côtés, il fut reconnu maître (44) à Rome et dans tout l'Empire. Brutus et Cassius crurent affranchir leurs citoyens, en le tuant dans le sénat, aux ides de mars (44).

43. — Antoine excite, par son éloquence, le peuple contre les meurtriers de César, et les force à sortir de Rome. Cicéron qui avait sauvé Rome de la conspiration de Catilina (63), flatte Octave, fils adoptif du dictateur, pour s'en faire un instrument contre Antoine, battu dans la guerre de Modène (44). Octave, nommé consul malgré Cicéron et le sénat , forme , avec Antoine et Lépide ,

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le deuxième triumvirat , et sacrifie Cicéron à Antoine.

31. — Séduit par l'ambitieuse Cléopâtre, reine d'É^ gypte, Antoine prend le diadème et le sceptre d'or. Octave lui déclare la guerre , et le défait à la bataille navale d'Actium, où Cléopâtre entraîne Antoine dans sa fuite. Son rival le suit en Egypte, et le force à se tuer. Cléopâtre, pour échapper au triomphe, meurt en se faisant piquer par un aspic (30), et l'Egypte est réduite en province romaine, j

99. — Empereur sous le nom d'Auguste, Octave emploie son règne de 44 ans à organiser sans bruit la monarchie , ferme le temple de Janus , encourage les lettres et les arts, admet à son amitié Virgile et Horace. Ii a pour ministre Mécène, et Agrippa pour général.

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